Escapade de l’AMENGEES à VERDUN les 15 et 16 juillet 2011

Mardi 19 juillet 2011, par Philippe Arnoux // Evènements

[voir également les photos en portfolio à la fin de cet article]

A l’initiative de Michel RAMPONT (promo BORDEAUX 1971), nous nous retrouvâmes à VERDUN pour la découverte de cette région riche en histoire (VERDUN serait la deuxième ville la plus connue de France après PARIS). La visite était organisée et réalisée sous la houlette de Michel en compagnie d’André POMMIER, son collègue de promo, de Michel LABRIET (promo QUIMPER 1972), d’Olivier ALEXANDRE (promo COLMAR 1981), de Philippe ARNOUX (promo CHARTRES 1989), de Christelle JULLIEN-AMAGBEGNON (promo PRIVAS 1994). Certains étaient venus en famille et nous étions une vingtaine au rendez-vous.

Le départ était donné le vendredi 15 sur le site de la butte de Vauquois, à 25 km à l’ouest de VERDUN. Cette colline éventrée a été le témoin de 1914 à 1918 de la guerre des mines. Quelques témoignages tirés de l’ouvrage d’André PEZARD, « Nous autres à Vauquois », pour vous donner une idée du site :
« Vauquois est un lieu unique en cette guerre : d’autres combats de mines ont eu lieu, mais jamais sur l’emplacement d’un village, ni avec un tel acharnement sur un espace aussi restreint. »
« Vauquois n’est qu’un tout petit lieu historique, dans une région fort peu peuplée, et pourtant, c’est un lieu assez unique, qui a une valeur d’emblème et une puissance d’union, à l’heure de l’Europe ».
Que s’est-il passé à Vauquois ? Pourquoi ces combats acharnés durant 4 ans, au même endroit pour un morceau de terrain si petit ? La réponse est relativement simple : en fin 1914 et en début 1915, on ne disposait pas encore de l’observation aérienne, on devait donc utiliser les collines, ou les clochers, ou les arbres. Or, la Butte de Vauquois était une position unique, offrant des vues sur la plaine de Montfaucon, utiles aux français, mais aussi fort intéressante pour les allemands. C’est pourquoi à partir de septembre 1914, il y eut plusieurs prises et reprises de la Butte, jusqu’à ce que le sommet reste partagé entre les adversaires : les Français occupant le rebord sud et les allemands le rebord nord ne pouvant se déloger mutuellement. Ceci explique la guerre des mines : si l’on ne peut se déloger par un combat en surface, on va le faire en faisant sauter l’adversaire.

Les bénévoles de l’Association « des Amis de Vauquois et de sa Région » nous firent l’honneur d’une visite sur la Butte puis dans les galeries, enfin dans le musée décrivant cette bataille. Après quoi nous regagnâmes Verdun pour une visite de la Cathédrale et du palais épiscopal qui abrite le Centre Mondial de la Paix. La soirée se déroula sous les meilleurs auspices : dîner campagnard sous chapiteau puis spectacle « des flammes…à la lumière » : évocation historique particulièrement émouvante de la bataille de VERDUN. Un hommage poignant à ces centaines de milliers de combattants dont plus de 300 000 périrent dans un face-à-face tragique en cette terre de Meuse. Une grande page de notre Histoire s’est déroulée sous nos yeux. Un son et lumière qui s’acheva sur une note d’espérance : l’Armistice, la réconciliation et enfin la paix.

Ce que l’on ressent en visitant ces sites aujourd’hui, c’est combien cette histoire est encore présente, par sa densité, sa dureté et son absurdité, et combien de leçons peuvent-être tirés de ce qui s’est passé durant « la Grande Guerre ». Je citerai une dernière fois l’ouvrage sur Vauquois : « la guerre en général est absurde, et ces combats de Vauquois en particulier. Il n’y a rien à comprendre, sinon l’aveuglement et l’obstination des hommes plus entreprenants dans la destruction que dans la bienfaisance. »
Pour notre part, ce week-end fut un moment amical de partage et de découverte de la Grande Histoire, remarquablement orchestré par Michel RAMPONT. Nous lui adressons tous nos vifs remerciements et nous vous invitons tous à visionner la vidéo de présentation du spectacle : http://www.spectacle-verdun.com/

Ce fut aussi un grand plaisir de se retrouver entre amicalistes du Grand Est et de MONTPELLIER et de partager ces moments instructifs et relaxants ensemble. Une des raisons d’être de l’AMENGEES est de développer des liens amicaux entre ses membres : l’occasion était belle, nous ne l’avons pas laissée passer. Bon été à toutes et à tous.

Philippe ARNOUX (promo CHARTRES 1989).
(1) autorisation de reproduction par l’association "Les Amis de Vauquois et de sa Région"
Les Amis de Vauquois, 1, rue d’Orléans, 55270 Vauquois

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