Grand Vicaire n°10

Vendredi 3 décembre 2010, par Stéphane Guesney // L’amicale des élèves

Edito

Edito
ou
L’Engeesien qui venait du froid

En cette fin de Janvier (ou début de Février selon la date à laquelle on aura terminé la mise en page (j’espère ne pas être trop optimiste)), je profite de cet édito pour vous parler du froid. Oui, oui, cette baisse de température qui provoque des apparitions de gros pull, moufles, écharpes et autres couches d’épaisseur dont le but est de garder précieusement la moindre particule de chaleur.

Certes, le froid. Mais pourquoi, me demanderez-vous ? Et bien parce qu’il est une des causes de divergence au sein des élèves. Il y a ceux « qui aiment le froid » et ceux « qui ne peuvent pas le supporter » (Je sais, c’est un peu manichéen, mais j’écris juste un édito, pas un mémoire). On peut simplifier ces deux clans par « ceux du Nord » et « ceux du Sud ». Après, on a droit à une bonne discussion sur les significations divergentes du mot Nord et de l’emplacement géographique à partir duquel on atteint la zone de grand froid.

Le froid n’est pas bien sûr pas la seule cause de divergence au sein des masses. Je citerai de mémoire les expressions locales, la nourriture (sans entrer pour autant dans des considérations personnelles intracollocataire), et toutes ces sortes de choses.

Mais tout ceci m’éloigne de mon propos. A quoi différencie-t-on un « Nordiste » d’un « Sudiste » ? Premièrement, à la couche de vêtement qui le recouvre en extérieur. Curieusement, c’est le « Sudiste » qui est le plus couvert et qui a le plus froid. La température de l’appartement est inversement proportionelle à la couche de vêtement sus-cité. On peut alors pénétrer dans un climat tropical pour les plus frileux (ou pour ceux qui font des cultures spéciales) ou ne même pas voir la différence entre la température intérieure et extérieure pour les plus résistants.

Bien évidemment, chaque clan est sûr de son bon droit et de considérer que « décidément, ils sont pas nous là-bas ». Ainsi, le « Sudiste » prétend que le froid engourdit, qu’il nous empêche de sortir, et que par conséquent, ça tue l’ambiance le soir dans les rues. Le « Nordiste » prétend qu’au contraire que le froid est vivifiant, qu’il stimule, et qu’il permet de profiter pleinement de toutes ses minutes à l’extérieur.

Mais tous les deux apprécient, même si c’est pour des raisons différentes, le retour du printemps. Le « Sudiste » parce que les températures commencent à revenir vers la normale, le « Nordiste », parce que la nature engourdie se réchauffe lentement et voluptueusement au contact des premiers rayons de soleil. Les « Sudistes » diront que les « Nordistes » sont masochistes, les « Nordistes » diront des autres qu’ils ne savent pas vivre.

Et, bien entendu, aucun ne changera face au contact de l’autre, parce qu’ « on n’a jamais pu faire une bonne révolution cloué au fond du lit par une bronchite ».

Sur cette dernière parole, je vous laisse lire le premier numéro de Grand Vicaire entièrement réalisé par la nouvelle équipe de rédaction.

LE GRAND VICAIRE


Amour, sexe et meurtre

Amour sexe et meurtre.

2nde partie

L’inspecteur Schmitt sembla sortir de sa pénombre habituelle pour s’intéresser au plus haut point à ce début d’explication. Son mentor depuis toujours, le célèbre criminologue O.Trig, lui avait toujours conseillé de s’attacher à la psychologie de la victime plus qu’à celle du criminel devant laquelle tout inspecteur se trouvait de toute manière dans l’expectative. Chez la victime apparaissent, effectivement, des bribes de caractère qui éveillent les instincts meurtriers du chien enragé recherché. Donc, paradoxalement, la victime est coupable de son propre meurtre.

Les grandes lignes de cette théorie, revenues dans l’esprit de notre héros (car il en faut un ), Schmitt se montra attentif aux paroles de l’envoûtante MAP.

Ainsi, Anne avait rencontré un homme, prénommé Laurent, au pied de l’escalier de son immeuble, à côté des boîtes aux lettres. « Pourquoi est-il là ? », « quel est cet homme ? ». Le jeune homme, à l’œil piercingué, l’invita sans se faire attendre au troquet du coin, histoire de, s’empressa-t’il de dire : « histoire de quoi ? », « peu importe, il a un beau cul !… »

Un malaise s’installa bien vite entre Anne et Laurent, Anne n’osant pas encore dévoiler ses désirs primaires comme elle avait l’habitude de le faire. Malaise puis fascination d’Anne face au ténébreux. Son œil piercingué lui conférait un air diabolique qui transporta bientôt toute réaction possible d’Anne dans la sphère de l’inexistant. Elle n’était pas hypnotisée mais habitée par le regard et la conscience de l’inconnu. Laurent lui fit alors une propositon contre laquelle, il le savait, Anne n’aurait pas la force de se rebeller. Anne accepta comme prévu, sans rechigner, dans les mêmes temps que Laurent espérait : « oui.. ». MAP arrêta ici son récit, laissant Schmitt et son cerveau, noyé par les années de débauche, essayer d’élucider le mystère de cette proposition.

Schmitt avait repris sa béatitude lorsqu’il franchit dans l’autre sens la porte du troquet. Un effort intellectuel de plus et il réussit à prendre la décision d’aller consulter le grand génie du criminel ; Oliver Trig, son second père.

Sitôt arrivé chez lui, Schmitt enfila une paire de chaussons que Trig mettait à la disposition de ses convives. Trig était maniaque : il exigeait une propreté sans borne chez lui. Même si cette lubie n’allait pas sans la luxure la plus misérable. Ainsi, Schmitt, après avoir cherché son mentor dans toutes les pièces de son hôtel particulier, le trouva dans sa salle de bains.

Une salle de bains digne de la personnalité monomaniaque de son propriétaire. Un jacuzzi, placé en plein centre de la pièce éclairé par l’énorme lustre du plafond et les multiples miroirs étalés tout le long des murs qui reflétaient la source primaire . Simplement par souci de netteté… De plus Oliver pouvait s’y mirer autant qu’il le désirait. A cet instant, Trig se trouvait en compagnie d’une charmante demoiselle à la virginité non-dissimulée dans une eau mainte fois renouvelée depuis le début de la journée.
Schmitt raconta la totalité du récit mapieu.

« Laisses moi réfléchir… » se contenta –t’il de dire. Puis il prit la tête de la jeune fille par les cheveux, lui confia un tuba, « juste pour respirer » souffla t’il dans son oreille, la plongea dans l’eau et lui colla son sexe déjà gonflé par le désir et l’excitation de la recherche intellectuelle en vue.

Celle-ci pompait successivement sur l’organe et sur son tuba , toujours pressée par la main de Trig.

Ces coups de sang répétés stimulaient également le cerveau du génie, puis, dans un dernier soubresaut, il se libéra dans l’organe vocale de sa jeune amie. Les yeux exorbités, les muscles plantaires sataniquement contractés, il cria dans un râle rauque et râpé : « Distinguo, j’ai trouvé ». Tous les génies ont leur formule préférée.
Schmitt était à nouveau surpris par le pouvoir intellectuel d’Oliver. Mais Oliver ne s’exprima pas de suite : il sortit consciencieusement la tête de son petit châton hors de l’eau pour l’approcher d’un vase placé à proximité du jacuzzi. « Crache là-dedans ! Je ne veux pas que ma semence se mélange à l’eau si pure de mon bain ». Schmitt acquiesça à cette parole qu’il trouvait de la logique la plus implacable qu’il soit. De toute façon, elle sortait de la bouche de Trig ; comment pouvait-il en être autrement ?

Ainsi, ayant fini sa séance de remise en forme et se sentant d’attaque pour aider notre cher inspecteur, Trig, passé grand maître dans l’art du crime, comme dans le sexe, commença à éclairer Schmitt en lui soumettant quelques pistes à suivre :

« Mon cher ami, tu as toujours aussi peu d’instinct, il paraît évident que ce Laurent, dont tu parles, joue un grand rôle dans le meurtre de cette fille à la grande naïveté. Tu devrais donc, dès demain, retourner sur les lieux du crime pour voir si quelque chose ne t’a pas échappé et ensuite fouiller la boîte aux lettres de ce jeune homme pour voir si tu ne trouves pas quelque chose à te mettre sous le dent » .

C’est donc la queue entre les jambes, comme un loup ayant perdu tout goût du sang, que l’inspecteur Schmitt repartît de chez son mentor, qui d’ailleurs l’avait de nouveau redressée, dans son enquête. En effet, la fin de la discussion ne s’éternisa pas. Ayant fini ses recommandations, Trig congédia rapidement Schmitt. Dans le couloir qui le ramenait vers la sortie, l’inspecteur avait pu entendre un bruit de téléphone et de deux corps plongeant dans l’eau

Râ, Guillaume C, Crabi


Grand Test : Êtes-vous une patate de canapé

Grand Test : Etes-vous une patate de canapé ?

Notez vos réponses sur une feuille et utilisez le tableau final pour comptabiliser vos points.

(1) Vous devez partir un mois sur une île déserte. Vous emportez :
a/ Votre télé et votre canapé
b/ Votre planche de surf et vos haltères
c/ Du saucisson et du vin rouge

(2) Votre animal favori :
a/ Le koala
b/ L’éléphant
c/ L’escargot

(3) Votre petit(e) ami(e) vous quitte :
a/ Vous restez sans réaction
b/ Vous êtes soulagé(e)
c/ Vous vous disputez

(4) Votre projet pour l’année à venir :
a/ Regarder l’intégrale des Cités d’Or
b/ Rendre visite à la totalité de votre famille
c/ Faire le tour de tous les restaurants de Strasbourg

(5) Vous êtes privé(e) de télé :
a/ Tant pis ! Il vous reste le canapé sur lequel vous vous vautrez
b/ Vous décidez de lire l’intégrale de Proust
c/ Vous aménagez chez un copain (une copine)

(6) Il y au moins dix personnes devant la caisse du supermarché ATAC :
a/ Vous râlez, vous allez rater le début de Sunset Beach
b/ Tant pis ! C’est la vie, vous vous résignez !
c/ Vous doublez très discrètement

(7) Votre compagnon (compagne) ronfle la nuit :
a/ Vous mettez des boules Quiès
b/ Vous lui donnez un coup de coude
c/ Vous allez dormir sur le canapé

(8) Vous passez vos week-ends à :
a/ Faire de la méca flu (vous êtes donc 1A et vous culpabilisez)
b/ Regarder Dawson à la télé
c/ Boire bière sur bière à un bar

(9) L’homme qui vous ressemble le plus :
a/ Marc Devaux
b/ Raymond Barre
c/ Richard Virenque

(10) Vous ne supportez pas :
a/ Les pannes de courant
b/ Les ressorts qui lâchent
c/ Les films qui coupent la pub

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
a 3 3 3 3 2 3 2 1 2 2
b 1 1 2 1 1 2 1 3 3 2
c 2 2 1 2 2 1 2 2 1 3

Résultats :

De 11 à 16 points : Vous êtes un Monsieur 10000 Volts

Vous êtes amateur de sensations de sensations fortes. Rien ne vous fait peur. Vous détestez la télé sauf si vous pouvez participer. Essayez quand même de vous détendre et testez les canapés du foyer ! Vous profitez de la vie à 100 km/heure mais gare à ne pas trop distancer les véritables patates !!!

De 17 à 22 points : Vous aimez la vie sans trop vous fatiguer

Vous aimez la télé seulement quand les programmes sont bien choisis. Et attention, on n’a pas intérêt à vous déranger quand vous regardez "C’est mon choix". Cependant, vous savez apprécier les bonnes choses de la vie et vous mettre a travail s’il le faut (qu’est-ce que vous foutez dans cette catégorie ???). Prenez garde de ne pas trop abuser des Minikeums en sortant le soir de l’ENGEES.

De 23 à 28 points : Vous êtes LA patate de canapé

Votre rêve : la télé géante à tous les coins de rue. Les Dessous de Palm Beach n’ont plus de secret pour vous, Brandon et Dylan sont vos amis d’enfance. Mais il faudrait que vous fassiez un peu de sport ou vous ressemblerez alors complètement à une patate (même forme, même rythme de vie…). Si vous vous êtes déjà surpris à regarder Très Chassez dans la nuit, consultez !

A. D.


Ce matin à la radio

Ce matin à la radio, j’ai entendu l’histoire d’un professeur attaqué en justice par des parents d’élèves pour avoir fait lire à sa classe une œuvre contemporaine comportant des scènes pornographiques. Il s’agissait de l’histoire de 2 jumeaux qui projetaient leur regard d’enfants sur la guerre, en Autriche il me semble... La guerre dans sa réalité de violence, de sexe, de tueries et de viols. La vraie vie en somme avec de la vraie mort tout autour et du sexe pour faire le lien.

Pourquoi ces parents refusent-ils que leurs enfants affrontent la réalité en face, une vérité écrite et pensée, forte et puissante comme peut l’être la littérature contemporaine ? Un écrivain le disait, et je suis tout à fait en accord avec lui, le style littéraire moderne véhicule énormément d’idées, de réflexion par une écriture souvent rapide et directe qui souffle le lecteur et le plaque contre le mur du réel. A la suite de cette histoire les professeurs sont devenus plus prudents et sont retournés aux classiques... Qui risquent d’en pâtir ? Les enfants. Qui sont les responsables de cet immobilisme éducatif ? Ceux-là mêmes qui prétendent fournir aux enfants les capacités de juger, de décider et d’évoluer !

Ce pseudo-puritanisme me fait rire, ce refus du sexe et de la violence écrite opposé à l’acceptation béate du sexe et de la violence audiovisuelle... Ils sont présents tout autour de nous, il s’agit de ne pas vulgariser les choses et de les remettre à leur juste place. Pourquoi se scandalisent-ils au sujet du sexe ? Peut-être la plupart se sentent-ils ridiculement visés, atteints, comme si on pointait du doigt des pratiques qu’ils préfèrent gardées secrètes ?! Pourquoi cette honte pour une chose qui peut s’avérer très belle ? Pourquoi gâcher et refuser la réalité du désir ? Ne l’ont-ils jamais ressenti, eux, les parents ? Papa est-il toujours resté habillé planquant ses fantasmes derrière sa cravate de cadre moyen ? Et Maman, sous sa mise en pli et sa crème hydratante n’a-t-elle jamais goûté au fruit défendu ? Mais alors comment ces enfants ont-ils été conçus ? Voilà qu’on leur refuse le droit de connaître la source même de leur existence !

Tout cela est empreint de pruderie judéo-chrétienne, d’hypocrisie de tout bord, de conventions sournoises et fausses auxquelles se raccroche l’individu moyen qui rejette toute évolution parce que la considérant comme une atteinte à son équilibre, cette stabilité stagnante qu’il chérit, ce petit confort croupi qu’il maintient sous son contrôle. Je pense que ces parents ont peur de se sentir dépassés, perdus, alors ils préfèrent attaquer la connaissance en justice. Rappelons que les dictatures s’en sont toujours pris en premiers lieux aux milieux intellectuels, aux écrivains, aux chercheurs, aux professeurs, bref tout ce qui pouvait penser et qui aurait pu dénoncer la régression culturelle que provoque tout système dictatorial...

A quand la "dictature des parents d’élèves" ?? Je ne pense pas que le danger se situe dans les œuvres contemporaines quelque violentes et crues qu’elles soient, il suffit d’allumer la télévision pour voir bien pire... mais les couleurs et le son abrutissent, les mots réveillent les esprits... Méfiance Beaucoup diront que j’exagère, que je m’emporte pour le seul plaisir d’aligner des phrases, que les enfants doivent pouvoir continuer de rêver. Certes mais le rêve n’est pas synonyme d’ignorance que je sache. Il s’agit de ne pas tout mélanger.

Cécile B[...] (CESTI-Paris)
via Didine


Les chroniques de Bob le casseur

Les Chroniques de Bob le Casseur.

A nouvelle équipe, nouveaux rendez-vous du Grand Vicaire. Personnellement, puisqu’il est dit ça et là que je m’énerve facilement sur n’importe quel sujet, je vais essayer de donner raison à ces mauvaises langues (si, si). Bref, l’objet de ces Chroniques, c’est de vous parler de deux trois sujets qui m’ont particulièrement agacé entre deux numéros du GV. Droit de réponse toujours ouvert bien sûr…

Le sujet dominant de ces premières Chroniques de Bob le Casseur – allusion non cachée à la saga d’Orson Scott Card, les Chroniques d’Alvin le Faiseur, c’est incontestablement la nouvelle taxe sur les CD vierges. Rapide rappel des faits : depuis début janvier chaque CD vierge est taxé de 2,57F par le gouvernement. Soit en moyenne une augmentation de 25% par CD… Chapeau au gouvernement, le même qui promet depuis quatre ans une diminution de la TVA sur les livres.

Cela dit, une taxe de plus ou de moins, où est le problème, c’est ce que tout le monde pourrait se demander. En fait, ma vraie critique réside sur la forme de cette nouvelle taxe, pas sur son fond. Car l’un des initiateurs du projet de loi commentait : « cette taxe servira à payer des détenteurs des droits discographiques lésés par l’utilisation des CD vierges ». Attention, je m’énerve… A mon avis, ce n’est pas possible de laisser passer ce genre de commentaires. En effet, que cela soit vrai (ça l’est) ou non, ce genre de phrases laisse directement entendre que les utilisateurs de CD vierges sont des criminels en puissance. En taxant les CD vierge, on fait en réalité payer à l’acheteur son « droit » à un acte illégal, ce qui le met en position directe de criminel. A quelques jours de la loi sur la présomption d’innocence, c’est un peu fort ! Que l’industrie du disque soit malmenée par les graveurs, d’accord (encore que lorsque j’entends des soi disants artistes comme Zazie se plaindre, ça me fait rire) ; que l’état cherche à lutter contre ces délits, d’accord ; mais que l’état taxe ce qu’il considère comme l’objet propre d’un acte illégal, non. Dans ce cas, pourquoi ne pas taxer les revenus illégaux ou les malversations financières ? Le travail au noir ? La drogue ? Pourquoi ne pas surtaxer les armes à feu puisque les acheteurs vont peut-être s’en servir pour braquer une banque ou tuer quelqu’un ? L’air de rien, cette loi montre un grave problème de mentalité chez nos législateur. Tant pis : les vendeurs de lecteurs de MP3 seront une nouvelle fois gagnants…

En vrac :

Carton rouge à Robert Badinter, pour oser demander la libération de Papon pour raisons médicales. Une erreur bien dommageable et peu excusable de la part d’un homme avec une carrière (jusque là) sans faute.

Carton rouge au Ministère de la Santé, pour n’avoir toujours pas informé les agences de voyage spécialisées dans les pèlerinages à la Mecque qu’il existait un vaccin contre la méningite. Chaque année, le problème se reproduit…

Carton rouge également à France 2, pour avoir supprimer l’émission « La chance aux chansons » que beaucoup de nos grands-parents regardaient. Un non sens d’avoir éliminé cette émission pour des raisons d’audience quand on sait que la majorité des téléspectateurs à cette heure là est retraitée…

Carton rouge enfin à des scientifiques américains, pour la naissance du premier singe transgènique. Commentaire du chercheur : « nous pourrons bientôt implanter des gènes aux hommes »…

Voilà…
Bob.


Devaux

Voilà un petit sonnet dans les règles de l’art.
Vous pouvez vérifier, tous les vers sont des alexandrins
Et en plus, ça rime.

Un jour, assise sagement dans une salle de cours,
Quelle fut ma surprise d’entrevoir la créature
Qui allait désormais hanter tout mon futur.
Je pensais avoir tout vu après les concours,

Toutefois jamais je n’avais croisé tel ours.
Une démarche fluide, une grâce angélique,
Deux yeux intelligents, une voix dynamique,
Perdu dans ses pensées, il vaquait à ses courses.

Il me fallu peu de temps pour l’apprivoiser
Car sous ses airs de tyran se cache un grand cœur.
S’il fait souvent la tête, c’est juste pour nous faire peur.

Pourquoi me le cacher, j’apprends à l’apprécier.
Notre grand rêve à tous se réalisera :
Un jour Devaux viendra, un jour il sourira.

C&A

Zitoune je n’ai pas de titre, je fais confiance à ton inspiration.
De meme tu peux modifier le pseudo.


Flèches

Bravo à tous ! !

Quelle joie nous avons eu de vous voir si nombreux participer au tournoi de fléchettes et baby foot !

Nous avons pu vérifier le grand niveau de certains, mais nous voudrions surtout féliciter tous les débutants, attirés par cette nouvelle expérience ( un bravo particulier à Guillemette et Estelle pour leur participation au tournoi de baby).

Toutes nos excuses à ceux que nous avons du disqualifier , en raison de leur absence lors de la dernière soirée du tournoi (en majorité occupés par le week-end eau). Certains avaient de grande chance de gagner : grand pardon Fabio !

La finale baby foot a permis de noter la suprématie des premières années ! (alors, quelques faiblesses les 2A ! !) La bravoure du célèbre gaulois Astérix et la compétitivité de son compagnon Laulau ont mis à rude épreuve les nerfs de tous les joueurs.

Aux fléchettes, le couple de choc improvisé, j’ai nommé Nioniotte et Olive (2A) a prouvé que les coopérations 1A/2A sont à renouveler car fortement performantes, dynamiques et sympatiques. Avez-vous déjà vu une Nioniotte qui saute partout et qui pousse des cris de guerre ! ! ! Je vous promets, ça vaut le coup d’œil.

J’espère que nos superbes quatre vainqueurs auront apprécié la finesse du vin blanc alsacien, la force du cassoulet et la douceur de l’écharpe ENGEES (offerte gracieusement par le club Promo) qui composaient l’essentiel des lots.

Merci à tous les supporters et à bientôt au foyer ! ! !

Didine
L’amicale


Il faut ... Il FAUX

Il faut.
Il… FAUX !

Depuis que j ‘ai vu le jour, j’entends toujours un refrain immuable : « Tu dois être…, il faut que…, on doit faire…, c’est bien, c’est ce qu’il faut ». Par une étrange force, sans doute liée à la fibre parentale qui nous habite tous, tous les membres de mon entourage m’ont toujours dit comment vivre. C’est efficasse, pour que ma vie soit rentable et ne provoque pas de vagues. Ainsi, j’ai pu être passif, me contenter de suivre « ma » voie [ celle que l’on m’avait tracée] j’ai donc été mou, paresseux et fainéant.

Au lieu de nous laisser découvrir et construire notre vie, la société nous l’a pré-fabriquée. C ‘est comme ça qu’on constitue un monde aseptisé, certes, mais au combien ordonné et harmonieux. Nous y travaillons tous : « tu dois faire tes devoirs, ne pose pas tes coudes sur la table, il faut dire bonjour et merci au monsieur »… Pourquoi ? Et puis « on doit faire le plus d’études possibles, c’est bien de gagner sa vie en travaillant » … Pourquoi ? ? Ou encore « Il faut s’habiller comme tout le monde, c’est un exemple à suivre, on ne doit pas écouter celui là, on ne doit pas se comporter ainsi, il faut faire du sport ! »… POURQUOI ? ? ? Plus tard sans doute, « tu dois essayer d’avoir ce poste, c’est bien d’avoir des enfants, il faut cotiser pour la sécu/ l’assurance/ les SICAV/ la retraite, tu dois penser à tes obsèques. »

Pourquoi toujours tout dicter ? Pour que les autres soient pareils. Parce qu’ils n’ont pas la capacité de se forger eux même. Ou peut-être parce que s’ils se forgeaient eux même, ils seraient plus forts, ils sauraient s’adapter vite et bien à tout, il seraient meilleurs … meilleurs que nous … et par conséquent dangereux. Oui, ils seraient dangereux : ils pourraient nous battre, prendre notre place, nous détruire tous, faibles inactifs que nous sommes… s’ils sont encore humains en tout cas. Car c’est là le propre de l’homme. Si je suis meilleur que l’autre, je l’écrase. On aurait alors créé une nouvelle société barbare ou régnerait l’anarchie, mais où les individus seraient bien plus accomplis.

Quelle alternative ? Une évolution réelle de l’espèce, qui ferait que le plus fort aiderait le plus faible mais seulement en cas de nécessité et non dans tous les cas. En tout cas, cela supposerait une auto-éducation aidée seulement par des outils d’auto-éducation, et non des « il faut que » ; et non des concours, où le but restera toujours d’éliminer son prochain ; et non des morales immorales criant que « tu dois être meilleur que les autres pour prendre leur place. »
C’était le message de certains messies, qui ont pris un bide tel, qu’ils en sont morts. Cela dit, plus faible est l’espoir, plus valeureux est le combat.
By utopian Zitoune


Jazz and Swing

Jazz and swing
Spécial saxophone
Devinez un peu pourquoi…

Comme cet article est entièrement dédié au sax, je vais le commencer par une petite citation de Daniel Humair, batteur reconnu… "Improviser, c’est converser, échanger, provoquer ou soutenir la création d’autrui. c’est démolir pour reconstruire. Créer une situation musicale ambiguë. Varier les couleurs sonores. Se surprendre et trouver du bonheur à la découverte de nouvelles perspectives. Pour le batteur, c’est aussi l’occasion de sortir d’une routine trop confortable, d’échapper au rôle préposé à la pulsation, de gardien du temple du swing, fonctions qui, dans le contexte du jazz contemporain, apparaissent trop limitatives." Voilà. Un petit mot sur l’improvisation…

Pour ce qui est de l’invention même de l’instrument, on la doit à Adolphe Sax (1814-1894) qui invente le premier saxophone en 1841 (à l’origine un saxophone basse en do). Le brevet est quant à lui déposé en 1846. Le saxophone a fait ses débuts en jouant dans une pièce de Berlioz. Ce n’est qu’en 1914 qu’il fait son apparition dans un orchestre de jazz grâce à un certain John Joseph… C’est alors que le saxophone va prendre toute son ampleur et même devenir un symbole du jazz…
Instrument au son chaleureux, aux formes douces, le saxophone compose à lui seul une grande famille d’instruments, que je vous présente dans l’ordre du plus aigu au plus grave : sax sopranino, soprano, alto, ténor, baryton, basse et même contrebasse… On n’a que l’embarras du choix ! Les plus utilisés sont cependant les trois intermédiaires, soprano, alto et ténor.

Je ne sais pas comment continuer maintenant, car l’instrument ne prend toute sa valeur que par le musicien… alors comment m’y prendre ? Le classement par saxophoniste n’est pas bien possible, étant donné qu’ils sont peu à se réserver à un unique sax… Choisissons donc le classement "chronologique"… Voici ces maîtres souffleurs, avec un petit album qui peut être intéressant…

Sidney Bechet : Jazz classics-vol. 1 : c’est un peu le vrai premier saxophoniste reconnu, qui joue à la fois clarinette et soprano… Une seule écoute de Summertime suffit à prendre conscience de l’influence de ce "père" du jazz.

Charlie Parker : Bird and Diz : Charlie Parker révolutionna le monde du jazz avec le trompettiste Dizzy Gillespie en créant le Be-bop, et par cela il révolutionna aussi le monde du saxophone car la virtuosité qu’il développa dans son jeu fait encore figure de référence un demi-siècle après…

Ornette Coleman : Change of the century : au saxophone alto, accompagné "seulement" par une rythmique de feu (avec notamment Charlie Haden à la basse) et d’un trompettiste (don Cherry), Ornette Coleman a su ici donner au jazz toute la liberté dont il avait besoin, et ceci sans perdre un poil de beauté…

John Coltrane : My favorite things : encore un colosse du jazz, qui ici au sax soprano (bien qu’il joue aussi du ténor), avec son premier véritable quartette frappe un grand coup dans le monde du jazz.

Lester Young : The president plays : celui qu’on surnommait "Pres" (pour President du sax ténor) signe ici un magnifique album avec Oscar Peterson où toutes les mélodies sont des références…

Coleman Hawkins and Sonny Rollins : Sonny meets Hawk ! : dans cet album les deux joueurs de ténor revoient des standards en duo ; cet album était à l’invite de Sonny Rollins, "fils" musical de Coleman Hawkins, et rend des entrelacs de voix superbes…

Stan Getz : Stan Getz plays : le joueur de ténor nous fait dans cet album des miracles quant aux échanges avec notamment le guitariste Jimmy Raney. Un album d’une beauté à couper le souffle.

Dexter Gordon : Go : un album sorti à la quintessence de l’art de Dexter Gordon, ténor dont la puissance et la fluidité allient une sonorité très chaleureuse.

Barney Wilen : La note bleu : encore un saxophoniste ténor qui saura vous ravir les oreilles (dans les deux sens du terme) par sa chaleur et une revisite très personnelle des classiques…

Jan Garbarek : Rites : ici on change d’horizons… A l’aide de musique synthétique le ténor nous emmène dans un autre univers, où le saxophone nous fait planer au delà des terres connues. Jan Garbarek a fait de nombreuses expériences musicales notamment avec Anouar Brahem (en musique "orientale") ou avec un chœur (the Hilliard Ensemble) qui nous emmènent à chaque fois dans un autre univers…

Steve Coleman : Curves of life : voici un alto dont je risque de vous rabattre les oreilles… Ici en live au Hot Brass en compagnie des Five Elements, Steve Coleman met le feu au poudre en inventant un swing/funk d’enfer…

Voilà, voilà… Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive : comment oublier Archie Shepp, Cannonbale Adderley, Art Pepper, Paul Desmond, Johnny Hodges, Wayne Shorter, Joe Henderson, Roland Kirk, Benny Carter, John Zorn et tous les autres ??? C’était en fait juste une petite incursion dans mon monde du saxophone, avec une petite présentation de son panthéon…

Paul

PS : si ça intéresse quelqu’un, je dois avoir quelques-uns uns de ces albums…


Le tableau

Le tableau.

Penché sur le papier, les yeux fixés sur la surface blanche, l’homme met toute son application dans cet art si hypothétique et vital qu’est sa peinture. D’un geste encore malhabile, les traits de gouache décrivent des courbes irisées et enfantines. Ainsi, des maisons vacillantes et des arbres bancals naissent sur les carreaux de la feuille.

« Arthur, où es-tu ? »

« Je suis là maman, je regarde le monsieur. Il n’a pas l’air très heureux ! »

« C’est un mendiant, mon chéri, et d’ailleurs tu vois, il vend des dessins pour gagner quelques pièces. »

Devant une vieille boîte en bois, recouverte de tubes de peinture dont certains se répandaient en couleur, le pauvre homme avait étalé quelques dessins pour vivre.

« Tu vas lui en prendre un, dis ? »

« Bien sûr et j’espère que tu le feras plus tard. »

« Oui maman ! »

La femme de pencha vers les dessins et commença à les regarder d’un air distrait.

« Lequel veux-tu ? »

« Celui avec la maison rouge ! »

« Tu vois, Arthur, les gens qui passent à côté de lui sans même le regarder, promets moi que tu ne leur ressembleras jamais et que tu aideras toujours les pauvres gens. Tu vois, certains, dans la vie, n’ont pas eu la chance d’avoir une maison et une famille comme toi et c’est donc un devoir pour nous de les aider, tu comprends ? »

« Oui maman ! Quand est ce qu’on rentre ? »

La jeune femme continua à parler de l’égoïsme de notre société qui jetait dans les rues ses membres les plus malchanceux. Puis ce fut l’heure du départ.

« Allez, Arthur, on n’a pas fini nos courses ! »

Dans les magasins et les vitrines se succédaient vêtements, chaussures, parfums, bijoux. Les marchandes affichaient leurs sourires des beaux jours. Quelques amoureux, main dans la main, entraient dans les rayons puis repartaient dans une explosion de rires. L’après-midi se termina bien vite et nous rentrâmes juste avant l’heure du souper. Sur la table de la cuisine s’entassaient les sacs de nourriture et les poches de vêtements. Arthur défaisait les colis et les passait à sa mère qui les rangeait dans les placards.
C’est alors que du fond d’une poche sortit le tableau :

"Maman, qu’est ce que je fais du dessin ?"

"Ah oui, le papier…Tu n’as qu’à le jeter à la poubelle !"

Crabi


Les cigognes

Les cigognes,
ces volatiles au cœur si doux

Lorsque je me trouvais au Maroc, je fus surpris par la présence de ces oiseaux aussi nombreux là-bas, que les bigorneaux en Bretagne, ou les pains de plastic en Basquie. Aussi, je m’interroge : "les marocains ne sont ils pas des alsaciens immigrés dans des temps immémoriaux ?" Car, oui, la cigogne est un symbole de l’Alsace. Mais comme elle est si rare que beaucoup d’alsaciens pensent qu’il s’agit d’une légende, ou, en cas contraire, d’un monstre mangeur d’homme affamé heureusement en voie d’extinction, je vais vous la décrire.

Cet oiseau de grande envergure est parfois comparée à la grue. Cette image est douteuse car si la grue peut soulever des blocs de béton gros comme Raymond Barre, la cigogne soulève, au meilleur de sa forme, des nouveaux nés. Son fuselage lui autorise des vols saisonniers comparables aux charters France-Maroc (à ceci prés que le retour est compris) mais son train d’atterrissage trop long peut provoquer des accidents très spectaculaires spécialement sur les pistes verglacées de l’Orangerie. Son cri, assez rare, est proche de celui de Lara Fabian en moins strident. Son alimentation est énigmatique. Quelques spécialistes pensent qu’elle se nourrit de bébés préalablement emmaillotés d’un linge blanc (comme représenté sur de nombreux bas-relief Strasbourgeois).

Il est à noter que, si le symbole de l’Alsace pullule au Maroc, les chameaux restent passablement discrets à Strasbourg.

By Zitoune


Les XII travaux du Club Rando

Note au rédac chef : choisis ou nom de mettre le droit de réponse

*** LES XII TRAVAUX DU CLUB RANDO ***

Dans le cadre de notre série « la vie des clubs », voici les épreuves surhumaines que j’ai du affronter pour TOI , lecteur du Grand Vicaire, au sein du Club Rando, durant la rando du 14.01.2001 au Grand Ballon

Epreuve I : samedi, 20.48 : ne pas s’être laissé aller au désespoir en voyant la météo (-4 °C, 80 km/h de vent)

Epreuve II : se réveiller à 8h38 pour un rendez-vous à l’ENGEES à 8h30 et arriver malgé tout, bien qu’à l’arrache, dans le « quart d’heure ENGEES »

Epreuve III : faire le trajet jusqu’au grand ballon écrasé derrière Paul dans la Clio de Fabien

Epreuve IV : affronter le froid glacial des hauteurs (ceci constituera en quelque sorte le « fil rouge » de cette journée)

Epreuve V : affronter le vent glacial, tout en continuant à monter et sans pester contre la météo en voyant les sublimes concétions glacées autour des points d’eau dénotant des températures Sibériques.

Epreuve VI : pendant la pause-repas, résister au spectacle désolant et même navrant de Paul se mettant à imiter l’âne en se goinfrant de carottes crues (directement et sans rien dessus), et ne pas avoir de réaction extrême devant le catalogue « Antilles hiver 2000-2001 » laissé dans le refuge, sans doute dans un souci de provocation

Epreuve VII : réussir à garder sa stabilité dans cette @%#$ de neige qui vire à la glace avec le ravin juste à côté

Epreuve VIII : réussir à distinguer les différentes curiosités visibles magistralement indiquées par Thierry le G.O. : mont-blanc, Alpes Suisses, Jura, etc.

Epreuve IX : résister au vent à décorner les cocus du haut du grand ballon (même à la tempête du 26.12 où il y avait 140 de vent c’était pas aussi fort), marcher contre le vent sus-nommé pour enfin arriver au Sommet. (ajoutons à cela la température glaciale).

Epreuve X : faire la première partie de la descente sans point d’appui avec toujours ce ù%$# de vent avec une pente transversale et sur la neige glacée en se rêchant le moins possible (certains, comme Pierre, se la sont joués patinage artistique).

Epreuve XI : faire la descente (suite) sur des pentes verglacées, et ce sans se faire d’entorses et en se tordant les chevilles le moins possible de fois

Epreuve XII : résister à la tentation de piquer le vin chaud de Thierry et de s’enfuir avec.

Durée de tout ça : une bonne journée de rigolade.
Avec le concours de « G.O. » Thierry, Paul de Carotte, Fab’, Pierre Candeloro, Laurence, Cédrick.

L’Envoyé Spécial frigorifié du Grand Vicaire, Frère Franck.

Droit de réponse de l’article précédent

Comme le dit un journal, "la liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas". C’est aussi la ligne éditoriale de ce journal. Cependant, un droit de réponse est tout de même accordé et même recommandé... Cette fois, c’est Thierry, du club Rando qui réagit à chaud sur l’article précédent :

I : Moi, j’ai seulement vu qu’ils annonçaient du soleil …
IV : Ouais, mais au moins il faisait beau !
VII : Pas vrai, y’avait pas de ravin, on n’est pas fou au club rando
XI :sinon on en garde des souvenirs, mon expérience le prouve …

C’était le ( douleureux ) droit de réponse de Thierry


Lurikeen

Plainte Irlandaise

Une larme qui roule à l’œil du dernier ours
Les runes sur la pierre effacées pour toujours
Le miaulement du violon désaccordé
L’orgueil du vagabond qu’on a dépossédé
Et l’aboiement du chien en souvenir du loup
L’amère saveur aux lèvres de qui échoue...
C’est pour qui sait la voir une subtile trace
Ou le bruit de son pas ou son ombre fugace
Le passage discret d’un elfe de misère,
Mélancholique esprit, orphelin d’une autre ère,
Condamné à rêver une vaine vengeance
Du paradis perdu contre l’humaine engeance ;
C’est l’accent du Shelta qui pollenne le vent
Sur les chemins perdus du Lurikeen errant.

F.


Musique

Musique

Bonjour à tous je vous propose d’ouvrir une nouvelle rubrique musique dans ce merveilleux canard qu’est le Grand Vicaire, de plus la parution mensuelle se mettant en place il sera plus aisé de tenir compte de l’avis des lecteurs pour que je modifie ou que j’arrête cette rubrique. Ce que je vous propose c’est de vous faire découvrir à chaque numéro deux ou trois groupes de styles complètement différents mais qui chacun dans leurs styles respectifs méritent d’être connus. Etant très influencé par la scène rock internationale je ne pouvais pas commencer sans dire adieu à un groupe dont je suis fan et qui vient de dire au revoir à son public : les Smashing Pumpkins, si ce groupe a su conquérir son public partout à travers le globe c’est qu’ils ont su faire évoluer leur musique selon leurs inspirations, ainsi du rock dur du début il ne reste plus rien dans Adore leur album « sombre » et Machina leur ultime album m’apparaît comme une consécration. Enfin, ils ne sont pas les seuls, Rage Against The Machine, le groupe le plus engagé des USA doit essayer de survivre au départ de son chanteur. Tom Morello, le guitariste, dit que le groupe continuera même si l’ex-chanteur Zach de la Rocha embrasse une carrière solo pour des divergences politiques. Ce groupe a su s’engager pour sauver le Tibet ou pour soutenir la mémoire de Zapata. Si aucun groupe actuel ne possède leur engagement politique la relève musicale sera-t-elle présente ?
Voilà maintenant je vais présenter deux groupes totalement différents Limp Bizkit et Spook & The Guay.

Limp Bizkit :

Fred Durst, Wes Borlan, dj lethal, Sam Rivers, John Otto,
Groupe de néo-métal ce qui signifie que la guitare est accordée très bas et que la basse est très présente. Le chanteur Fred Durst se rapproche du rap à la manière un peu des Rage Against The Machine. Limp Bizkit en est à son troisième album et remporte un vif succès aux USA, leurs premiers singles furent "nookie" et "9 teen 90 nine" mais la plus populaire de leurs chansons et sûrement" Take a look around" qui fut la bande originale de mission impossible:2. Leur premier album "3$ cent bill" reste méconnu, leur deuxième album "significant other" figurent parmi les album de culte de ce nouveau genre émergent qu’est le néo-métal (style qui regroupe des groupes comme Korn, Deftones ou Slipknot), leur troisième album "chocolate starfish and the hot-dog flavoured water" continue dans la lignée avec leur dernier single "my generation" bref si vous êtes triste de la séparation des RATM, que vous aimez les basses bien lourdes Limp Bizkit c’est fait pour vous.

Spook & The Guay :

Xavier, Niko, Pierre, Guillaume, Jean, Bruno, Julien, Seb.
Ce groupe très éclectique est assez inclassable, en effet c’est sûrement difficile de bloquer dans un genre une musique inspirée du reggae, du ska et de la salsa, surtout quand les interprètes chantent en espagnol en anglais et en français. Toutefois ce groupe varie avec facilité les genres en fabriquant une musique qui sait être calme, entraînante ou carrément engagée. C’est sûrement leur premier album "Mi Tierra" qui est le plus représentatif de ces différentes inspirations alors que leur deuxième album "Ochos Rios" penche définitivement vers la salsa. En résumé Spook est un bon groupe qui sent bon le sud toulousain et permet de passer de bons moments.

J’espère que cette rubrique vous a plue et la prochaine fois il se pourrait que la présentation porte sur : SKA-P, NOFX et Sublime.
Guilhem.


Le Poly, le retour

Le poly, le retour …

Cette association regroupe l’ECPM, l’ENSAIS, l’ENSPS et l’ENGEES. Or cette année, le poly est au plus mal tant au niveau financier que moral. Le président, Taz de PS, a donc décidé de faire une réunion super constructive avec tous les BDE et même l’amicale de l’ENGEES au grand complet. Ce qui est obligatoirement un signe de bonne augure ! Les écoles sont tombées d’accord sur l’intérêt de maintenir le poly, de payer leur cotisation (550 francs pour l’ENGEES) et de s’investir pour faire un peu avancer les choses.

Nous allons donc essayer de reprendre le but premier du poly en mettant en contact les différentes écoles mais surtout leurs clubs.
Evidemment pour conserver une certaine habitude, le tournoi sportif du poly est maintenu. Cela se passe le week-end du 10 et 11 mars au CSU. Les rencontres suivantes auront lieu : handball (mixte), volley-ball (masculin, féminin et mixte), basket-ball (masculin, féminin), foot à 6 (mixte) et hockey. Ceux qui veulent affronter les barbares des autres écoles et s’entraîner pour les interagros peuvent monter des équipes. Un trophée du supporter est même prévu, ce qui donne l’occasion de préparer la confrontation avec les ENSA autrement qu’à l’arrache.

Le poly va aussi organiser une soirée. Attention ! cela se passe à l’ENGEES le vendredi 6 avril. Le grand jour pour rencontrer moultes gens sans avoir ni à bouger ni à trop s’occuper de l’organisation… Une aubaine en somme !

Voilà pour les projets du poly qui attend évidemment vos idées et toutes les personnes qui veulent y faire un tour.

Et puis demandez donc à l’amicale combien les autres écoles sont chaleureuses, n’est-ce pas Gégé ?????

Le bureau du poly


Pomtam’

L’interview du mois : professeur Von Glukendorpf

Le grand vicaire : Bonjour professeur, il semble que certains des 2A de l’ENGEES aient souffert de désordres psychologiques après un voyage dans les lointaines terres de Lorraine, c’est bien cela ?

Professeur Von Glukendorpf : bonjour Herr petit bonhômme. En effet certains dé fos confrères sont grafement atteints et j’ai une théorie voyez-vous…(NDLR : à partir d’ici j’arrête de prendre l’accent ça devient pénible)

GV : précisez votre pensée s’il vous plaît. Des rumeurs disent qu’ils ont été contaminés par de l’eau de vie de mirabelle frelatée, d’autres disent que cela a un rapport avec le climat déplorable de ces régions…

P. VG : Arrh nein. En fait il semblerait qu’ils soient tous plus ou moins affectés par leur visite en un lieu diabolique appelé « pontäm ». Les symptômes de ce mal kolossal que j’ai appelé « fontductilopression » apparaissent graduellement :

-  Le premier grade de symptômes est l’obsession pour une substance étrange nommée « fontductil » (peut-être une de ces nouvelles drogues de synthèse ? ). Le patient devient obsédé par cette matière et répète à longueur de temps « de toute façon c’est de la fontductil ça résiste à tout » ou d’autres réflexions similaires.

-  Le deuxième stade d’affection s’exprime par, en sus des symptômes précédents, l’émergence de troubles obsessionnels subconscients. Je vous citerai deux cas, d’abord celui de J.F. X, qui m’a répété à propos de ce voyage « aahhh qu’est ce qu’on s’est bien fait péter le bide » où celui de Nicolas Y, rédac-chef d’une feuille de chou locale, qui rêvait la nuit d’accortes hôtesses répétant sans cesse « 140 bars » (obsession pour l’alcool ou le poisson ?)

-  Les individus les plus atteints paraissent normaux et désolés, selon eux par « cette tentative de plaire à des futurs clients ».

GV : quel traitement préconisez-vous, professeur ?

P. VG : les deux premiers grades ne sont pas graves et disparaîtront avec le temps. Par contre, le troisième cas mérite un traitement approprié à base de désintoxication au foyer.

GV : professeur, merci.

P. VG : c’est tout naturel. Avec combien de morceaux de fonte ductile votre café ?

Du reporter sans aucune frontière du Grand Vicaire, Frère Franck


Un rendez-vous manqué

Un Rendez-Vous Manqué

CHAPITRE QUATRE : SCHNFLLL

Schnflll se réveilla aux abords d’un lac et ne comprit pas ce qu’il faisait là. Il tenta de se remémorer ses derniers faits et gestes, et tout d’abord lui parvint la sensation d’une peur indicible, ce qui lui arrivait fréquemment. Mais quelle était la causes exacte de cette peur ? Il ne put pas s’en rappeler. Mais il se souvenait très bien de la forêt.

Et il voyait bien que celle qui l’entourait actuellement n’était pas la même que celle qu’il regardait avec terreur de derrière les carreaux de sa fenêtre. Et surtout, il y avait le lac. Il ne l’avait jamais vu auparavant. Sa taille n’était pas très grande, et les eaux bleues semblaient tranquilles.

Schnflll se redressa, et laissa son instinct prendre le dessus. Etant d’origine aquatique 1, il ne pouvait rester près d’un lac sans ressentir le besoin de s’immerger dedans. Ce qu’il fit. Il nagea avec bonheur, oubliant dans ses ablutions l’habituelle crainte qui l’animait quotidiennement. Cela lui fit regretter son marais natal, délicieusement humide et spongieux, où il n’avait d’autres soucis que de se prélasser dans l’élément liquide.

Cette immersion dans l’eau et dans ses souvenirs ne lui permirent de les voir que bien trop tard. Tout autour de la berge, le regardant, se trouvaient d’étranges êtres. Leur apparence était vaguement humanoïde, mais leur tête était clairement celle d’un aigle. Les plumes qui leur couvraient le crâne descendaient sur le haut du torse et les bras, pour disparaître au niveau du bassin.

Ils avaient l’air en colère. 2 Schnflll se doutait que cela devait avoir une raison avec lui, raison pour laquelle il resta bien tranquille dans le lac. Quelque chose au fond de lui 3 lui disait que les bestioles à plumes n’étaient pas censées vivre dans l’eau.

Son raisonnement fut juste, car il ne s’aventurèrent pas dans l’eau pour le rechercher. Il lui demandèrent au contraire de sortir, ce que Schnflll se garda bien de faire. Mais son triomphe fut de courtes durées. Les étranges créatures sortirent plusieurs bateaux de derrière les fourrés et pagayèrent à sa rencontre.

Schnflll plongea aussitôt et tenta de réfléchir pendant qu’il était hors d’atteinte. Comment allait-il pouvoir se sortir de ce mauvais pas ? Il voyait au-dessus de lui la masse des bateaux qui le recherchaient. D’un mouvement rapide, il prit de l’élan et remonta vers la surface, renversant ainsi un bateau ennemi. Tous ses occupants tombèrent à l’eau. Schnflll s’aperçut vite à ses dépens qu’ils savaient très bien nager. Ils l’attrapèrent par les membres et l’immobilisèrent le temps qu’un autre bateau jette un filet et capture Schnflll.

Il fut rapidement sorti de l’eau et ligoté. On lui banda également les yeux.

Il se sentit ensuite transporté sans ménagement jusqu’à ce qu’on le pousse sur une surface dure pleine d’aspérités, où il se prit les pieds et s’étala. On lui enleva le bandeau, il se trouvait dans une pièce obscure et il ne vit rien tout d’abord à cause de la différence d’éclairage avec l’extérieur. Le temps que ses yeux s’acclimatent, ses ravisseurs avaient fermé la porte et l’avaient laissé seul.
Maintenant qu’il pouvait la voir, la cellule (quel autre nom lui donner ?) était assez petite, rectangulaire comme il se doit et contenait une vieille couverture dans un coin, évidemment pas à sa taille.

Schnflll se laissa tout d’abord tomber sur le sol et gémit. Puis, il se demanda pour quelle raison ces individus l’avaient capturé et il n’en trouva pas, ce qui ne le rassura pas du tout. Il essaya de se souvenir à nouveau pourquoi il était à côté de ce lac, mais ses réflexions furent aussi vaines.

Alors, en désespoir de cause, il fit la seule chose qui lui passa par l’esprit. Il hurla.

Enfin calmé, il entreprit d’étudier avec plus d’attentions sa cellule, et découvrit les sempiternels messages gravés par les prisonniers antérieurs. Il y avait là des prénoms, des courtes phrases 4, et même un calendrier 5.

Notes :

1 Raison pour laquelle la facture d’eau de Naâk avait triplé depuis que Schnflll vivait chez lui.
2 Pour autant qu’on puisse réussir à lire quelque émotion que ce soit à partir d’un bec et de deux yeux saillants.
3 La rate, peut-être ?
4 Notamment cette question, à laquelle il ne trouva pas de réponse écrite : « Pourquoi pas deux en moins ? »

Une fois cette activité achevée, ce qui ne lui prit pas bien longtemps, il essaya de dormir un peu, mais n’y parvint pas. Le sol était bien trop dur pour une peau habituée à fouler des sols boueux à longueur de journée.

Finalement, après quelques heures d’attente, la porte s’ouvrit de nouveau, et les mêmes êtres étranges lui dirent de le suivre. Il s’exécuta par peur des armes pointées sur lui et ils le conduisirent jusqu’à une grande salle.

Le terme « arène » lui vient à l’esprit malgré les tentatives désespérées de son cerveau de lui faire croire qu’on le remettait en liberté. Tout autour de lui, dans des gradins étaient amassés un nombre incalculable 6 d’ « hommes-rapaces ». Ils surmontaient la surface de sable, délimitée par des pieux en bois d’environ deux mètres de haut.

Pour l’instant, il n’y avait personne d’autres, mais il n’allait sûrement pas tarder à arriver. Schnflll chercha tous les moyens possibles pour ne pas se trouver là lorsque la porte en face de lui s’ouvrit pour laisser place à un « homme-rapace » dont les muscles étaient beaucoup plus abondants que la graisse chez les Blubs 7.

La foule ovationna son champion et Schnflll commença à courir.

A suivre…

J.-P. GRIDENANT

Notes : 5 Du moins, c’est ainsi qu’il interpréta l’unique bâton tracé sur le mur. Cela signifiait sans doute que les prisonniers ne moisissaient pas longtemps ici.
6 Incalculable signifie plus de 10 pour Schnflll, mais ils sont plusieurs milliers quand même.
7 Les Blubs sont des poches digestives prenant l’apparence du marais. On croit marcher sur de la boue suintante sympathique quand soudain on est aspiré par une brusque dépression et recouverts de sucs gastriques. Pour ressembler au marais, le Blub possède une gigantesque masse graisseuse de même couleur et consistance que les terres environnantes.


Droit de réponse

Droit de réponse

sirppalam titeP !!! Je ne vais pas me priver d’user de mon droit de réponse puisqu’aussi bien la rédaction nous engage à le faire ! En effet, l’auteur d’un article du précédent GV – qui, pour toute punition de ses infamies a depuis été appelé à de plus hautes fonctions au sein de cette feuille de chou, si mes renseignements sont bons – a fait mention d’une certaine sorte de personnes en des termes injurieux au travers desquels je me suis, sans doute possible, reconnu. Je cite le honteux passage : "il arrive que certaines nuits comme à la veille d’Halloween je n’arrive plus à distinguer rêve et réalité, et je passe mon temps à me mouvoir avec des individus aux moeurs douteuses, dans des univers différents du nôtre." C’est un scandale ! de la diffamation !

Mais tu vas le regretter Laup Lecnac, sache que j’ai lâché sur toi, depuis les limbes du temps, des Chiens de Tindalos . Tu n’as plus qu’une solution pour échapper à ton sinistre destin : rejoins dès la troisième année la secte des Déeuha Emméhi (filière sciences de l’eau) ! Là tu y entreverras l’ombre de Naahv’Hyest’ock et tu vendras ton âme à Béerh Nouyllli... je te promets que ça vous fait passer l’envie d’aller faire des p’tits jeux de rôle toute la nuit !

Hélas.
Bon NA KAZAN à toi.

Fred"c’est pas passqu’on passe la main qu’on peut plus ouvrir sa g..."lePrez


Salles obscures

Salles obscures

Incassable

L’histoire en 35 mots : David Dunn est victime d’un accident de train et est le seul survivant. De plus, il n’a même pas une seule égratignure. Elijah Price a une théorie expliquant ceci et va tenter d’en convaincre David.

Quatrième film de M Night Shyamalan, il est très intéressant de comparer Incassable avec Le sixième sens, son précédent film, où Bruce Willis tenait également le rôle principal. Si le scénario ici est beaucoup plus faible (la fin est cette fois prévisible facilement), la maîtrise de la caméra s’est considérant améliorée. (J’apporterai juste un bémol sur la scène d’introduction que je n’ai pas pu supporter)

On a droit ici à une mise en scène délicate, jouant principalement sur les déplacements de caméra, ainsi qu’un style de positionnement (la scène est souvent filmée derrière un obstacle) qui donne une atmosphère particulière au film. A noter également l’emploi des couleurs dans les flash-back caractérisant les « méchants », dans un effet très comics.

Ce film mérite notre attention pour deux raisons majeures :

D’abord il est un totale opposition avec la structure actuelle des films américains qui mettent en avant les effets spéciaux. Ceci est d’autant plus méritoire qu’il se déroule sur le même terrain qu’eux.
Mais surtout, Shyamalan a parfaitement compris le principe des comics et en utilise toutes les ficelles, son film étant en quelque sorte un comics lui-même. Il en adopte la structure, le ton et le sujet, mais sans intégrer le domaine du combat, ce qui est un vrai tour de force.
On ne peut pas dire que ce film est excellent, mais la finesse de la manière de filmer rehausse un film qui aurait pu être atrocement commercial.

En prime, on a droit à la présence de M Shyamalan lui-même au cours du film comme revendeur de drogue. (Faut-il y voir une métaphore ?)
Musicalement, c’est James Newton-Howard, lui aussi présent sur Le sixième sens, qui s’y colle, avec une musique très discrète , tout en nuance, et tirant sur le Michael Nyman.

Chicken run

L’histoire en 19 mots : Ginger et ses compagnes sont condamnées à finir en tourte si elles ne parviennent pas à s’évader du poulailler.

Premier long métrage des studios Aardman sponsorisé par Dreamworks pour concurrencer Pixar, Chicken run souffre de sa comparaison avec Wallace et Gromit, les plus célèbres réalisations de ces studios.
Qu’on ne se méprenne pas, Chicken run est un excellent film, bourré d’humour, parodie de La grande évasion, et surtout truffé de détournements d’objets de toutes sortes. Les personnages sont bien trouvés et caricaturent le monde des humains avec un petit côté poule du plus bel effet.

Le rythme parvient à ne pas s’essouffler, mais ne peut rivaliser avec Wallace et Gromit, où les scènes trépidantes ne laissaient pas le temps de souffler.

Autre point noir au tableau, la musique. Comme tout film produit par Dreamworks, c’est le studio Media Ventures qui a été chargé de prendre la partition. La musique en elle-même parodie bien le style utilisé dans les films de guerre, mais est utilisée grossièrement. Elle se contente en effet de souligner l’action, se comportant ainsi comme une deuxième catégorie de bruitage. Un peu plus de subtilité ne nous ferait pas de mal, surtout face à un scénario de cette trempe.

In the mood for love

L’histoire en 18 mots : Chow Mo-Wan et Su Li-zhen se rapprochent après avoir découvert que leur conjoint respectif avaient une liaison ensemble.

Visuellement magnifique, ce film narre l’amour naissant entre deux êtres qui ne le recherchent pas. C’est donc dans les petits détails de la vie quotidienne que va se tisser leur complicité.

C’est d’ailleurs une des qualités de ce film, la multitude de sous-entendus qui construisent l’histoire. Kar-Wai Wong ne nous donne rien de plus que ce qu’on voit à l’écran, avec notamment beaucoup d’images, ayant une force beaucoup plus importante que les mots, pour savoir si l’amour est présent ou non. Notamment, la caméra est utilisée très intelligemment, puisque que plusieurs plans sont repris à l’identique au cours de l’histoire afin de pouvoir observer l’évolution des individus entre deux prises.

Par contre, cette insistance sur les détails aux dépens des scènes fait que celles-ci passent très rapidement, dans un montage très rapide, excepté dans les plans-clefs (ceux où la musique obsédante retentit et supplante tous les mots). Un film très reposant, mais surtout très vrai.

The Yards

L’histoire en 29 mots : Léo Handler sort de prison et va tenter de retrouver du travail par l’intermédiaire de son oncle. Mais son cousin va l’entraîner dans une histoire un peu plus louche.

Ce film est un monument de technique. Personnellement, je n’ai jamais vu une telle maîtrise dans le cadrage, les décors, les plans, la luminosité, la musique… Tout se colle, s’enchaîne et fonctionne parfaitement. Ainsi, le film est parsemé d’une multitude de petits détails qu’on ne voit pas mais qui rajoutent de la crédibilité à l’histoire.

Ces qualités amènent cependant une critique. Le cinéma étant avant tout de l’art, on peut reprocher une absence d’ « humain » dans le film, dans le sens où James Gray n’apporte pas sa touche personnelle. Une démonstration mathématique n’aurait pas plus de poésie.
Mais ce défaut ne doit pas nous empêcher d’aller voir cette performance, car elle est vraiment époustouflante.

NGR


Soirée SIDA

Bilan soirée SIDA

Lors de la soirée contre le « sida » organisée par l’Amicale » le 1er décembre. Tous les bénéfices soit 2000 frs ont été reversés à l’association PENELOPE « Centre de traumatologie et d’orthopédie ». Cette association vous remercie tous pour votre généreuse participation

Didine

L’amicale


Trad’ News

TRAD ACTUALITES

Les cours de rock fleurissent dans les écoles d’ingénieurs. Savez-vous qu’il existe des lieux de danse convivial et chaleureux que sont les bals folk et fest-noz. Les danses traditionnelles sont très variées et se pratiquent à deux comme les scottish, polka, mazurka… en quadrette comme les réels québécois, maraîchine, bourrée, danse de l’aven… en chaîne avec ou sans figure comme les gavotte, plinn, andro, hanterdro, branle….

Cette myriade de danses traditionnelles, de la renaissance à nos jours, des balkans à l’Irlande, seul ou à plusieurs, offrent de bons moments de plaisir.

Strasbourg bouillonne de ces manifestations, de plus en plus appréciés par les jeunes (vu les succès des Fest noz en Bretagne, l’été ou pendant le Fest noz géant du 1er de l’an à Rennes où le Liberté ne désempli pas pendant 5 bonnes heures de musique).

Voici les prochains bals :

× danses du centre France : bourrée, scottish, valse, mazurka, cercle circassien… avec un duo de violon et accordéon (Foyer paroissial St Maurice à Fegersheim, 15km de Strasbourg ; 3 février à 20h30).

× Fest deiz : gavotte, plinn, hanterdro, andro, valse, rond de st vincent… avec 4 bombardes, 1 violon, 1 accordéon, 1 guitare, 1 saxophone… (Salamandre ; 11 février à 17h00).
× Fest noz : idem avec Carré Manchot, groupe breton très connu à l’ouest (Illzach ; 17 mars).

× bal folk avec AOK, groupe allemand composé de 1 saxophone, 1 accordéon diatonique, 1 vielle, 1 basse… (Foyer paroissial St Maurice à Fegersheim, 15km de Strasbourg ; 24 mars à 20h30).

Bonne danse et bon concert pour les paresseux ou les timides.

Vincent


Un mot, un jour

Un mot
Un jour

Nouvelles galeries nom propre

Cette construction abrite, deux fois par an, une immense joute sportive où s’affronteront tous les types de classes sociales. A la manière d’un bar qui aurait fait la grossière erreur de proposer aux Engeessiens la conso offerte aux premiers arrivants, les joueurs s’affrontent pour essayer d’amasser en un minimum de temps la plus grande quantité de matériaux inutiles. Les règles sont un peu floues, mais néanmoins existantes car la tactique de la fuite n’est pas autorisée.

Les rencontres ont lieu en décembre ( les joueurs sont notamment des marchands en quête de « Bonébonéboné »), puis en janvier, grande et belle rencontre durant laquelle toutes les armes sont autorisées même si (et c’est bien regrettable ) la mise à mort reste interdite. Les spectateurs, nommés vigiles, auront soin de profiter de l’animation pour s’abrutir un peu plus en cognant les malheureux perdants.

By Zitoune

Répondre à cet article