Grand Vicaire n°11

Vendredi 17 décembre 2010, par Stéphane Guesney // L’amicale des élèves

MARS 2001


Contrédito Ou comment faire un édito avec rien dedans

L’histoire en 32 mots : dans le dernier numéro de cette excellente feuille de chou qu’est le Grand Vicaire, j’ai été la cible de nombreux propos pour le moins intolérables auxquels je vais tenter de répondre :

• Dans l’édito du soi disant Grand Vicaire (qui n’en est pas un : je l’ai reconnu malgré son déguisement), il est abordé un sujet particulièrement sensible, ridicule et manichéen : la soi disant divergence entre les gens qui viennent du Sud et ceux qui viennent du Nord… Non mais ça veut dire quoi ça ? D’abord je viens du massif central et je ne me considère ni dans un cas ni dans l’autre ! Cher Grand Vicaire, il me semble donc que votre volonté de classer les gens n’ait pas abouti, d’autant plus que j’ai rencontré des vrais nordistes (qui viennent du département du Nord) qui sont encore plus frileux que moi. D’autre part, la prochaine fois évitez aussi de faire des allusions sur ma personne en première page, ça me fait rougir… Quant aux différentes considérations sur les effets du chaud et du froid, j’ai jamais vu des trucs aussi ridicules, donc pas besoin de les mettre en première page…

• D’autre part, suite à un formidable article sur l’ESN, un certain Fred"c’est pas pasqu’on passe la main qu’on peut plus ouvrir sa g…"lePrez (excusez moi, mais apparemment c’est son titre), considère s’être reconnu dans les termes "individus aux mœurs douteuses" alors qu’il n’était pas explicitement cité (d’ailleurs c’est normal, son nom est trop long à écrire). Si les sus nommé se sent concerné, c’est que le terme était bien choisi. Ceci dit, si je meure ou disparaît dans d’étranges circonstances, vous serez tous témoins des menaces proférées par l’individu en question. Il y a des chances pour qu’on ne se revoie que dans les limbes d’un autre temps, Fredetc. Hélas aussi. Bon NA KAZAN à toi aussi, Fred… Et si tu reviens dans la dimension de Stra’Sbhour’G, n’oublie pas qu’une brume violette sera toujours présente à la maison, alors si tu veux nous rejoindre dans la déchirure du rêve…

• Sachez d’autre part que lors de la randonnée au Grand Ballon, je ne sais quel vent de folie soufflait alors sur l’Envoyé Spécial Frigorifié du Grand Vicaire, Frère Frank, mais de là à me comparer à un âne tout cela parce que je mange une carotte crue, il y a de la marge de calomnie diffamatoire ; seul le Dévain peut expliquer un tel comportement… Si autre chose : la consommation intensive de certains produits alcoolisés… Les séjours dans les montagnes hallucinées en Antarctique ne te valent rien, frère Frank…

• Enfin, je tiens à signaler que toute comparaison avec Clint Eastwood dans le dernier Grand Vicaire n’est que le fruit de l’imagination de certains improvisateurs et est donc sans fondement : c’est parce que j’ai recueilli l’ESN à la maison et que je chevauche Misty Bike qu’il faut y voir un symbole « de liberté et de défense de l’opprimé contre les méchants qui poursuivent la veuve et l’orphelin ».

Le Vice Grand Vicaire.


Les 2A et notre baptême

A l’occasion de ce dossier spécial baptême dans le GV, nous avons fait une petite enquête parmi nos chers aînés 2A pour voir ce qu’ils ont pensé du baptême. Comme pour notre enquête sur le Pacte des Loups, je n’ai pu mettre ici la globalité de vos réactions sous peine de me faire engueuler par le directeur de la publication.

Je me contenterai donc d’un petit résumé : sauf Damien qui disait que tout était nul (et encore il m’a confié que c’était pour rire), les 2A ont été contents du baptême, en particulier Blaise et O2 qui étaient particulièrement fiers de leurs fillot(es) respectifs.
Les seuls petits points de déception ont été pour eux le fait de s’être fait virer assez tôt, que le DJ n’était pas très bon, et que notre spectacle n’était pas aussi parfait que le leur (il y avait moins de monde qui y a joué).

Donc merci aux 2A de leurs réactions si positives et empreintes de bonne foi et surtout d’avoir répondu à ce petit sondage…

Frère Franck.

PS : finalement c’est pas si long que ça comme tout le monde est content et se plaint des mêmes choses.
PPS : je voudrais délivrer ici une mention spéciale à So6 pour sa franchise : elle a OSE avouer qu’elle était bourrée !!!
Egalement un prix à Gawel élu Mister Déchire 2A de ce baptême, je le cite : "tout ce que je me souviens c’est que vers 16h Loulou s’est fait fusiller par des soldats, après je sais plus trop…" Sans commentaires…


A propos du baptême, qu’en ont pensé…

M Devaux :

Dans l’ensemble, il a trouvé cela bien, si ce n’est les hauts-parleurs qui selon lui (et son âge respectable) étaient trop forts.
Il a particulièrement noté la rétrospective du siècle, le sketch sur les bleus, ainsi que la conclusion sur l’anniversaire de l’ENGEES.
La chorale ainsi que les morceaux d’accompagnement entre les discours étaient excellents.
Sur le baptême en général, « c’est dans ce genre de situations que certaines personnalités se révèlent avec des caractères non soupçonnés lorsqu’on les croise dans les amphis, dans les couloirs… C’est très bien de voir des jeunes qui, en moyenne, ont de multiples capacités en-dehors des cours… »
Pour finir, il paraît que le même phénomène de révélation se produit pour le séminaire environnement (choix du sujet, notamment).

M Giordano :

Le spectacle était de qualité et il l’a bien apprécié. Les élèves se sont bien investis, et il est très satisfait de la manière dont cela s’est déroulé. Il profite d’ailleurs de cette interview pour tous les féliciter en bloc.
Ce qui l’a impressioné, c’est cette capacité de produire un tel travail pour le baptême dans une période de projets, de compte-rendus à rendre, même s’il a allégé volontairement les emplois du temps. (Note de la rédaction : vous savez qui remercier maintenant…)
Autre fait remarquable, le fait de voir des gens qui ne se connaissaient pas trois mois plus tôt réussire à produire un spectacle cohérent. De plus, réussir sur 60 personnes à trouver autant de diversité artistique, que ce soit le chant, la danse ou le théâtre, est remarquable.

Propos recueillis par NGR


L’ABCdaire du bâptème

A Comme …

Alcool qui coula à flot
Appétit … j’en veux encore

B Comme …

Bourrés et ses amis Engeessiens
Biienng, le cri de joie du Sud Ouest

C Comme …

Costard, la classe ça frappe
Champagne, encore plus la classe

D Comme …

Discours, longs et … pas bons
Désir de vivre une grande soirée

E Comme …

Enorme, ce le fut, et mon sexe l’est encore
Encore, encore, encore, encore … j’en veux plus

F Comme …

Frustration, d’une nuit trop courte … d’être rentré tout seul
Femmes, elles sont toutes belles, belles, belles, celles qui sont fini la soirée prés de "H"

G Comme …

God … save the queen
Gratuit, toutes les consos
Grinch, heureusement il ne fut pas là pour saloper la fête

H Comme …

Homme, des hommes, des vrais qui ont su emballer "F"
Houlala, la tête ! dés le lendemain

I Comme …

Ivresse, prouesse …
Innocentes, les victimes de l’orgie Engeessienne
Inoubliable, soude à jamais nos liens

J Comme …

Jeunesse, mise en valeur, très en beauté !
Justerini & Brooks, JB le casseur de cerveau

K Comme …

Koala, celui que j’ai aperçu à 4 heures du mat
Kiwi, fruit à plumes

L Comme …

Loulou, loulou … oui, c’est moi
Libre, to be free or not to be, on s’est juré …
Lianes, elles m’ont permis de rentrer jusque chez moi (à moins que ce ne soit les lampadaires)

M Comme …

Mike, the very true president, thanks a lot
MAP, the very, the very … quoi

N Comme …

Nuageux, mon cerveau le fut le lendemain
Non, non, non, … c’est mon dernier verre

O Comme …

Ohohoh, c’est beau
Ooooooo, merci les 1A

P Comme …

Puy de Dôme, ils vont subir le débarquement de … nous
Pucelle, celles qui ne le sont plus

Q Comme …

Quatre A, merci pour eux

R Comme …

Réussite, ce fut le cas
Raoul, le cri qui dessaoule

S Comme …

Spectacle, très réussi
Sylvain, le blondinet
Sex Vaut pour un mot
Sales

T Comme …

Tombola, c’est dégueulasse, on a rien gagné
Thierry, forever a legend
Tambourin, il a tapé dans ma tête pendant longtemps

U Comme …

Urine, la bonne odeur qui chatouille les narines

V Comme …

Vomi, le cri de ceux qui vont jusqu’au bout
Vieux, ils étaient devenus jeun’s pour un soir

W Comme …

WC, havre de paix pour alcooliques fatigué(e)s

X Comme …

X, l’invité mystère
X-men, j’ai accompli la transformation vers 4 ou 5 heures du mat

Y Comme …

Yack, l’odeur de ton slip en fin de soirée

Z Comme …

Zoophiles, comme ceux qui ont tenté, au désespoir, de violer les poissons de Carine

By Tom &Princess


QU’EST-CE QUI FAIT BOUGER L’EUROPE ?

EUROPE
SINGLES ALBUMS
1 Stan Eminem feat. Dido 1 No Angel Dido
2 Ms. Jackson Outkast 2 J.Lo Jennifer Lopez
3 Love Don’t Cost A Thing Jennifer Lopez 3 1 The Beatles
4 Can’t Fight The Moonlight Leann Rimes 4 The Marshall Mathers LP Eminem
5 Rollin’ Limp Bizkit 5 Chocolate Starfish And The Hotdog Flavoured Water Limp Bizkit
6 Seul Garou 6 Not That Kind Anastacia
7 Whole Again Atomic Kitten 7 Sing when you’re winning Robbie Williams
8 What A Feeling DJ Bobo & Irene Cara 8 All that you can’t leave behind U2
9 Teenage Dirtbag Wheatus 9 Music Madonna
10 911 W. Jean & Mary J. Blige 10 The Greatest Hits Texas

FRANCE
SINGLES ALBUMS
1 Seul Garou 1 2001 : L’Odyssée des Enfoirés Divers Artistes
2 Wasssuup !!! Da Muttz 2 Seul Garou
3 Daddy DJ Daddy DJ 3 Entre Nous… Liane Foly
4 R&B 2 Rue Matt 4 No Angel Dido
5 Solaar Pleure MC Solaar 5 Cinquième As MC Solaar
6 Elle te rend dingue Nuttea 6 Chambre Avec Vue Henri Salvador
7 J’en rêve encore Gérard de Palmas 7 Du Coq A L’Ame Linda Lemay
8 Ms. Jackson Outkast 8 Marcher Dans Le Sable Gérard de Palmas
9 L’Alizé Alizée 9 Reptile Eric Clapton
10 Tu vas me quitter Hélène Ségara 10 Sang Pour Sang Johnny Hallyday

Sources France : sondage IFOP pour la semaine du 4 au 10 mars
Europe : résultats du mois de février (Billboard)

Coups de cœur :
Leann Rimes "Can’t fight the moonlight" : une sublime ballade pop-rock, extraite de la B.O. de Coyote Girls ;
Dido "Here with me" : révélée par son duo avec le Eminem, Dido est certainement l’une des grandes surprises de ce début d’année. Son premier single devrait débarquer sans tarder dans le Top 10 européen et même français(!) ;
Coldplay "Troubles"
Outkast "Ms. Jackson"
Emma Bunton "What took you so long"

Mais comment parler de musique sans évoquer la mémorable soirée des Brit Awards 2001 qui s’est déroulée le 25 février dernier à Londres.

Voici en bref le palmarès des vainqueurs :
Best British Dance Act : Fatboy Slim (feat. Macy Gray) "Demons"
Best British Female Solo Artist : Sonique
Best International Newcomer : Kelis
Best British Newcomer : A1
Best Soundtrack : American Beauty

Best Pop Act : Westlife
Best British Male : Robbie Williams
Best Internatinal Female : Madonna
Best British Video : Robbie Williams "Rock DJ"
Best International Group : U2
Best British Group : Coldplay
Best British Single : Robbie Williams "Rock DJ"
Best International Male : Eminem
Best British Album : Coldplay "Parachutes"
Outstanding Contribution To The British Music Industry : U2

Très grosse déception pour Craig David qui était nominé 6 fois (un record) mais qui n’a reçu aucune récompense. A ce propos, Elton John a déclaré au cours de la cérémonie : "If Craig David is not one of the best singers in this country right now, then I’m Margaret Thatcher !". Un joli lot de consolation.

Al1


Mos Def / Black on both sides / Rawkus

Cet album, sorti il y a un an je crois, vient couronner un renouveau dans le Hip Hop qui semblait tourner en rond depuis longtemps autour de ses clichés, à l’image du gangsta rap aux clips essentiellement constitués de nanas en bikini, de types exhibant leurs grosses bagues et aux tirades limitées au - certes large - champ sémantique du mot fuck.

A la différence du son crade et minimaliste du Wu Tang Clan de la côte Est, ou des petites mélodies dégoulinantes de la côte Ouest, on découvre aujourd’hui un son plus recherché, avec un plus large spectre de samples et des rythmiques plus diversifiées.

Parallèlement, on observe dans les textes un retour aux préoccupations et aux problèmes propres aux afro-américains : cette recherche et cette affirmation identitaire, culturelle, physique, après l’humiliation et le rabaissement subit depuis l’esclavage.

A l’image de James Brown se déhanchant en sueur en gueulant « Say it loud, I’m black and proud », cette revendication s’est toujours clamée, parfois avec outrance comme pour se libérer des chaînes, qu’elles soient sociologiques, psychologiques, ou physiques, que la société blanche a posées aux noirs. Il faut voir, à l’heure du funk, les tenues de Sly Stone, ou les costumes de George Clinton, entre plumes, colliers et paillettes. Souvenez-vous de l’énorme horloge autour du cou d’un des membres du groupe de rap Public Enemy qui symbolise à elle seule cette outrance, ce kitch. Il faut toujours en montrer plus. Pas de place pour la retenue ou la modestie, ici on veut dépasser les frontières du bon goût et du culte de soi.

Aujourd’hui on tente de revenir à quelque chose de plus modeste, de plus constructif aussi, notamment se débarrasser de l’imagerie de gangster qu’une partie de la communauté noire s’est construite, en incarnant ce mythe du hors la loi, celui qui fait peur et fascine, la part sombre de la société, en construisant une sorte de société parallèle avec son économie propre, entre trafic de drogue et maisons de disques indépendantes de rap, qui se sont largement développées depuis quelques années.

Je pense que cette communauté ne fait ainsi qu’accepter et perpétuer sa condition d’esclave. En jouant les gangsters et en se plaisant à exhiber leur richesse, ils ne font que rentrer dans le jeu de ségrégation et accepter les règles de la société de consommation matérialiste qui les a asservi. En se prétextant victime, ils ne font que consolider les barreaux de leur propre prison.

Aujourd’hui le discours se veut comme une nouvelle prise de conscience. Dès l’introduction de l’album, Mos Def veut remettre les pendules à l’heure. "What’s gettin’ ready to Hip Hop ? We are Hip Hop. So the next time you ask yourself where Hip Hop is going, ask yourself : where am I going ?". Arrêtons de jouer la comédie et regardons les choses en face. Il pointe alors peut-être l’un des problèmes essentiels pour comprendre la communauté afro-américaine et les gens en général : "from my understanding, people get better when they start to understand that they are valuable." Si les gamins des banlieues aiment se la jouer caïd, c’est peut-être qu’à force de se sentir dépréciés, issus d’une classe immigrée ouvrière exploitée, associés à la délinquance, l’identification avec Scarface (truand mythique, héros du film du même nom de Brian De Palma) devient facile.

Mais malheureusement on retrouve toujours cette vanité dont les rappeurs ont apparemment du mal à se défaire, quand Mos Def se considère dans un de ses morceaux comme une "big american rap star". Autre pathologie chez les rappeurs : le sentiment que tout le monde leur en veut. Mos Def raconte dans le morceau "Mr Nigga" son sentiment de victime raciste quand, dans un avion, une femme lui demande s’il n’est pas assis à sa place réservée ! Le racisme latent est bien présent, mais il ne faut pas non plus sombrer dans la paranoïa. Cependant il est vrai que beaucoup d’attitudes restent ambiguës.

D’autre part, il essaye aussi dans son album de se réapproprier ce que la société blanche a puisé dans la musique afro-américaine. "Elvis Presley ain’t got no soul, Chuck Berry is rock’n’roll. You may dig on the Rolling Stones, but they could never rock like Nina Simone, but every thing they did they stole".

Les blancs ont souvent récupéré les inspirations musicales noires, que ce soit le rock à partir du blues ou même la techno à partir des mouvances House, avec souvent un affadissement commercial. (Quand Johnny et Claude François ne les reprenaient pas en VF pendant l’âge d’or de la niaiserie : les yéyés). Elvis Presley en est l’incarnation. Enfant de bonne famille, mu essentiellement par l’ambition de devenir une star, il n’a fait que singer les vrais.

Pour certains ce fut le début du rock’n’roll, pour d’autre sa fin et l’expansion dans le monde d’un nouveau fléau : la médiocrité. De même Mickael Jackson a, semble-t-il, marqué les esprits en incarnant cette récupération par l’industrie du disque. S’il a été le premier à avoir exécuter le moonwalk (figure de break) à la télévision, pour la plus grande fierté de la communauté noire, on peut interpréter aussi le blanchiment de sa peau comme une remise en cause de son identité culturelle, un affadissement de sa musique.

A la fois effrayés et fascinés, beaucoup de blancs sont attirés par cette affirmation identitaire, cette assurance, cette fierté et ce sens de la communauté qui manquent à leur société.

Mais Mos Def parle de vol. Et alors, l’évolution de la musique n’a-t-elle pas été marquée par une suite de voleurs, de faussaires et de récupérateurs de génie ? Le Blues, le Jazz n’ont ils pas intégrés des instruments proprement occidentaux comme la guitare ou les cuivres ? Un autre exemple, si Gainsbourg a puisé une partie de son œuvre dans les rythmes africains, n’a-t-il pas été par la suite samplé par les rappeurs de De La Soul ? C’est ce qu’un écrivain américain, Nick Tosches, appelle un vol saint. Et puis la culture black doit-elle rester black ? C’est un peu ce qui m’énerve dans ce milieu, cette affirmation identitaire qui tourne à l’autosatisfaction, au narcissisme et à l’autosuffisance.

Tout au long de son album, Mos Def n’a pas peur de parler de lui, de se livrer, sur sa famille ou ses aventures. Sincère et généreux, il n’a pas honte d’admettre qu’il a ses faiblesses et que parfois tout ne va pas si bien pour lui. Rare sont les rappeurs qui vous confie « sometimes I feel like crying ».

Black on both sides est un très bon disque de Hip Hop, du travail des sons aux rythmiques des voix. Les textes sont incisifs et humains. Ce que j’apprécie le plus dans ce disque, c’est qu’enfin dans le rap, une personne s’exprime sincèrement sans se mettre en scène ou développer un égocentrisme démesuré.

Si vraiment vous n’avez jamais apprécié cette musique répétitive, lassante et aux gros clichés, essayer de jeter une oreille sur ce disque avant votre avis définitif.

Alex


AVIS DE RECHERCHE

Le pauvre JB a oublié qui était sa filleule. L’heureuse élue est priée de se faire connaître…

FF.


Brèves en vrac

Torterotot
Toto emporté dans ses rêves de preux chevalier :
« Episode suivant de nos aventures intellectuelles : l’investissement »
Toto a de la culture :
« On fait comme à l’école des fans : ils sont tous égaux »

Caro « L’étiage centenal dont la période de retour est de 10 ans »
« On donne à manger au modèle les données »
« C’est pas le plus juste, mais ça fait partie des techniques les moins fausses »

Mettetal , le prix d’excellence du GV sélection : brèves tirées par les cheveux
« On peut se passer des grands problèmes de société comme : quelle est la différence entre un gros navet et un petit rave »
« PRIVATION DE JOUISSANCE, j’adore ce terme. Un fantasme personnel, sans doute. »
« Le gars faisait du saut à l’élastique. L’élastique a pété. C’est pas grave, c’était un Suisse ! »


Quelques brèves d’amphi :

Festival M. METTETAL

"le delta du Doubs, la Camargue"

"Quand vous me posez une question, il faut que je trouve une réponse tout de suite, vite. Mais en fait…je n’en sais rien."

"vous voyez apparaître le spectre hideux du Sahel. Bon c’est un peu romantique, mais…" (parlant de la sécheresse de 1976 dans le Doubs)

en parlant de Dominique Voynet :
"Elle va se faire abattre aux élections et en plus elle ne sera plus ministre, mais bon…"

"Voilà Dole (en montrant la carte). Dominique si tu nous vois !"

"vous avez des idées sur la petite rave et le gros navet ? C’est un gros problème de société…ça fait 57 ans que je me pose la question."

Je re-situe le Monde : au nord de Dole, au sud de Dole à l’ouest de Dole, et à l’est de Dole."

"la vallée de la Loue, lieu de dépravations sexuelles de ces habitants"

un mg/l, ça fait un dé à coudre dans un piscine olympique"

"vous savez, j’y suis allé 3 fois en Martinique l’année dernière. Ça suffit !"

"Le fois gras : ça me rappelle l’Occupation"

"la privation de jouissance… fantasme personnel"

« Le gars faisait du saut à l’élastique. L’élastique a pété. C’est pas grave, c’était un Suisse ! »

Caro :

Comment lui faire cracher Q10 au modèle rationnel ? »


Caracalla

Epuisé par trop de travail, j’ai profité de ces vacances pour découvrir les charme de la froide région qui est désormais la mienne. C’est avec l’intention ferme d’imiter le Lézard-de-la-côte-d’Azur, que je partis en voyage en pays étranger direction Baden-Baden et , plus précisément, les thermes de Caracalla.

Sous ce nom caracallien se cache un haut lieu de la mollesse ; la quintessence de la flemme ; le paradis des loques-humaines. Un établissement thermal où trouve tout ce qui est humide, chaud, et où on est terriblement bien… (*)
Comment y aller ? Très simple : tentez, comme moi de comprendre les autoroutes allemandes, puis, dans les rues Badenbadenoises il faut employer une méthode simple. Commencez par accoster quelqu’un :
« Thermen ? » Demanderez-vous.
L’individu vous insultera un peu en faisant des signes très étranges désignant des directions imaginaires. N’ayant rien pané, vous suivrez finalement un groupe de Français (qui sont là bas en masse).
Dans ce bâtiment très chic, vous verrez de l’eau à profusion.
 Des piscines qui vont jusque dehors [interdiction de sortir de l’eau sous peine de cryogénation immédiate]
 Des hammams [ brume épaisse, moiteur suffocante, chaleur envahissante, camphre puissant, lenteur des gestes … vous y retrouverez le stade de la larve que vous avez toujours rêvé d’être]
 Des jacouzis [un peu pris d’assaut par la foule, mais tellement bon]
 Des lampes à UV où rôtissent les cachets d’aspirine
 Un bain à 38°C [ aahhhhhh ….] et un autre à 18°C [ AAAAAAHHH ! ! !] ; il y a plein de monde qui ose !
 Enfin, à l’étage, un endroit où votre moitié animale peut prendre le dessus sur votre bonne éducation : les Saunas. 5 Saunas où il faut être en tenu d’Adam ! Chaleur presque irréelle, odeurs fortes d’essences végétales, paresse totale.
Et parmi ces nudistes, quelques fous encore pour plonger dans les bacs d’eau froide, ou encore, aller se « reposer » sur la terrasse EXTERIEURE ! ! ! (**)

La grande difficulté arrive alors : sortir de ce havre de paix (car le plaisir se paie à l’heure). Si vous y arrivez toutefois, vous aurez les muscles frais et reposés, la peau d’un nourrisson, les poumons d’un sportif non-fumeur, et l’envie incontournable d’y retourner.

By Zitoune
(*) pour les esprits pervers : il s’agit des thermes.
(**) Y sont fous ces Germains !


Droit de réponse au nom de Zazie et de tous les autres. Ou comment être un artiste…

Ce très cher Bob dans sa chronique qui souleva néanmoins un douloureux problème du gravage de C.D. et des piratages. En outre dans son article, il se permettait de remettre en cause le statut d’artiste de Zazie. Et ça c’est vachement grave, personnellement je trouve que ce qu’elle fait n’est plutôt pas mal. Mais c’est pas là le problème. Le vrai point de discorde porte sur le fait que tous les gens qui se font graver des C.D., eh bien n’achètent plus de C.D. Enfin si, mais des vierges !!! Vous pouvez parler des copies légales de sûreté. OK mais bon elles sont personnelles et un fois que c’est fait on a pas besoin d’autres C.D.

Donc quand le gouvernement taxe les C.D. vierges a priori il n’y a aucune raison de dire que c’est de légitimer cet acte illégal qu’est le piratage de C.D. C’est comme si je vous disais : vous fumez et vous payez des taxes, vous ne vous demandez pas à quoi cela peut bien servir et bien cela paye les frais de maladies liés au tabagisme actif et passif. De même cette taxe répare les dégâts causés par le piratage. Parce que si le système continu encore et bien les maisons de disques ne produiront plus de jeunes talents, ni d’artistes qui sont un peu limite côté ventes d’albums.

En plus cette affaire aborde le problème de la propriété intellectuelle. Des centaines d’artistes ou pseudo-artistes selon Bob, se font léser par ces comportements. Mais les chanteurs sont parfois aussi compositeurs et auteurs (comme Zazie Par exemple et elle n’écrit pas que pour elle demandez à Johnny Halliday…) et les musiques et le textes sont leurs propriétés alors il est normal qu’ils reçoivent de l’argent pour ce talent. Mais ils ne sont pas dupes, ils savent bien que le prix de la musique est trop élevé. Zazie a même ouvertement critiqué le milieu de la musique et les maisons de disques qui vivent sur le dos des artistes. Certains veulent passer outre et diffusent leur musique sur le net. Bon s’ils veulent jouer les généreux c’est leur problème.

A propos de Zazie, ce qui est dit est vrai vous pouvez vérifier sur (sauf pour les victoires de la musique il fallait regarder il y a 2 ou 3 ans) :

http://fr.music.yahoo.com/biographies/zazie.html

Loh


Droit de réponse au droit de réponse de Loh ou comment Bob fait son mea culpa (en partie).

Alors voilà… Je suis d’accord, Zazie est une artiste comme une autre, je retire ce que j’ai dit. Par contre, sur le fond de l’article, je reste convaincu du mal fondé de cette taxe. Comparer avec la taxe sur les cigarettes ou l’alcool ne me semble par ailleurs pas pertinent : l’achat de cigarettes ne lèse que les acheteurs et ils ne sont pas directement les bénéficiaires du revenu de cette taxe. D’autant plus que la taxe sur les cigarettes est loin de suffire aux dépenses engendrées estimées par les maladies liées au tabagisme. Fumer n’est pas non plus un acte illégal à ce que je sache ? Voilà, une phrase de mea culpa pour cinq lignes de contre attaque. C’est pas mal non ?

Bob.


Pour conclure.

Bob je n’aurais que deux mots (voire plus) : tu fais chier mais bon t’as raison…

Loh

— -

Du côté des Présidents de clubs… IMPRESSIONS.

Ils sont beaux, ils sont forts, ils sont grands. Ce sont nos aînés, nos amis, nos modèles. Eh oui, ce sont les Présidents de club "artistiques". Leurs impressions sur le baptême ! NOW !

La Présidente du Club Chorale, Virginie (2A) :

Gv : Alors, ton avis sur le baptème ?

Virginie : Votre baptême a été différent du nôtre, et je trouve que vous avez particulièrement brillé par vos talents musicaux. Je tiens à souligner que je ne néglige en aucun point de vue vos AUTRES talents artistiques, bien entendu.

Votre interprétation de "Oh Happy Day" en tenue de concert m’a subérisée, me transportant l’espace de quelques minutes dans un champ lointain de coton ; merci, meci beaucoup pour ce voyage !!!

Pour ce qui est des interprétations musicales et du rock acrobatique, vous nous avez présenté un spectacle très divertissant et très bien ficelé.

Pour ce qui est du reste, les idées et les scénarios étaient bien menés. Votre sujet aurait pu nous paraître "banal", mais la mise en scène n’était pas évidente. Vous avez fait passer l’essentiel, tout en y agrémentant quelques notes engessiennes.

Bravo !!!

Le Président du Club Musique, Paul (2A) :

Gv : Ton avis sur le baptême ?

Paul : La musique était bien choisie. On peut juste déplorer l’absence de micros étant donné la qualité de l’ensemble. Pas de commentaire sur la soirée après le spectacle sauf qu’il n’y a pas eu de rock notable. A ce sujet, Titi ne dansait plus parfaitement à partir de 23h30…

Gv : Un regret puisque je crois savoir que c’est l’un de tes fervents fans ? (cf. numéro précédent du GV)

Paul : J’ai été flatté mais je te laisse lire le droit de réponse que j’ai écrit pour le GV…

Le Président du Club Impro, Rock, Spectacles, Claquettes, mais aussi vénérable rédac chef de cette feuille de choux, NGR (2A) :

Gv : Ton avis sur le baptême ?

NGR : Globalement positif [s’ensuit ensuite une discussion non pertinente sur "Globalement inoffensive", de Douglas Adams]. J’ai passé un bon spectacle et une bonne soirée. J’ai été particulièrement touché par les deux références à Ennio Morricone.

Gv : Et en tant que Préz Rock ?

NGR : Pour la danse, rien à redire, c’était nickel chrome ! Cela dit, je tiens à préciser pour les intéressés que le rock qu’ils ont dansé est à quatre temps alors que celui que nous apprenons à l’ENGEES est à six. Je n’ai donc rien compris !

Gv : …Préz Spectacles ?

NGR : En tant que Préz du Club Spectacles, c’est la rétrospective sur les acteurs de ce siècle qui m’a le plus intéressé. Mais je dplore que d’autres aaaaaaaarts n’aient pas été mentionnés !

Gv : …Impro ?

NGR : Tous les jouteurs 1A ont participé, ça m’a fait plaisir. J’ai particulièrement aimé le sketch de l’Homme sur la Lune où ils se retrouvaient tous ensemble sur scène ! Mais bon, c’était pas de l’impro, ils donc bridés dans leurs fantastiques capacités pulmonaires et artistiques !

Bob pour le gv


EXCUSES PUBLIQUES ET DROIT DE REPONSE ANTICIPE

Je te prie de m’excuser, Ô Divine Elise, de t’avoir traité de salope durant la partie de fléchettes ça m’est venu sous le coup de l’excitation (barré NDR lol) énervement.
Je profiterai de ces quelques excuses pour protester avec véhémence contre la déformation de paroles de certains membres de cette rédaction (que je ne citerai pas) qui me font dire ce que je n’ai pas dit en accolant des citations distantes à chaque fois de plusieurs minutes.


Suite Fléchettes

Franck lors d’une partie de fléchettes qui restera mémorable, a dit à Elise :
"Oh ! Oui !…vas-y !… salope !…non c’est bon !" [no comment]


La dure vie du fonctionnaire

En stage depuis maintenant plus d’un mois dans un organisme public, j’avais envie de faire partager ce que peut être une journée de travail harrassante de fonctio. J’ai donc recueilli le témoignage de monsieur X.., qui a préféré garder l’anonymat.

Avant de commencer, faisons un point sur les horaires : comme la plupart des fonctionnaires, monsieur X.. est toujours à 39 h par semaine. Pour les 35 h, on verra plus tard (c’est qu’il faudrait tout réorganiser…). Les horaires de travail sont les suivants : 8H00-12H00 et 13H00-16H48 (!) du lundi au vendredi.

Voici donc minute par minute, la journée type de monsieur X.. :

-  8H04 : J’arrive au boulot, encore trop tôt. Je suis parmi les premiers.
-  8H09 : Je m’installe à mon bureau et allume mon ordinateur. Une dure journée s’annonce.
-  8H12 : Je consulte mes mails. Rien de bien génial.
-  8H27 : Tout le monde est enfin arrivé et on se retrouve devant un bon café. On y discute des programmes télé de la veille, de la pluie qui n’en finit pas, mais aussi de ce nouveau site internet formidable sur les voiliers.
-  9H12 : Je quitte précipitemment la salle de détente, car mon téléphone sonne.
-  9H13 : C’est ma femme. Elle m’appelle pour me dire d’aller chercher les enfants ce soir à l’école. Elle ne peut pas y aller, elle a un rendez-vous.
-  9H43 : Je retourne à la salle de détente. Tout le monde est déjà parti. Je rince ma tasse à café que j’avais laissé là et je retourne à mon bureau.
-  10H07 : Je me rends sur ce fameux site internet de voile. C’est fabuleux. On y découvre des tas de choses et même dialoguer en direct avec des vrais skippers.
-  11H48 : Bon, faudrait pas être en retard à la cantine. Le temps d’aller chercher tout le monde, je quitte mon bureau.
-  11H49 : « A taaaaaaaable ! ! ! » Je hurle depuis ma porte pour rapatrier les troupes. Tous ensemble, nous nous retrouvons autour d’un repas bien mérité.
-  13H37 : Après un repas, suivi d’un bon café, nous retournons travailler.
-  13H38 : Je consulte à nouveau mes mails. J’en ai un de ce collègue qui a été muté l’an dernier à l’autre bout de la France. Il m’envoie plein d’images cochonnes et rigolottes.
-  13H44 : Je réponds à mon collègue et lui envoie à mon tour mon lot de bons divertissements.
-  14H06 : La secrétaire arrive dans mon bureau pour m’apporter un dossier « urgent ». Il était à traiter pour la semaine dernière. Je la remercie et pose le dossier sur la pile des « en cours ».
-  14H10 : Au moment où elle quitte le bureau, mon téléphone sonne.
-  14H11 : C’est de nouveau ma femme. Son rendez-vous est annulé et elle pourra donc aller chercher les enfants à l’école. Elle appelait pour me prévenir.
-  14H37 : Je raccroche. Un collègue vient dans mon bureau pour qu’on évoque ensemble nos dures conditions de travail. C’est pas facile tous les jours. On parle aussi de sport et de vacances.
-  15H26 : Mon téléphone sonne de nouveau. Mon collègue en profite pour s’éclipser.
-  15H27 : Je raccroche. C’était une erreur.
-  15H28 : Je termine de rédiger mon mail. C’est que je n’avais pas eu le temps de finir avec tout ça. C’est que je ne tape pas très vite, moi.
-  15H43 : Je me rends à mon tour dans le bureau de mon collègue. Il faut absolument que je lui montre ces images qu’on m’a envoyé. On rigole bien. On discute aussi du programme télé de ce soir.
-  16H22 : Je retourne à mon bureau. La journée est presque finie. J’éteins mon ordinateur et je range mon bureau.
-  16H37 : Je quitte le bureau après une dure journée de labeur.

Ce témoignage est bien sûr authentique. Pour être un peu plus précis, je dirais que je me suis basé sur plusieurs faits exacts pour former la journée de monsieur X..
Pour finir, et pour prouver que j’exagère assez peu, voici quelques brèves de fonctios. Totalement véridiques cette fois :

« Le matin ça va, mais l’après-midi tout ce que j’arrive à faire c’est aller sur internet. Et encore j’ai parfois du mal »

« -Il faudrait que ce soit fait pour le 20 janvier.
- Mais on est le 25 !
- Ben oui, on est dans les temps. On a encore 10 jours. »

« Il est presque 11H, la matinée est déjà terminée. »

« Le mois de janvier, c’est dur pour le foie. On a sans arrêt des pots, il faut fêter plein de choses. Heureusement que c’est pas comme ça toute l’année ! »

« Je suis chimiste, mais je préfère m’occuper du site internet du service. C’est moins chiant. »

« Il ne faut pas partir trop tard le soir, sinon on prend de mauvaises habitudes. »

Bon, ça ira pour cette fois. J’en redonnerai peut-être d’autres à l’occasion, si j’en ai des croustillantes.

J.J.


Musique

Bon puisque personne n’set venu me taper de récidive avec de nouveaux groupes, NOFX et SKA-P, plus peut-être K2R Riddim si Alex a le temps, j’ai essayé d’intégrer une discographie des groupes sans que ce soit trop chiant et une légère historique quand je la connaissait.

NOFX

Fat Mike, Eric Melvin, El Hefe, Erik Ghint
Discographie : S&M airlines, liberal animation, ribbed, maximum rocknroll, white trash two heebs and a bean, the longest line, punk in drublic, i heard they suck live, heavy petting zoo, so long and thanks for all the shoes, the decline, pump up the valuum.
Nofx, c’est avant tout un groupe de punk. A leurs débuts le groupe n’était qu’un trio jouant un punk tout ce qu’il y a de plus rapide et pas forcément très abouti, bref tout ce qu’il y a de plus punk. En 92 El Hefe rejoint le groupe ou il assure la guitare mélodique et la trompette apportant ainsi une touche ska à ce groupe. A partir de ce moment Nofx s’améliore de morceau en morceau jusqu’à leur album live enregistré pour prouver qu’ils avaient un vrai son en public et non le son médiocre qu’on leur attribuait sur les « live » pirates. Après cela l’évolution du groupe est mitigée, un album assez commercial qui n’obtient pas le succès escompter, puis une reprise de Jo Dassin : Aux champs élysées qui fait découvrir leur musique partout. En 99 ils sortent The Decline, cet album ne comporte qu’une seule chanson de 18 minutes ce qui re lève de l’exploit pour un groupe dont la longueur moyenne des chansons n’excède pas les 2 min 30. Leur dernier album est assez décevant car même s’il détient toujours ce qui caractérise nofx il est très uniforme néanmoins il reste un bon album de punk rock. Depuis des années le groupe parle de s’arrêter alors leur avenir est toujours incertain.
Pour plus d’infos visitez le site de Fat Wreck Chords la maison de disque fondée par le chanteur-bassiste.

SKA-P

Pulpul, Pako, Kogote, Julio, Joxemi, Pipi
Discographie : El vals del obrero, ska-p, Eurosis, En concierto, Planeta Eskoria
SKA-P, c’est la fête en boîte, en effet ce groupe de ska espagnol est tout ce qu’il y a de plus joyeux. Toutes leurs chansons sont remplis de pêche et de bonne humeur, néanmoins cette apparence de fête ne fait pas oublier les textes revendicateurs et pas toujours très fins qui peuplent leurs albums. Ainsi ils ne se gênent pas pour critiquer le roi, revendiquer la légalisation du cannabis dans leur chanson la plus célèbre, ou plaider en faveur de la liberté sexuelle. Si au départ ils n’étaient connus qu’en Espagne ils ont aujourd’hui conquis la France et même l’Europe. Au cours de l’évolution de leurs albums on note une nette professionnalisation ainsi si l’entrain baisse un peu le son s’améliore grandement, ce qui leur permet même dans leur dernier album de sortir du ska avec de la cornemuse. Bref pour ceux qui veulent voir de quoi ça a l’air SKA-P est en concert à la Laiterie de 2 avril (135F).

Voilà pour cette fois la prochaine fois je pense à la Ruda Salska et à Incubus mais rien n’set sûr. Si vous avez envie de faire connaître des groupes par l’intermédiaire de cette rubrique mailez-moi.

Guilhem.


Interview MAP

Gv : tes impressions sur le baptême, comment l’as-tu vécu ?
Map : beaucoup de stress avant, et après j’en suis très contente. J’avais peur au début, parce que ça n’avançait pas et par contre après ça s’est super bien passé.

Gv : à propos de la soirée en elle-même tu as quelques réactions sur le spectacle, l’ambiance qu’il y a eu, les gens que tu as pu croiser lors de la soirée.
Map : je regrette un peu que les 4A soient venus un moment donné embêter les vestiaires. Et sinon après c’était bien : tout le monde était content, ça s’est bien très bien passé même ce qui est problème de scènes, l’éclairage, la sono où on était pas au point du tout. Globalement ça a été.
[…]

Gv : on va parler de ton rôle dans le spectacle, et t’as présence sur scène. J’ai remarqué quelques petites choses. Premier rôle que tu as eu, c’était hôtesse de l’air, un signal pour tous les mecs de la salle ; « je veux m’envoyer en l’air, faut venir ! ! » ?
Map : ah non pas vraiment. Le truc c’est qu’au début on avait eu l’idée de 2 présentateurs avec un défilé, mais les sketches se sont faits et il n’y avait plus de présentateurs. On s’est aperçu 3 jours avant, que les sketches ne s’enchaînaient pas forcément bien, il manquait quelque chose. Il se trouve que j’avais eu l’idée de faire comme dans un avion et on s’est dit on va le mettre à la limite tout du long, et le texte c’est Stéphanie qui me l’as fait. Merci Steph ! ! Ça s’est décidé sur le fil.

Gv : et d’ailleurs comment réagis-tu au fait que l’on s’y est pris 2 mois à l’avance et que la majorité du spectacle s’est faite 2 à 3 jours avant ?
Map : Les gens pensaient qu’ils avaient du temps, on est cool et on verra après. J’avoue que je suis plutôt du genre stressée donc je préfère m’y prendre 3 mois à l’avance, même si la veille je ne suis toujours pas prête. […] C’est un peu dommage, je pense qu’on aurait pu le faire plus cool, et peut-être plus sur plus de temps. Mais est-ce qu’avec plus de temps, on aurait peut-être été plus au point ; qui sait. On s’en est bien sorti, c’était quand même risqué, parce que tout n’était pas bien réglé. Mais bon à la limite, je sais pas, est-ce que c’est pas mieux si c’est un peu plus spontané.

Gv : et est-ce que tu serais prête à la refaire dans les mêmes conditions ?
Map : oh oui ,ouais.

Gv : avec le même bordel ?
Map : oh ouais, ça fait partie de l’organisation.

Gv : tu avais aussi un autre rôle lors de la cérémonie ; une femme plus au devant de la scène, un autre signal ?
Map : non (rires), et il n’y avait rien de prémédité dans tout ça ! ! J’avoue ! ! Mickael m’a trouvée vraiment par hasard au départ ce devait être Elodie, mais elle n’a pas voulu et en aucun cas cela n’était prévu.

Gv : et te retrouver sur la photo ça t’as fait quoi ? Une photo distribuée aux 69.
Map : choquée et étonnée, je dirais. Au début, ouais super, les photos de groupe, et tout je vois les photos de Mickael, c’est super sympa, et j’ai vu la mienne je me suis dis pourquoi je suis là ! (rires)

Gv : encore présente sur scène avec la chorale. Rôle de star, encore pour attraper un homme ?
Map ; (rires) c’est encore un coup qui n’était pas prévu, parce que je devais faire partie des chœurs, à l’arrière, et on m’a proposée de venir avec les choristes [NDLR :Lisa et Cécile], car on ne les entendaient pas assez. Donc en renfort. Et heureusement qu’ils y avaient les micros.[…]Et c’est vrai qu’on n’a jamais chanté aussi bien que le soir du spectacle.

Gv : et si tu avais un phrase à retenir de la soirée, ce serait quoi ?
Map : (silence) euh, une phrase de la soirée.

Gv : bon anniversaire M Loudière 80 ans ça se fête ! ! !
Map : non, non (silence), une phrase qui résumerait ?

Gv : non, une phrase qui t’as marquée, Alain a dit : « I’d like to like this », ce qui ne veut rien dire. Mais c’est pour un sondage , un grand test.
Map : non je sais pas, une phrase comme ça…J’allais dire que l’aventure continue, faut pas que ça se perde.

Loh et Bob pour le gv.


J’irais à la feria si…

Comme tous les ans, à la même période, on va encore nous rabattre les oreilles des diverses ferias et autres corridas, spectacle dont un groupe espagnol disait que l’appeler culture était une insulte à l’intelligence et au déroulement de notre évolution… En fait ce qui m’énerve dans ces manifestations, ce n’est pas tant la mise à mort du taureau (il irait à la boucherie de toute manière…) mais tout le tapage qu’on fait sur le torero en acclamant ce type qui applique la célèbrissime tirade « à vaincre sans péril on triomphe sans gloire » et qui, avouons-le, ne fait qu’achever une bête blessée.

Je propose donc quelques modifications à cette forme de combat ritualisée pour que le spectacle soit vraiment un duel loyal et équitable dont le torero pourrait se vanter d’être sorti vainqueur :

1- Ne pas émousser les cornes du taureau avant l’entrée dans l’arène, le torero, lui, a bien une épée.
2- Supprimer les picadors : le torero serait lui aussi moins vif avec 3 flèches plantées dans le dos.
3- Supprimer les « clowns » : si le torero est par terre, qu’il se débrouille donc tout seul, personne ne l’a forcé à descendre dans l’arène ; le taureau n’a pas de vaches qui vont dans tous les sens pour distraire le torero, lui.
4- Arrêter d’assommer le taureau aux calmants, le torero ne se pique pas à l’héro avant d’aller dans l’arène.

Avec ça, le torero est vraiment un héros s’il sort vivant du combat et mérite d’être applaudi et acclamé s’il sort vainqueur.
Au fait, un dernier conseil : si ceci est appliqué, évitez d’aller aux méchouis qu’on fait généralement avec les taureaux vaincus… la bête aurait de fortes chances d’être malade.

C’était un brûlot latino de Frère Franck


La ronde des surnoms

Après six mois dans le même bateau, des liens inextricables se sont tissés parmi les 1A (confere article Tripotage par ailleurs). Et, dans l’intimité chaude et réconfortante du moite amphi 306, des surnoms ont jailli... Voici l’histoire de la promo Puy-de-Dome...

Zitoune [...]
C’est une longue histoire, mais pour résumer cherchez donc ce que "Zitoune" signifie en Arabe ...

Dabot [...]
C’est le conquérant du mythique Nain de Jardin Noir durant le WEI. Prenant son courage à deux mains, il se jeta dans l’onde glacée pour en revenir victorieux mais enrhumé. Il s’écria alors "Ca y est, je l’ai eu, le Dabot Doir !!!"

Dabien [...]
Dérivé du précédent événement (tout aussi enrhumé) auquel s’ajoute le joyeux refrain "Ca va Biènng !"

Ra [...]
Hum... Râ-Grandin... ça tombe sous le sens.

Monica [...]
La très proche collaboratrice du Président (alias Bill pour la peine) toujours prête à tout pour ce dernier.

Taz [...]
Au départ, question coiffure, c’était plutôt hérisson mais... ça a rapidement viré en diable de Tasmanie.

Astérix [...]
LOOK AND SEE !

Kévin [...]
Une soirée à la Taverne après l’impro... Le noir, la peur... Nico bodyguard de notre 3A préférée...

Tubbies [...]
Teub quoi...

Boon [...]
Mieux connu sous le nom de Super Boon. Ce héros sans peur et sans reproches naquit et forma sa secte à Frasne.

SchmittBoon [...]
Un des principaux disciples du précédent Gourou qui invoque son Maître en criant des "Raoul"

Le Belge [...]
Dans tous les films il y a un Chinois... Alors pourquoi pas un belge... d’origine.

La suite au prochain numéro...


La vie des clubs : le club IMPRO

Dans le cadre de notre grande série « la vie des bêtes clubs », je me suis intéressé au club impro, d’où filtrent tout un tas de rumeurs et coutumes bizarres. Je suis donc allé espionner l’équipe pendant son entraînement du 8/03…

Ca commence (à la bourre mais bon ça c’est normal) par un espèce de tutuyutu (désolé Zaza) et le bordel commence. Kevin se plaint de devoir faire la musique en bougeant et Paul démonte le plafond (entre autres).
Quelques uns remarquent ma présence, David et Kevin se plaignent (je le mets ici pour la première et la dernière fois étant donné que c’était continuel) . On arrive alors je ne sais comment au viol de David par NGR.

Les différents protagonistes s’affrontent alors dans des épreuves de force et Aurélie manque d’envoyer Kevin par la fenêtre. « Des faibles femmes y en a pas ici », me confiera plus tard celui-ci. L’aide illégale et le bordel sont ici de rigueur (au plus grand désespoir de « coach » Ingrid).

Autre exercice : le passage de balle imaginaire mais quand le coach introduit une seconde « balle » ça commence à être le bordel, et à 3 c’est ingérable. Là aussi la déconcentration par des réflexions d’une rare poésie est courante…

Quelques autres exercices (qui virent au bordel) dont celui de l’insulte qui tue : s’insulter sans dire une seule insulte « conventionnelle ». J’ai eu le droit aux somptueux « zygomorphe » et « bactérie avariée » (merci NGR).

Puis vient l’impro proprement dite avec un entraînement à la domination dominant-dominé (sic). En vrac, des répliques toutes plus poétiques les unes que les autres :
-  David : « fais le dominant t’aimes ça »
-  Stéphane : « des programmes cul…. Euh culturels »
-  Céline : « regarde-toi on dirait un pollux rouge »
-  Kevin : « ah t’as rien sous ton pull »
La coach apporte alors une précision importante : « c’est pas parce qu’on est dominé qu’on est sado-maso ».
Et j’en arrive à l’EXPLOIT : dans cette même catégorie « dominant-dominé », le thème « Aime-moi » SANS AUCUNE REPLIQUE GRAVELEUSE !!!! (Merci à NGR et Aurélie d’avoir épargné mes chastes oreilles).

Les impros arrivent ensuite. Je ne ferai pas de citation ici dans un souci de luminosité de pensée et de correction, et aussi parce qu’en rigolant à se rouler par terre c’est dur de prendre des notes.

A la fin la coach relaxe tout le monde avec une histoire lue dans le noir, très belle au demeurant même si j’ai rien compris et que NGR et David faisaient des trucs bizarres au fond de la salle.

A la fin j’interviewe la coach, et il en ressort trois choses :
-  l’équipe est ultramotivée pour le prochain match prochainement contre l’IUFM
-  c’est bien mais difficile de coacher des individus pareils et d’assurer la succession de Claude
-  les histoires douteuses « d’attaché au radiateur » dont j’ai entendu parler ne sont pas fondées.

En conclusion : allez aux matchs d’impro, ça vaut le coup on rigole bien !

Du reporter sans toujours aucune limite du GV, frère Franck.

Avec le concours de : Ingrid-coach, Virginie « va bosser sinon je te vire de la maison » , Aurélie « mon papa c’est le plus fort et je ne veux que du 54 carats » , Céline « oui maman » , David « XXX », Nico « Kevin » , Nico « NGR » , et Paul « Pollux », Stéphane « Aurélie joue aux billes avec moi » , Nico « Bob » « Votez pour moi ».

Droit de réponse :
Et voici les commentaires à chaud et sans radiateur d’Ingrid :
Y a pas de problème. Je n’ai rien à ajouter puisque tout est dit. Sauf que tu n’es peut être pas obligé d’insister autant sur le dynamisme de mes improvisateurs (le bordel qu’ils font).
J’arrive quand même à donner un cours, même si parfois j’ai l’air dépassée. Je sais aussi comment me faire respecter et les arrêter quand ils vont trop loin.
Mais ce n’est pas le but de l’atelier. D’ailleurs ils ont besoin de cette énergie pour travailler, sinon ca ne donne rien.


Le débat du mois : LE PACTE DES LOUPS

Vu les réactions pour le moins controversées des uns et des autres dont nous avons eu un bref échantillon dans nos mails à propos de ce film, nous avons pensé, à la rédaction du GV, mener une enquête plus approfondie sur le sujet où vous donneriez votre avis sur le film et répondriez aux 3 questions suivantes :
-  Avez-vous aimé le film et pourquoi ?
-  Quelle est votre scène préférée ?
-  Que pensez-vous des ralentis ?

Avant de dévoiler les résultats de cette enquête je tiens à remercier nos nombreux lecteurs qui ont répondu à cet appel (d’ailleurs si nombreux que je vais devoir résumer les réponses) et à préciser que je ne pourrais pas être taxé de partialité, je n’ai pas vu le film…

-  tatataaaaa… (fanfare) Et première question : avez-vous aimé le film et pourquoi ?
Le moins que je puisse dire, c’est que je comprends pourquoi il y a eu polémique : à peu prés la moitié des 2A étaient contents et l’autre moitié non. Chez les 1A c’était plutôt unanime du côté des "j’ai pas aimé".
Ceux qui ont aimé ce film l’ont en général aimé parce qu’il les changeait du cinéma Français habituel parce que ça ressemblait à une BD ou bien parce qu’il ont bien aimé l’action et les scènes de combat (en particulier le "kung-fu sioux").
Et c’est marrant de voir que ceux qui n’ont pas aimé n’aiment pas le film pour les mêmes raisons : c’est un film d’action et il a le scénario d’un film d’action américain (en général, faible et peu crédible). Ce qu’on peut ressentir également c’est surtout la DECEPTION qu’à inspiré le film à cette catégorie.
Si vous permettez, je laisserai le mot de la fin sur cette question à O2 qui a su parfaitement résumer la situation : "on voit là les conséquences d’une trop grosse promo commerciale : quand on nous dit allez voir le film il est génial (…) et bé forcément on attend quelque chose ; et beaucoup sont déçus (…)"

- J’en arrive maintenant à la seconde question : quelle est votre scène préférée ?
Des déçus m’ont parlé du début qui marquait la fin de son intérêt, on m’a aussi parlé également de citrouilles qui saignent et se font éclater sur des statues, mais le plus grand nombre a parlé de la méga-épée-de-la-mort-qui-tue-souple-et-solide-à-la-fois.
Il y en a un paquet qui se demande pourquoi l’indien protège Samuel Le Bihan avec son kung-fu car de toute façon ce dernier est invincible.

- Et enfin, last but not least, question éminemment pointue : qu’avez-vous pensé des ralentis ?
J’ai eu le droit à tout ici, du "plagiat de Matrix", à "donne du rythme au film" en passant par "random(t)" ou, très fort "ça donne le temps de comprendre". C’est marrant de voir que ceux qui n’ont pas aimé le film n’ont pas non plus aimé les ralentis… Ce qui paraît assez logique et donc je ne m’étendrai pas à ce sujet.

Merci à nos valeureux sondeurs qui ont bravé les pires traquenards (TD de droit à l’urbanisme, hydrogéologie) pour me faire parvenir ces quelques pages et encore plus à ceux qui ont répondu lisiblement

Frère Loup Franck.


Le groupe

Gv : vous pouvez nous rappeler ce que vous jouiez sur scène.
Sophie : moi, je faisais du violon.
Elodie : du violoncelle.
Mikael : de la basse
Cécile : je chantais.

Gv : il y avait en plus Zéphyre [excusé] à la clarinette et Patrice [en retard] à la guitare. Et qu’est-ce que vous retiendrez de votre prestation lors du baptême ?
Elodie : le fait de jouer ensemble, c’était cool. Il y avait une bonne ambiance, c’était sympa de jouer à plusieurs, que ce soit sur scène ou en répétitions.
Cécile : sinon, ce que j’ai bien aimé, c’est le moment où tout le monde reprenait lors que je chantais. C’était vraiment super, super agréable.
Elodie : du coup, ça donne envie de jouer encore mieux.

Gv : est-ce qu’on vous reverra tous ensemble ?
Mikael : ça dépend, s’il y a une idée qui est lancée, s’il y a quelqu’un qui a une idée précise en tête.
Sophie : parce que là, c’est Patrice qui a lancé l’idée de jouer du Brassens, qui a fait les partitions.
Elodie : c’est pas évident de mettre ensemble basse, guitare, violon, violoncelle et clarinette.
Sophie : il a fait les partitions en fonction des instruments qu’il avait trouvé, après qu’il nous ait demandé.

Gv : et Cécile, est-ce que ça te tente de chanter avec Gentiane ?
Cécile : ce que je préfère, c’est quand il y a plusieurs chanteurs et qu’on peut alterner les voix. Mais le problèmes, c’est qu’il n’y a pas vraiment de groupe de musique réellement mis en place.
Mikael : ça va se faire. On y travaille.
Cécile : mais il y a plusieurs personnes qui aiment bien chanter et arrivent à bien chanter mais ils n’osent peut-être pas. Par exemple, dans la chorale du Gospel, certains ont vraiment une oreille musicale.

Gv : c’est Patrice qui a eu l’idée de former le groupe, savez-vous pourquoi il a choisi Brassens ?
Sophie : je crois qu’il aime bien et puis par rapport au thème du 20ème siècle, il manquait quelque chose de vraiment français.

Gv : et vous avez mis du temps à mettre tout cela en place ?
Sophie : le premier morceau que l’on a joué, "Les trompettes de la renommée" s’est mis en place facilement, alors que les deux autres étaient plus difficiles à cause du rythme.
Elodie : à cause des changements de tempo
Sophie : Brassens, il est tout seul avec sa guitare, il fait comme il veut, alors que jouer tous ensemble c’est plus difficile.

Gv : quant au choix des instruments ?
Sophie : il fallait forcément une guitare. Et la basse, ça calait bien le tempo.
Elodie : c’était pas évident à faire.
Mikael : Pat regrettait quand même de ne pas avoir une acoustique amplifiée.
Cécile : le mélange classique et électrique, ça rendait vraiment super bien. Sur du Brassens, j’étais vraiment épatée de voir à quel point ça pouvait rendre aussi bien.
Mikael : c’était intéressant comme expérience, je n’avais joué avec des instruments classiques.
Elodie : Et moi jamais avec des guitares électriques !

Gv : justement ; comment jugez-vous Mikael et Patrice, puisque vous avez eu une formation classique ?
Sophie : de toute façon, dans le morceau, ils étaient indispensables pour le rythme.
Elodie : c’est eux qui entraînaient, sans eux, ça aurait été tout plat ; on n’aurait pas pu jouer.

Gv : même question vis-à-vis des instruments à cordes et à vent et de la voix ?
Mikael : déjà j’étais impressionné, ils arrivent pour la première fois avec leurs partitions sur leurs pupitres et ils jouent de suite. Je suis incapable de lire une portée. Et puis c’était surtout des sonorités que je n’avais pas l’habitude d’entendre, et c’était une belle harmonie entre clarinette, violon et violoncelle.

Gv : alors, prêts à la refaire, tous ?
Tous : oh ouais.

Arrivée de Patrice, le quart d’heure engees a encore frappé !!!

Sophie : alors tu réponds à froid, pourquoi Brassens ?
Patrice : parce qu’il est français ! 20ème siècle, chanson française. Et j’avoue que j’ai un peu plus découvert. C’était un peu la solution de facilité. Mais c’était bien.

Gv : alors pour Patrice on va reprendre la question posée à Mikael : que penses-tu des instruments à cordes et à vent et de Cécile ?
Patrice : j’adore les sons de violoncelles, et après les violons question qui fallait pas…(rires)
Sophie : mais je suis d’accord avec toi !
Patrice : Cécile parfaite.

Gv : et comment as-tu ressenti cette soirée ?
Patrice : ç’a été vite, rapide, quoi !
Mikael : de toute façon, c’est toujours comme ça.
Elodie : ouais, on répète super longtemps et on passe 5 minutes
Mikael : quand je joue de 21h à 1h le samedi soir, ça passe quand même assez vite, les parties s’enchaînent. T’es bien mort à la fin, mais c’est passé. De toute façon, quand t’es dans la musique, et que tu vis ce que tu joues, le temps tu ne le vois pas passer.

Gv : et donc Cécile ton avis sur les autres présents sur scène ?
Cécile : je ne savais pas à quoi m’attendre. Je ne savais même pas quels étaient les instruments et rien qu’au début avec seulement violon, violoncelle et la clarinette, c’était vraiment super. Et après au deuxième morceau avec la basse et la guitare, ça rendait super bien, une belle harmonie.

Gv : vous semblez tous experts et expertes dans ce que vous faîtes.
Sophie : j’ose pas le dire, ça fait tellement longtemps, j’ai fait 10 ans de violon. C’est énorme pour arriver à pas grand’ chose (rires).
Elodie : ouais !! Moi j’ai arrêté. 5 ans de violon, 5 ans de violoncelle. Je pouvais plus le violon, j’ai commencé trop tôt, j’étais trop nulle.
Patrice : c’est vrai qu’au début c’est ingrat.
Sophie : moi je me rendais pas bien compte en fait, mais quand j’entends ceux qui commencent, les parents doivent vraiment subir (rires). Ah, les pauvres !!!
Mikael : ça fait 5 ans que je joue de la basse.
Patrice : ça pas trop longtemps, je ne m’en souviens plus. Non, j’ai commencé le piano à 4 ans, et ouais (rires).
Mikael : tout s’explique !!!
Cécile : j’ai fait du violoncelle, durant 8 ans et j’ai arrêté ça fait 5 ans. Je sais, il va falloir que je reprenne…
Sophie : Mais comment t’as fait pour arrêter le violoncelle ?
Mikael : oh, c’est facile : tu le mets dans un coin et t’y touche plus, voilà !!!
Cécile : j’en avais vraiment marre, disons ce qui m’énervait c’était tout l’univers conservatoire, les auditions, les examens. J’ai commencé la musique à 6 ans et à un moment j’en avais vraiment marre, ça ne me plaisais plus. Mais parfois un jour, on a vraiment envie de reprendre. Sinon pour le chant, j’ai jamais pris de cours.

Gv : et pour le choix de vos instruments ?
Patrice : et bien la guitare, ça s’imposait. Et en fait le piano, c’était chiant à écrire, les accords tout ça quoi.
Elodie : déjà pour le violon le son est beaucoup trop aigu, ça fait mal aux oreilles (rires), mais j’étais trop nulle, c’est pour ça et puis le violon au début…
Sophie : n’essayez pas de me convaincre, je suis persuadée que le violoncelle c’est carrément mieux que le violon.
Elodie : et c’est vachement chaleureux comme son.
Mikael : c’est le côté son grave pour la basse. La première chose que t’entends quand t’arrives à une fête ou un concert, c’est la basse. Ça ronronne, ça passe partout. La basse, c’est ,un instrument qui n’est pas en avant, mais si tu l’enlèves il te manque quelque chose. C’est ça que j’aime bien.
Patrice : juste un truc, on était à un concert de Jimmy Cliff à Toulouse et la basse s’entendais à 20 kilomètres.
Sophie : les baleines, ça communique comme ça. A des milliers de kilomètres.
Mikael : mais c’est chiant quand t’es dans un appart’ et que tu veut jouer.

Gv : et est-ce que vous êtes impliqués dans un groupe ou un ensemble ?
Patrice : ouais !!! En fait j’aurais de la pub à faire…mais je te dirai après.
Mikael : je fait partie d’un groupe folk, qui fait du traditionnel breton, en partie et aussi irlandais, scandinave, russe. Très éclectique ! On anime des fest-noz, et on fait une tournée cet été en Bretagne, et sinon on joue à Lutterbach près de Mulhouse, le samedi 24 mars à partir de 21h.
Patrice : pour conclure, c’était un vrai plaisir de jouer avec vous. C’était cool.

Loh pour le Gv.


A INSERER POUR BOUCHER DES TROUS

Aurélie G., danseuse émérite : Au final, j’étais contente du résultat. Tout le monde a mené ça à bout avec les moyens du bord.

Alain, Powerpoint allmost fulltime : C’était pas mal.

Stéphane D., choriste de charme : J’étais parti sur un avis fredien pour terminer sur un avis mensionien, à savoir : de désastreux à merveilleux voire je plane !

Geneviève, euh ? ? ? : J’ai été surprise par la productivité mise en place en si peu de temps. Ca a vraiment évolué en peu temps.

Stéphane L., l’un des DJ de cette soirée : C’était très bien. Il y avait la pression au début [après il y en avait aussi mais c’était pas la même précise Taz]. Ca s’est gâté quand on s’est mis un peu de ger… dessus.

Laurent H., le Clyde de Marilyn Moisset : Très bien, très réussi, on s’est franchement poilé. Si c’était à refaire… euh.. on le referait.

Célia , elle aussi choriste… euh… chimiste : Je ne peux pas exprimer cela en une seule phrase !

Guillemette, encore une ! choriste : C’était très bien [l’air très convaincu…]


Les bonnes recettes du Grand Vicaire.

Aujourd’hui, pour le premier numéro de cette nouvelle rubrique gastronomique, apprenons ensemble une nouvelle recette : LA SAUCE CHOUPINET.

Ingrédients :

-  150 à 200 grammes de pâtes par personne (le conseil de Choupinet : spaghettis LUSTRUCU aux œufs frais)
-  un demi sachet de lardons nature par personne
-  10 centilitre de crème fraîche par personne
-  3 cuillerées à soupe de sauce tomate cuisinée par personne (le conseil de Choupinet : BUITONI NAPOLITAINE)

Préparation :

Dans la poêle, cuire les lardons avec du beurre. Quand les lardons sont presque cuits, ajouter la crème fraîche. Une fois que ça a fondu, ajouter la sauce tomate et remuer pour homogénéiser. Verser la sauce sur les pâtes (cuites !). GNE, GNE, C’EST PRET.

Bob, aide cuistot de Choupinet.


LES MOTS CROISES

A B C D E F G H I J K L M
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11

HORIZONTALEMENT
1. Elle plaît à Nabokov.
2. Vendre.
3. Le meilleur est celui de bananes. Indigène.
4. Possessif. Grecque. Enveloppe d’un grain de céréale.
5. Lémurien malgache, arboricole et végétarien. Intransigeance, technicité, ruralité. Nid d’espions.
6. Il gardait le harem impèrial… mais n’en profitait pas. Paysage de Dune.
7. Initiales marseillaises. Etre sur le feu.
8. Localisée. Le « cours » préférée de la n°1.
9. Agent de liaison. Diminutif. Comme l’administration.
10. Agent de liaison régional. Affrontera sa peur.
11. Aux mœurs très libres. Existes.

VERTICALEMENT
A. Source d’intolérance.
B. Pas toujours pacifique.
C. Fonction mathématique. Anti-odeurs. Cours appliqués.
D. Personnel. Broyer du noir.
E. Gouffre tolkienesque, ou « orme » en anglais. Averbe anglais. Demeure familiale de Scarlet.
F. Une mer bouleversée. Note.
G. Infinitif. Parasite. Voyelles.
H. Chassez-les et ils reviennent au galop.
I. Refusa d’avouer. Cailloux et sécheresse. Voyelles.
J. Dessin abouti.
K. Agiras comme un médecin légiste.
L. Regarder. Monnaie sud-africaine abrégée.
M. Il vise à améliorer.

Nanou


Interview Mikael

Gv : ton avis à propos du baptême ?
Mikael : je pense que je me serais pas mal amusé si j’avais été là en tant que non-organisateur, je pense que ça aurait été pas mal, parce que j’ai eu plusieurs échos de copains de l’ENSAIS qui sont venus à la soirée et qui m’ont dit que c’était vraiment bien. Maintenant je ne sais pas, je me serais peut-être fait chier pendant les discours.

Gv : et en temps que président de promo ?
M : J’ai fait un discours et j’ai un peu papoté avec les officiels ; ils étaient très contents de la promotion d’ailleurs et ils m’ont dit qu’on serait très bien reçu normalement. J’ai eu le droit de voir ma tronche sur pas mal de photos, mais à par ça…

Gv : et est-ce que ça t’a permis de mieux connaître la promo ?
M : c’est sûr, j’ai été en contact avec des gens avec qui je ne parle pas trop d’habitude, parce que chacun a ses goûts et centres d’intérêts. Comme j’avais un peu un rôle de supervisation, j’étais obligé d’aller voir tout le monde. Et c’est vrai que j’ai appris à connaître certaines personnes avec qui je n’avais pratiquement pas eu de rapports avant. Et je pense ne pas avoir été le seul dans ce cas là.

Gv : et au niveau du temps ?
M : ça m’en a demandé beaucoup, du temps pris sur les loisirs que je faisais avant. J’avais l’habitude d’aller grimper 2 à 3 fois par semaines et pendant les 2 semaines avant le baptême je n’y suis pas allé du tout ! C’est pour donner une idée mais il y a d’autres choses qui sont passées à la trappe. Donc un investissement personnel assez fort.

Gv : prêt à le refaire dans les mêmes conditions : laisser de côté telle ou telle activité ?
M : franchement le refaire comme ça, ça me prendrait un peu la tête. Ouais grave, donc plutôt non. Même si au final c’était vraiment super, j’étais très content de ce qui s’est fait, de la participation de chacun. J’étais même étonné par certaines personnes dont je ne pensais pas quelles allaient s’investir autant, qui ont vraiment donné de leur temps et des idées. Mais le refaire, non, ça m’a pris trop de temps. Ou alors avec un rôle différent, ou peut-être que ce serait plus facile la deuxième fois…C’est pour ça que l’année prochaine, aux 1A, je leur dirai : cherchez dès septembre !!!

Gv : mais quand on y regarde bien, ça s’est fait sur en gros 5 jours !
M : je pressais les gens, parce que je voyais un peu le tout d’ensemble et j’avais un peu peur qu’on n’ait pas le temps de faire tout correctement et j’avais surtout peur pour le spectacle. Mais bon apparemment certains a qui travaillent mieux sous la pression et se motivent quand ils sentent l’échéance arriver. Je serai plutôt du genre à m’y prendre à l’avance. Mais d’un autre côté, je suis venu à une réunion, j’avais fait un planning, on m’a dit qu’il ne serait jamais respecté ; mais au final il n’avait été pas si mal suivi.

Gv : parlons de la journée en elle-même. Tu ne semblais pas franchement à l’aise avec les personnalités.
M : non, sérieusement, je n’étais pas à l’aise. Je pensais que je le serai beaucoup plus, parce que j’ai une certaine habitude du public, d’être sur scène. Donc si tu veux, pour le discours, je pensais que ça se passerait bien.

Gv : tu t’en es pas mal tiré, pourtant.
M : c’est ce qu’on m’a dit, mais je l’ai très mal ressenti. Au moment où je le disais [le discours], j’avais l’impression de bafouiller, de ne pas parler correctement, de parler trop vite. Comparé à la façon dont je l’avais répété avant, ça ne s’est pas passé comme je l’aurai voulu. Apparemment ç’a été bien ressenti ; donc c’était bien. J’étais content, mais maintenant à propos de la rencontre avec les personnalités, j’étais pas trop à l’aise : je ne savais pas trop quoi leur dire. Le problème, c’est qu’on nous dit : "voilà, c’est le président du conseil général, c’est le président de la DDAF…", mais bon c’est cool, t’es là, t’es en début de 1ère année, tu sais pas trop encore ce que ça représente comme responsabilités, comme statut ou comme poids. Et après on m’a dit : "celui qu’il faut bichonner, c’est le directeur général de l’administration, parce que lui c’est le plus grand" […] Mais bon je n’en savais pas plus , alors je ne savais pas trop quoi leur dire.[…]

Gv : C’était à propos des photos, mais bon, mais bon, c’est pas la peine d’en rajouter. T’as vraiment pas l’air à l’aise. Mais on en a déjà parlé. Alors tes prestations dans le spectacle, tu peux nous rappeler ce que tu as fait ?
M : j’ai fait un sketch que l’on a appelé "traditions". En fait, c’est une reprise d’un groupe qui s’appelle Chanson plus bi-fluorée, qui vient d’Alès dans le Sud. Et j’ai donc repris ce truc sur scène, et le plus dur a été de prendre l’accent. J’ai mis pas mal de temps.

Gv : parce que tu viens du Nord de la France.
M : ouais ! Ça s’est bien passé, à part quelques gros lourds dans la salle qui voulaient absolument que je chante, alors qu’il était hors de question que je chante. A aucun moment il n’était prévu que je chante, même si au début du sketch je dis que je vais chanter ; après je raconte plein de trucs mais je ne chante pas. Il y en a qui étaient un peu frustrés que je ne chante pas, mais bon… Et puis, il y en avait 2-3 qui connaissaient le sketch, et à la fin, il y a eu quand même une bonne interactivité. Donc c’était cool.

Gv : et comment as-tu géré le truc ?
M : à partir du moment où tu as commencé, tu dois faire quelque chose, tu le finis ; et quitte à le faire, autant bien le faire ! Quand ils [les 4A] ont commencé à gueuler, il faut pas faire gaffe, de toute façon, c’est 2-3 éléments [dont la sœur de Brice], 2-3 voix, mais je ne les entendais pas, j’étais dans mon truc. De toute façon, c’est clair qu’un sketch, certains aiment et d’autres. C’est assez rare quand un sketch plaît vraiment à tout le monde. Et donc j’étais dans mon truc et quand ils ont commencé à gueuler, de toute façon il fallait que je finisse. Et à ce moment-là tu finis, mais tu finis bien, toujours avec le sourire. Il y a même un moment où j’ai essayé de répondre à un mec qui a gueulé, ça collait bien dans mon texte. J’ai essayé de jouer avec eux.

Gv : et après tu sors de scène, t’exploses, ou ..?
M : non, j’étais un peu dégoûté, moi j’m’en fous ; j’avais rempli mon contrat. J’avais fait mon truc, et je l’avais bien fait, sans bégayer. Donc à partir de là, après si le public aime moins ou pas…

Gv : Juste un petit mot à propos de ta participation dans le groupe pour l’hommage à Brassens [lire l’interview du groupe] ?
M : déjà, j’étais impressionné par Patrice qui a fait les arrangements , parce que je suis incapable de lire une partition. Alors avec d’autres instruments, des chants, des contre-chants, et des harmonies, dis vulgairement, ça m’a troué le cul ! ! ! Et sinon c’était assez enrichissant comme expérience. C’était la première fois que je jouais avec des instruments classiques ; j’ai l’habitude de jouer avec des instruments acoustiques dans mon groupe, Le Groupe Sans Gain, on fait du traditionnel breton, il y a pratiquement que des instruments acoustiques, à part batterie, synthé, guitare et basse, tout le reste : violon, bombarde, etc. c’est acoustique. Je n’ai jamais joué avec des instruments classiques comme violon, violoncelle et clarinette.

Gv : c’était sen-sa-tio-nnel ! ! !
M : merci. Pat’ y est pour beaucoup. Comme je lui ai dit que je ne savais pas lire les partitions, il m’a juste filé les accords et après j’ai fait un petit truc derrière. Une fois que j’ai le nom des accords, je sais me débrouiller. Ce qui était impressionnant, c’était le premier morceau : ils sont arrivés en répèt’, ils lisaient directement sur les partitions sans avoir déchiffré le morceau.

Gv : y a-t-il eu des gens qui t’ont conseillé pour le baptême, ou que tu aimerais remercier ?
M : déjà les 2A, en général, qui ont été assez disponibles quand on avait des conseils à leur demander sur comment ils avaient fait, s’ils avaient une idée sur tel ou tel sujet. Il y a particulièrement Anne et Fabrice que je voudrais remercier, ils ont écrit mon discours. Sachant que j’écris comme une brêle, il était hors de question que j’écrive un discours que j’aurais dû lire devant plein de personnes et faire des fautes de syntaxes et de français. Ça je suis spécialiste ! Quand j’écris, je n’ai pas un beau style de toute façon. Bon, j’avais quelques idées, mais en général ça passe pas génial. Donc j’ai plutôt préféré demander, pour que ce soit bien fait, même si ce n’est pas de moi. Après j’ai corrigé 2-3 trucs, mais le gros du discours, c’est eux ! Allez, je vais faire un discours de président, attention : "Je préfère servir la promotion en faisant un discours qui passe bien devant les officiels, même si ce n’est pas moi qui l’ai écrit ; au lieu d’un truc que j’aurais fait, mais qui serait mal passé." De toute façon, si tu crois que Chirac écrit tous ses discours… C’est un exemple, je ne me prends pas pour Chirac !

Gv : imagine ce que tu vas pouvoir faire : tu n’écris pas tes discours et t’es déjà président ! !
M : de toute façon, le rôle d’un président, c’est déléguer ! ! !
[…]

Gv : et après, la soirée ?
M : j’avais eu pas mal de pression avant, et une fois que le spectacle était terminé, pour moi, le gros de la soirée était passé. Après quoiqu’il arrive, les gens étaient là pour s’amuser. Mais, c’est sûr que j’avais envie de m’amuser. En début de soirée, ma copine était là, donc j’ai commencé à m’amuser avec elle, mais elle n’est pas restée longtemps, elle était assez fatiguée. Je l’ai raccompagnée et puis voilà. En revenant j’ai fait l’entrée, je suis resté plus longtemps que prévu puisque ceux qui devaient prendre leurs tours n’arrivaient pas. Cela ne m’a pas trop gêné et ensuite je suis monté, je voulais voir un peu où ça en était, et bon apparemment, ça allait bien. J’ai bu encore un petit peu et je suis allé au bar à bière. Et là il y avait Zitoune tout seul qui galérait et je l’ai aidé jusqu’à la fin de la soirée. Mais bon ceci dit j’avais pas 3 grammes, de toute façon, j’avais même pas la tête qui tournait. Et il fallait que je reste un minimum présentable, s’il y avait un problème notamment avec les vigiles. […]

Gv : et d’ailleurs ta copine, qu’a-t-elle pensé de la soirée, si c’est pas trop indiscret ?
M : elle a trouvé que c’était bien. Bon pour le discours, elle a quand même ressenti que j’étais pas à l’aise, même si tout le monde dit que ça que ça passait bien.
Gv : c’est vrai qu’au niveau de la voix, ça n’était pas assuré.
M : c’est vrai, mais moi, je l’ai ressenti d’une façon vraiment très forte. Bon à part ça, les discours, elle a trouvé ça très chiant. Sinon le spectacle, elle a bien rigolé, mon sketch elle le connaissait bien, parce que je l’ai répété avant. Elle a vraiment bien aimé l’ensemble du spectacle ; elle fait du théâtre en plus, donc c’est sûr elle a vu des trucs qui ne se feraient pas dans un pièce de théâtre ou par des acteurs. Mais ceci dit elle a quand même beaucoup aimé. Même avec un œil un peu plus exercé, c’est très bien passé. J’étais content et puis la soirée après c’était bien, ça bougeait partout.

Gv : et si tu devais retenir une image de la soirée ou un truc que tu garderais en tête, un scène, ou quelqu’un ?
M : (rires) oh, non, je peux pas me permettre.
Gv : tu balances si tu veux.
M : Thibaut M[...], qui était assez impressionnant en fin de soirée, je dois dire. Mais une image en général, c’est l’image de tout le monde qui était content d’être là, on s’est bien amusé. De toute façon à chaque fois que je croisais des personnes, tout le monde rigolait ou s’amusait. Bon, c’est sûr il y a avait les bars qui aidaient un peu.

Gv : si tu as un dernier mot à dire.
M : j’étais content de voir en général les gens qui n’étaient pas vraiment présents à la soirée pour l’organisation, qui étaient là le lendemain ou le surlendemain pour nettoyer. Et merci aux 2A qui ont nettoyé les chiottes du 1er étage, parce que …j’y suis rentré à la fin de la soirée et je suis ressorti aussi sec parce que ça m’a pris à la gorge.

Gv : donc globalement content de ce qui c’est fait.
M : ouais, ouais, je suis content. Je suis content de vous.

Loh pour le Gv.


Interview Mikael modifiée

Gv : ton avis à propos du baptême ?
Mikael : je pense que je me serais pas mal amusé si j’avais été là en tant que non-organisateur, je pense que ça aurait été pas mal, parce que j’ai eu plusieurs échos de copains de l’ENSAIS qui sont venus à la soirée et qui m’ont dit que c’était vraiment bien. Maintenant je ne sais pas, je me serais peut-être fait chier pendant les discours.

Gv : et en temps que président de promo ?
M : J’ai fait un discours et j’ai un peu papoté avec les officiels ; ils étaient très contents de la promotion d’ailleurs et ils m’ont dit qu’on serait très bien reçu normalement. J’ai eu le droit de voir ma tronche sur pas mal de photos, mais à par ça…

Gv : et est-ce que ça t’a permis de mieux connaître la promo ?
M : c’est sûr, j’ai été en contact avec des gens avec qui je ne parle pas trop d’habitude, parce que chacun a ses goûts et centres d’intérêts. Comme j’avais un peu un rôle de supervisation, j’étais obligé d’aller voir tout le monde. Et c’est vrai que j’ai appris à connaître certaines personnes avec qui je n’avais pratiquement pas eu de rapports avant. Et je pense ne pas avoir été le seul dans ce cas là.

Gv : parlons de la journée en elle-même. Tu ne semblais pas franchement à l’aise avec les personnalités.
M : non, sérieusement, je n’étais pas à l’aise. Je pensais que je le serai beaucoup plus, parce que j’ai une certaine habitude du public, d’être sur scène. Donc si tu veux, pour le discours, je pensais que ça se passerait bien.

Gv : tu t’en es pas mal tiré, pourtant.
M : c’est ce qu’on m’a dit, mais je l’ai très mal ressenti. Au moment où je le disais [le discours], j’avais l’impression de bafouiller, de ne pas parler correctement, de parler trop vite. Comparé à la façon dont je l’avais répété avant, ça ne s’est pas passé comme je l’aurai voulu. Apparemment ç’a été bien ressenti ; donc c’était bien. J’étais content, mais maintenant à propos de la rencontre avec les personnalités, j’étais pas trop à l’aise : je ne savais pas trop quoi leur dire. Le problème, c’est qu’on nous dit : "voilà, c’est le président du conseil général, c’est le président de la DDAF…", mais bon c’est cool, t’es là, t’es en début de 1ère année, tu sais pas trop encore ce que ça représente comme responsabilités, comme statut ou comme poids. Et après on m’a dit : "celui qu’il faut bichonner, c’est le directeur général de l’administration, parce que lui c’est le plus grand" […] Mais bon je n’en savais pas plus , alors je ne savais pas trop quoi leur dire.[…]

Gv : C’était à propos des photos, mais bon, mais bon, c’est pas la peine d’en rajouter. T’as vraiment pas l’air à l’aise. Mais on en a déjà parlé. Alors tes prestations dans le spectacle, tu peux nous rappeler ce que tu as fait ?
M : j’ai fait un sketch que l’on a appelé "traditions". En fait, c’est une reprise d’un groupe qui s’appelle Chanson plus bi-fluorée, qui vient d’Alès dans le Sud. Et j’ai donc repris ce truc sur scène, et le plus dur a été de prendre l’accent. J’ai mis pas mal de temps. Mais ça s’est bien passé, à part quelques gros lourds dans la salle qui voulaient absolument que je chante, alors qu’il était hors de question que je chante. A aucun moment il n’était prévu que je chante, même si au début du sketch je dis que je vais chanter ; après je raconte plein de trucs mais je ne chante pas. Il y en a qui étaient un peu frustrés que je ne chante pas, mais bon… Et puis, il y en avait 2-3 qui connaissaient le sketch, et à la fin, il y a eu quand même une bonne interactivité. Donc c’était cool.

Gv : Juste un petit mot à propos de ta participation dans le groupe pour l’hommage à Brassens [lire l’interview du groupe] ?
M : déjà, j’étais impressionné par Patrice qui a fait les arrangements , parce que je suis incapable de lire une partition. Alors avec d’autres instruments, des chants, des contre-chants, et des harmonies, dis vulgairement, ça m’a troué le cul ! ! ! Et sinon c’était assez enrichissant comme expérience. C’était la première fois que je jouais avec des instruments classiques ; j’ai l’habitude de jouer avec des instruments acoustiques dans mon groupe, Le Groupe Sans Gain, on fait du traditionnel breton, il y a pratiquement que des instruments acoustiques, à part batterie, synthé, guitare et basse, tout le reste : violon, bombarde, etc. c’est acoustique. Je n’ai jamais joué avec des instruments classiques comme violon, violoncelle et clarinette.

Gv : c’était sen-sa-tio-nnel ! ! !
M : merci. Pat’ y est pour beaucoup. Comme je lui ai dit que je ne savais pas lire les partitions, il m’a juste filé les accords et après j’ai fait un petit truc derrière. Une fois que j’ai le nom des accords, je sais me débrouiller. Ce qui était impressionnant, c’était le premier morceau : ils sont arrivés en répèt’, ils lisaient directement sur les partitions sans avoir déchiffré le morceau.

Gv : y a-t-il eu des gens qui t’ont conseillé pour le baptême, ou que tu aimerais remercier ?
M : déjà les 2A, en général, qui ont été assez disponibles quand on avait des conseils à leur demander sur comment ils avaient fait, s’ils avaient une idée sur tel ou tel sujet. Il y a particulièrement Anne et Fabrice que je voudrais remercier, ils ont écrit mon discours. Sachant que j’écris comme une brêle, il était hors de question que j’écrive un discours que j’aurais dû lire devant plein de personnes et faire des fautes de syntaxes et de français. Ça je suis spécialiste ! Quand j’écris, je n’ai pas un beau style de toute façon. Bon, j’avais quelques idées, mais en général ça passe pas génial. Donc j’ai plutôt préféré demander, pour que ce soit bien fait, même si ce n’est pas de moi. Après j’ai corrigé 2-3 trucs, mais le gros du discours, c’est eux ! Allez, je vais faire un discours de président, attention : "Je préfère servir la promotion en faisant un discours qui passe bien devant les officiels, même si ce n’est pas moi qui l’ai écrit ; au lieu d’un truc que j’aurais fait, mais qui serait mal passé." De toute façon, si tu crois que Chirac écrit tous ses discours… C’est un exemple, je ne me prends pas pour Chirac !

Gv : imagine ce que tu vas pouvoir faire : tu n’écris pas tes discours et t’es déjà président ! !
M : de toute façon, le rôle d’un président, c’est déléguer ! ! !
[…]

Gv : et si tu devais retenir une image de la soirée ou un truc que tu garderais en tête, un scène, ou quelqu’un ?
M : (rires) oh, non, je peux pas me permettre.
Gv : tu balances si tu veux.
M : Thibaut Mension, qui était assez impressionnant en fin de soirée, je dois dire. Mais une image en général, c’est l’image de tout le monde qui était content d’être là, on s’est bien amusé. De toute façon à chaque fois que je croisais des personnes, tout le monde rigolait ou s’amusait. Bon, c’est sûr il y a avait les bars qui aidaient un peu.

Gv : si tu as un dernier mot à dire.
M : j’étais content de voir en général les gens qui n’étaient pas vraiment présents à la soirée pour l’organisation, qui étaient là le lendemain ou le surlendemain pour nettoyer. Et merci aux 2A qui ont nettoyé les chiottes du 1er étage, parce que …j’y suis rentré à la fin de la soirée et je suis ressorti aussi sec parce que ça m’a pris à la gorge.

Gv : donc globalement content de ce qui c’est fait.
M : ouais, ouais, je suis content. Je suis content de vous.

Loh pour le Gv.


Hommage à mon papi

Il est là, assis sur sa chaise au coin de la cheminée. C’est une petite maison, très rustique perdue dans la campagne. Ici, la civilisation, il ne la voit pas souvent et c’est pour ça qu’il se sent si bien, là, dans son petit coin. Tous les jours, il se lève et sort de sa poche droite un petit paquet gris. C’est du Caporal, le bon vieux tabac qu’il fume depuis qu’il a douze ans.

Avant, il se levait pour aller travailler aux champs, remuer la terre, sa terre, tailler sa vigne qui donnait un vin si doux au palais, traire les vaches, sans oublier de faire la gnole annuelle. Une goutte après chaque repas, voilà son secret pour vivre longtemps. Mais voilà, tout cela est bien loin. Il a vieilli. Il boit toujours sa goutte et roule ses cigarettes avec sa manière bien particulière : à une seule main.

Le matin, quand il se lève, il va donc s’asseoir sur sa chaise, au coin de la cheminée et attend patiemment la soupe en jouant de l’harmonica ou en se roulant les pouces (les habitudes de prisonnier de guerre n’ont pas disparu)

Il regarde sa vie passée et se dit que malgré ses neuf ans perdus en Allemagne, il a eu de la chance. Parfois, les poches n’étaient pas bien remplies, c’est vrai, mais il y a toujours eu de quoi manger au coin de sa cheminée pour sa femme et ses deux enfants. Travailler la terre, ce fut dur, mais au moins il était libre et vivant.

Maintenant, l’Allemagne est pour lui une source inépuisable d’histoires et de blagues qu’il raconte à ses petits enfants. Malheureusement, la compréhension de ses récits se fait difficile : il n’a plus que quelques dents et mélange français et patois. Mais tous ses petits enfants restent là à l’écouter au coin de la cheminée.

Il arrive bientôt à la fin de son chemin. Il le sait, ou plutôt son corps le lui fait comprendre. Mais il ne se plaint pas, il ne souffre pas, au contraire, il est heureux. A 85 ans, assis au coin de la cheminée, sa cigarette aux bouts des doigts, il est fier de pouvoir dire à ses visiteurs : « j’ai deux arrières petits enfants, vous avez vu comme ils sont beaux ces deux petits jumeaux ; des vrais canailloux. Hier, Benjamin a pris mon béret et l’a mis sur sa tête. Vous l’auriez vu ! ! »

Et puis, il est heureux car il s’est que ces petits enfants et ses enfants viendront lui rendre visite. Peut-être pas demain, c’est vrai, mais dès qu’ils pourront. Ils s’assiéront là, avec lui, au coin de la cheminée et lui proposeront peut-être une partie de belote car ils savent que c’est le plus beau cadeau qu’ils peuvent encore lui faire. Juste une partie de belote…

DIDINE


Pendule

Les 1A sont malheureux, on leur a volé leur pendule !!!
ON VEUT LA RETROUVER !
Si vous avez des informations, des pistes, des photos de flag ou du saucisson (car on a faim quand même), ECRIVEZ NOUS !


Petite annonce : Les Aurélies sont en quête de surnoms … à votre libre inspiration …

Avis de recherche : on nous a signalé l’existence d’un document vidéo relatant les faits qui ont eut lieu durant la nuit dite "De Bâptème". Depuis, nous sommes sans nouvelles de ce document. Si vous avez des indices sur ce dernier, veuillez les communiquer au plus vite.


Philosophie

Oui, oui, c’est bien une rubrique Philosophie que le GV vous propose ici. Enfin, presque de la philosophie à en juger des réponses…
La question de ce numéro, c’est :

LE BONHEUR PEUT-IL ENCORE EXISTER ?

Entre plusieurs « Non mais c’est quoi ces conneries encore ? », voici quelques ébauches de réponse… entre soutenance de projet énergétique et oral d’HC…

Stéphane D. : Oui. Il est facile à trouver pour ceux qui l’ont déjà trouvé ou ceux qui sont sur le point de le trouver ou qui l’ont trouvé mais ne l’ont pas partagé. Un bonheur seul, c’est malsain.

Al1, le nez sur son texte de soutenance : Pffff…

Taz, jouant à Burning Métal : Le bonheur peut-il encore exister ? Oui mais ça va être dur à trouver.

Titi, faisant la même chose que le précédent : Je dirais… Tu n’as qu’à essayer la chute libre, tu verras.

Aurélie G., allant en HC : Le bonheur avec un grand B, peut-être pas mais le bonheur parfois, oui. Voilà…

Geneviève, de passage en 325 : J’aimerais bien… C’est ce que je cherche…

Coyote, révisant les similitudes de pompe : Je ne réponds pas.

Stéphane L., l’air béat : Bah bien sûr ! Il suffit de… Non, c’est vulgaire.

Agnès, toute pimpante : Oui ! Bien sûr pour moi !

Loh, entre deux coups de téléphone : Attends… Tu veux dire le bonheur absolu ou… ? Bah, je ne sais pas quoi te répondre.

Célia, sortant d’HC et croisant du même coup une certaine Aurélie G. précédemment citée : Oui mais pas pour moi.

Estelle, sur Word : Pourquoi PEUT-IL ? ? ?

Guillemette, regardant la première taper sur le clavier avec un doigt : Oh ça m’étonnerait !

Moi-même, interrogé par Titi : Penses-tu que je poserais la question s’il pouvait encore exister !

Bah… Voilà ce que ça donne la philosophie au Grand Vicaire ! ! !

Bob.


Quelques réactions pointilleuses de la part du président du club impro

J’ai lu avec attention l’article de Frère Franck (Que Dieu lui pardonne ses errements dans des clubs malsains pour la plus grande gloire du Grand Vicaire) et je me permets d’apporter juste une ou deux petites précisions, car un article sans rigueur ni exactitude n’est pas vraiment un article.
Tu mentionnes un viol de ma part exercé sur mon confrère David. Je précise qu’on parle de viol lorsque la personne concernée n’était pas consentante, ce qui n’était pas le cas ici.
De même, tu mentionnes plusieurs fois le terme « bordel ». Utilises-tu ce terme dans le sens « sain dynamisme sans lequel les jouteurs ne peuvent pas s’entraîner » ou dans celui moins convenable « de lieu de perdition ou les services (et les sévices) sont payants » ? Dans ce dernier cas, il ne me semble pas qu’on ait fait payer quoi que ce soit.
Voilà de quoi rendre sa noblesse a un club qui avait perdu de sa prestance à la suite de ton article.

NGR


Droit de réponse à… Zitoune

Ce ne sera pas en tant que membre ou responsable d’un club quelconque que j’écris ces lignes, mais en tant qu’être humain, tout bête. Voilà donc deux numéros que notre aimable et performant président du Grand Vicaire (Qui devrait, soit dit en passant passer en premier dans la liste des crédits à la fin du journal) nous assène ses états d’âme utopistes, avec en bonus-track sa dénonciation du système rendement/profit avant tout.

Je ne critiquerais aucune de ses assertions. C’est très beau, c’est très utopique, mais surtout, ce n’est pas viable. Mon cher Zitoune, soit tu vis à fond tes principes et tu quittes l’ENGEES pour vivre en ermite, soit tu ne les appliques pas, soit tu es schizophrène. J’avoue que je penche pour la deuxième solution.

Avoir des idéaux où l’homme s’entraide dans la joie et la bonne humeur est très différent de combattre pour eux. Tu sembles te proclamer comme l’un des derniers défenseurs d’une humanité juste et tendant vers l’harmonie, mais sache que si ton « combat valeureux » ne présente peu d’émule, c’est peut-être parce qu’il est perdu d’avance.

Qu’on ne se méprenne pas, je ne cautionne pas du tout le système décrit dans ton article « Machine de guerre », mais ce n’est pas pour autant qu’il faut en prendre le contrepied total. Le monde n’est malheureusement pas aussi manichéen. Plutôt que de vouloir déplacer une montagne, prend une brouette et déplace un peu de terre. Ca fait moins de bruit, c’est moins impossible, ça marche moins bien, mais le résultat est plus rentable.

By utopian, but not too much NGR


Salles Obscures

Le pacte des loups

L’histoire en 23 mots : Le chevalier de Fronsac, accompagné de son ami indien Mani, enquête sur des meurtres attribués à une bête dans le pays de Gévaudan.
Je vais être clair dès le début de cet article : je n’ai pas du tout aimé ce film. Certes, on peut le voir avec un second degré qui le rend drôle à en mourir, mais les propos éminemment sérieux du réalisateur, qui croit avoir réussi une merveille et les louanges de certaines critiques que je ne parviens pas à expliquer vont me conduire à être excessivement méchant. Que ceux qui ont aimé ce film me pardonnent et essaient de me convaincre de l’inverse.
Je n’ai donc pas assisté à un film ici, mais à un plagiat éhonté pur et simple, une page ne suffirait pas pour énoncer tous les repompages à d’autres films, tels que Basic Instinct, Le dernier des Mohicans, Sleepy Hollow, Jurassic Park, Ridicule, Angélique, Titanic et la liste se prolonge… Sans compter les reprises des films de combat asiatiques avec un penchant pour John Woo et ses ralentis. Ici, les ralentis ne servent pas le film mais le prolongent. Placés de manière arbitraire et anarchique, ils n’ont aucune réussite artistique.
Mais on pourrait également parler de la platitude des dialogues, des cadrages et des effets personnels affligeant. Toutefois, rendons à Christophe Gans ce qui lui appartient, il parvient à ne pas nous ennuyer pendant 2h20, ce qui est quand même un exploit.
Quant à la musique, Joseph LoDuca aurait pu faire n’importe quoi puisque sa partition est couverte du bruit des effets spéciaux insoutenables par leur force sonore abusive.
Si Christophe Gans faisait de la littérature, ce qu’il a commis sur l’écran reviendrait à un copier-coller des grands auteurs classiques en les adaptant, c’est à dire en ne reprenant que les situations et les personnages et en supprimant toute trace de génie. Un bel exploit.

Le chocolat

L’histoire en 25 mots : Vianne Rocher s’installe dans un petit village français pour ouvrir une chocolaterie, mais elle se voit bientôt opposée par les gens bien pensants du village.
Ce film n’a d’autre prétention que celle de raconter une histoire gentillette sur les problèmes de communication et les mauvaises habitudes des villages, frileux à toute idée de changement. Ainsi, l’étranger est considéré comme mauvais parce qu’il permet de révéler au grand public ce que tout le monde savait déjà mais s’efforçait de nier.
Il n’est en fait que le catalyseur des désirs et des volontés de chacun. Lasse Halström utilise également la peur de la différence culturelle par l’intermédiaire des rats de rivière.
Si les personnages sont un peu trop caricaturaux et les situations un peu « clichés », cela sert le film qui se veut comme une fable, où chacun a son rôle à jouer, et dont tout le monde sait le dénouement à l’avance. Le fait que tout le monde parle anglais avec des intonations françaises renforce cette idée, ainsi que certains effets qui donnent l’impression de voir le village comme un gigantesque livre pour enfants en 3D.
Le musique de Rachel Portman, elle aussi sans prétention, est basée sur des mélodies douces et gentilles, qui se mêlent très bien aux chansons de l’époque.
En conclusion, un film qui détend, à condition de ne pas avoir faim en entrant dans la salle.

Peines d’amour perdues

L’histoire en 36 mots : Le roi de Navarre et trois de ses plus fidèles compagnons jurent l’abstinence de plaisirs pendant trois ans pour se consacrer à l’étude. Las ! L’ambassadrice de France accompagnée de trois compagnes vont perturber leur plan.
Kenneth Branagh nous a prouvé plusieurs fois qu’il était un fan de Shakespeare. On ne compte plus les pièces qu’il a adaptées à l’écran. Ici, il s’agit d’une œuvre de jeunesse de Shakespeare dont l’histoire est archi-simple et les personnages assez ancrés dans le style de l’époque. (Je pense notamment au « Matamore »)
L’histoire est adaptée à l’époque 39/40, bien que Kenneth Branagh ait gardé pour grande partie le texte original. Cette adaptation est, il faut le préciser, remarquable, puisque les morceaux chantés et dansés s’intègrent parfaitement dans l’esprit et dans le ton de la pièce.
Kenneth Branagh s’est donc offert un bon amusement, et il ne faut rien garder d’autre de ce film qu’une joie de jouer et de danser. Du coup, tout ce qui aurait pu être gnangnan passe sans problème, et on ressort de là en ayant envie de faire des claquettes.

Le placard

L’histoire en 15 mots : François Pignon va se faire licencier. Pour l’éviter, il va se faire passer pour homosexuel.
Malgré quelques petites lourdeurs par-ci par-là, ce film reste assez fin, non pas sur la condition homosexuelle, mais sur le regard qu’en a « Monsieur Toutlemonde ». Certes, l’homosexualité est entrée dans les mœurs de la société et elle n’est plus rejetée. Toutefois, nombre de personnes continuent au fond d’eux-mêmes à ne pas trouver ça « normal » et c’est sur cette situation que le film se base.
La preuve en est que François, sans pour autant changer son style de vie, parvient à être perçu totalement différemment par son entourage. C’est d’ailleurs sur ce dernier point que le film réussit très bien son pari, puisqu’il parvient à persuader le spectateur que François agit en tant qu’homosexuel, alors qu’il sait très bien que c’est faux.
A travers cette situation d’actualité, Francis Veber traite aussi le problème de la personnalité. La meilleure façon pour se faire reconnaître et respecter des autres n’est pas le profil bas ni la sociabilité forcée mais l’affirmation de sa personnalité dans ce qu’elle a de différent. C’est d’ailleurs le message principal du film.
Mais malgré tout, on assiste à une comédie, ce qu’a bien compris Vladimir Cosma, puisqu’il nous compose une musique de générique conforme à ce qu’il a déjà écrit pour Louis de Funès, notamment, même si la musique garde un caractère plus grave tout au long du film.

NGR


Amour, sexe et meurtre.

Episode 3.

Près d’une canalisation fuyante, un rat grignote un sachet de chips, daté de la fin de novembre 2000. Au loin, dans les profondeurs du souterrain résonne une musique orientale. Parfois quelques cris d’hommes et de femmes recouvrent cette musique envoûtante.
En suivant les tuyaux, noircis par la poussière et les excréments de rats, on peut apercevoir une faible lumière qui semble trouver sa source dans les murmures humains.
"Le crois-tu dangereux ?"
Cette voix faible qui semble à peine dépasser le flot insignifiant de la musique, vient de la personne qui se trouve dans le coin de la pièce, inondée de lumières feutrées par des abat-jour orientaux. Sous des yeux qui paraissent traduire une grande timidité, se cache en fait une âme insensible et manipulatrice. En face de lui, l’homme, à la forte corpulence semble le craindre. Derrière eux, allongés sur des tapis persans, se trouvent des hommes et des femmes dans diverses postures.
"Je ne pense pas. Il ne l’a jamais été et encore moins maintenant. Mais par contre es-tu bien sûr de cette Map ? »
« Ne t’inquiètes pas, je la maîtrise comme il le faut. Néanmoins, continue à suivre ces faits et gestes, moi, je m’occupe des autres personnes gênantes. »

*****

8h40, le dimanche matin. L’agent Dabot ne cesse de râler devant les boîtes aux lettres. Celle de Laurent est grande ouverte. Il ne trouve que des publicités et des factures. Par contre, dans celle d’à côté, la boîte aux lettres d’un certain Nicolas.C, il a trouvé plein de prospectus de Minitel rose et une lettre provenant d’une certaine secte du Pèlerinage aux 3 montagnes, fondée par un dénommé Mishima, qui annonçait que la prochaine assemblée serait pour le 29 novembre. Comme on est déjà le 3 décembre, l’agent Dabot se dit qu’il reviendrait crocheter la serrure histoire de voir les conneries qu’on pouvait dire dans ce genre de réunion. Ainsi, sans réelle bonne nouvelle, l’agent Dabot se résigne à rejoindre l’inspecteur Schmitt dans le studio de la victime.
Celui-ci semble scotché devant une affiche, représentant les créatures de Pokémon.
« Vous aussi, vous vous y êtes mis ? »
« Arrêtes de dire des conneries, Dabot. Regardes plutôt ces traces blanches sur le mur. » Et l’inspecteur lui montra une multitude de taches recouvrant les 4 murs de la pièce
« Je crois que tu avais raison quand tu disais que le plaisir lui était monté à la tête. Cette Anne n’était pas aussi sage qu’on le disait. »
« Je ne sais pas pourquoi mais je sentais qu’elle vivait ainsi. »
« L’instinct, mon enfant, ça ne peut être que l’instinct… »
Et c’est ainsi que les deux policiers se mettent à fouiller, avec précision, l’appartement de la jeune fille. C’est donc sous un faux plancher qu’ils trouvèrent, logiquement, tout un attirail de fouets, de menottes, de chaînes et autres objets guerriers ainsi qu’une boîte contenant des lettres.
« Allez, au boulot, lisons ces textes qui doivent être de la grande littérature.
La première provenait d’une amie d’enfance de la victime, une certaine Stéphanie Poivrot. Elle semblait particulièrement dépendante de la tequila et à son style et aux paroles sensées qu’elle déposait sur le papier, les 2 policiers en conclurent qu’elle était blonde. C’est alors qu’un fait attira leur attention : dans leur jeunesse, elles semblaient avoir échangé quelques coups lors d’un match de rugby. Affaire à suivre.
Nos deux agents allaient se mettre à la lecture des lettres suivantes lorsqu’un appel du central les ramena à la réalité, le motif : un nouveau meurtre.

Sur la table gisait le corps de la jeune femme à moitié dénudé. Le bois ainsi que la cervelle de la demoiselle étaient transpercés par un énorme pieu. Sa joue, collée sur le mobilier rougeoyant, était posée en un rictus d’effroi. Le pieu avait traversé les 2 tempes de la victime ce qui avait eu pour effet de sortir les yeux de leurs orbites. Maintenant, après s’être vidée de son sang, elle bavait de tout son long sur la table.
« Je la préférais avant. » : l’agent Dabot s’essayait à l’humour.
« On n’avait pas fini de la travailler ! » Répondit l’inspecteur Schmitt.
« On se rattrapera sur cette Stéphanie… »
« Vous devriez nous laisser maintenant. »
Sortant de derrière la pénombre, une longue toge noire vint les retrouver. Le curé Frank s’occupait en effet de l’église du quartier et venait prier pour l’âme de Map.
« Il faudrait que je vous parle de certains faits », leur fit-il. « Des actes bizarres se manifestent parmis mes paroissiens. »
A suivre.

Guillaume C, Râ, Crabi.


LES MOTS CROISES Solution n°10

A B C D E F G H I
1 L O N G E V I T E
2 E T E R N I T E S
3 C A V I T E R P
4 O R E M E S D O
5 N I O R G U I
6 E N I E M E R
7 O S E R A N E
8 V E N I E L
9 P R E S E N T E R


The Full Monty Show Private meeting on live and direct By invastigating O’Rell & Zitoune

Je cherchais depuis longtemps déjà à approcher la meute qui déchaînait la passion des foules en exhibant son anatomie, or étant donné mes échecs répétés, je dus me munir de deux appâts :
 Un apéro offert par l’amicale au foyer
 Une charmante jeune reporter pour réaliser ce documentaire scientifique

Nous voilà donc tous deux face à cette meute assoiffée :
Dabien, Le Dabot Doir, François, Princesse Sarah, Shmittboon

Votre première ?
C’était à la Salamandre pour y foutre le feu. Tout y est venu de façon spontanée, sans avoir de chorégraphie. Les 4 grammes étant dépassés, les gorilles ne voulaient pas laisser passer François, mais, séduis par la perspective d’un show endiablé, ils lui ont cédé le passage. Depuis, avec l’aide de Gentiane et l’expérience et la sagesse de nos maîtres spirituels que sont Guyguess et Tomy, le mouvement a pris de l’ampleur.
Maintenant, on est un mouvement soudé pour un objectif : la conso offerte. Le F. M. c’est en fait un mouvement désordonné (à la base) mais qui est devenu un noyau attracteur de 4A (seul Sylvain reste un électron libre). On est d’ailleurs les amis des 4A. On accepte tout le monde car seul, on ose rien.
On reste totalement bénévoles et toujours professionnels [ ? ? ?]. Il n’y a pas de chef. On se reconnaît tous dans notre mot d’ordre : « Ours ». C’est un bien bel esprit d’équipe car [comme le souligne Princesse] « soyons ours, et fiers de l’être ». La déontologie est notre raison d’être : on ne couche jamais … avec des fans … [silence pesant]
Chacun, bien sûr, possède son propre style. On est de taille bien échelonnée (comme les Dalton), musclés ou bien sec, possédant tous un gros sexe (simple question d’homogéneïté). Il manque d’ailleurs un barbu … [les regards se tournent vers Zitoune] … Ensuite, tout se joue dans l’esprit d’équipe (l’alcool n’est pour rien dans tout ça, évidemment … de toute façon, l’alcool, on est tombé dedans quand on était petits). Shmittboon joue le rôle du charmeur sentimental montrant son cul pour attiser les foules …On se rassemble autour de notre slogan "Broute moi le cul" (hum, c’est l’effet 4A, c’est en fait un message de paix… apposé sur notre postérieur), on se sent alors obligés de se foutre à poil (cela dit nos fans préfèrent les fesses bien roses …). Pour attirer les femelles (une recherche purement scientifique), on a élaboré plusieurs techniques. Tout est dans le geste avec la langue. L’effet "ceinture" est lui aussi impitoyable avec la libido du public féminin. Elles se ruent vers nous pour la récupérer… comme s’exclame Dabien : "Jamais sans ma ceinture".

Vous êtes, je présume, constamment confrontés à un danger immense ?

Bien sûr, les risques d’agressions sexuelles par nos groupies sont omniprésents, comme l’a illustré l’attitude primitive chez Didine, où ça arrivait à quatre pattes. On s’est même fait arracher nos vêtements [ nous sentons la terreur qui les envahit …]. Il faut toujours se protéger du viol…
En plus, il faut avoir un matériel sûr ! Les accidents de slips sont si vite arrivés (slips à fleurs, slips trop vieux, trop petits …). Puis pendant le show, on fixe nos yeux dans ceux de filles éblouies (ou alors, leurs verres), mais aussi, sur le plus court chemin vers les toilettes car la peur du pipi urgent est constante, tout comme celle de ne pas être synchro.

Et pour votre avenir ??? A QUAND L’INTEGRALE ??? [cette dernière question surgie de ma collaboratrice me choque profondément ]

On ne tombera jamais aussi bas que l’ENSAIS (qui tente lamentablement de nous plagier). Nous ne voudrions pas blaser nos fans, le suspens, et le mystère qui se dégage autour du dévoilage de nos corps virils [mais pudiques]. Il ne faudrait pas tomber dans le X… on préfère rester soft… [mais oui, mais oui]
Sinon, on voudrait embaucher deux danseurs …euh … danseuses. Puis sortir une vidéo, faire des spectacles privés ( comme chez Didine), une tournée en Alsace, sur les marchés de Noël … [ et puis conquérir le monde ???]

Petit portrait chinois : si vous étiez …
Un paysage : Ce se rait le sommet de l’Himalaya car il est pur et vierge . Tu peux pas y parvenir, mais t’en rêve.
Un animal : Un OURS !!! Son caractère sauvage, ça nous correspond.
Un lieu public : le Foyer.
Un vêtement : Un string, ou une ceinture …mieux : un slip à ceinture [ ?! ]
Une musique : Hot Stuff de Donna Summer [à question bête, réponse …]
Un fantasme : Toi, tout de suite sur le bar [Celle – ou celui !? - à qui cette réponse est adressée : que de promesses …]
Un ouvrage hydraulique : Un usine marée-motrice [ ??? ] … un truc qui bouge quoi !


Trucs

Brève d’amphi :

« Une collectivité ne doit pas payer une somme qu’elle ne doit pas, qu’elle
le veuille ou non. » de M. Pommier.

« On va déterminer par détermination » M Cassard

Communiqué :
Notre feuilletonniste J.-P. Gridenant se pose des questions métaphysiques quand il ne parvient pas à dormir la nuit. La dernière en date est celle-ci : « Quand je décris mes personnages d’Un Rendez-Vous Manqué, qu’ont-ils dans la tête ? »
Pour y répondre, nous vous invitons, tous ceux qui ont un penchant pour le dessin, ainsi que les autres d’ailleurs, à proposer au Grand Vicaire des illustrations des différents épisodes.
La récompense sera la reconnaissance éternelle de l’auteur ainsi qu’une parution.


Two-women show

Un certain vendredi soir, j’ai promis à un dénommé Olivier que je taperai un article sur un spectacle que j’avais vu le 24 janvier ; et bien je me suis souvenue de ma promesse malgré mon état d’ébriété avancé d’alors. Ici, pas de cinéma ou de Jazz, je laisse ça aux experts que nous connaissons tous. Il va être question d’un two-women show.

En fait c’est un spectacle qui tourne depuis trois ans en France et que j’avais envie de voir depuis tout ce temps. Et bien la patience ça paie parce que c’est un truc génial. Bon, mes mots ne sont pas très précis parce qu’en fait ce n’est pas moi qui peux le classer dans un genre ou un autre puisque c’est un mélange de différentes choses : chant, théatre, mimes, etc…. Appelons-le Ultima Récital pour simplifier les choses ; ça tombe bien, c’est son titre.

L’Ultima Récital, ce sont donc deux femmes sur scène : une derrière un piano et l’autre derrière rien du tout ; en fait elle est tellement énorme que rien ne peut la cacher, et surtout pas son petit micro de-comme-ils-ont-dans-les-comédies-musicales. Donc la pianiste joue du piano et la cantatrice chante jusqu’à ce que….. il y en ait une des deux qui se mettent à délirer. Et une fois que c’est parti, on n’a plus envie que ça s’arrête.

Ullricka (c’est le nom de scène de la chanteuse) a reçu une formation de chant classique, elle a donc une voix puissante et un poitrail qui pourrait faire pâlir Montserra Caballe. Mais elle pète facilement les plombs et oublie les récitals qu’on lui a appris au conservatoire. En plus, elle est carrément extravagante, donc n’espérez pas assister à un récital dans les règles : vous seriez déçus. Attendez-vous plutôt à entendre une sorte de comptine pour enfant, mais en version polissonne ou à prendre quelques décibels dans les oreilles quand elle sortira sa botte secrète, je ne peux pas vous dire ce que s’est, ce ne serait plus une surprise. Mais attendez-vous surtout à rire et à passer une heure et demi de bonheur, loin de tous soucis : elles nous emmènent dans leur monde tout fou et on n’a vraiment pas envie d’en revenir.

Bref, si vous voyez, l’hiver prochain, des affiches dans des tons de rouges, avec le faciès de deux femmes (une joufflue et surmaquillée, l’autre menue et blonde) et qu’en gros dessus il y a marqué Ultima Récital : filez à la FNAC prendre des places à tarifs réduits (sinon c’est 200 balles mais ça vaut le déplacement quand même), attendez avec impatience le soir de la représentation et riez sans retenue le moment venu.

V (Véro NDR)


Un brin de Fantasy

Ça y est je me suis enfin décidé. Après trois quart d’heure à tourner et retourner mes phrases dans ma tête je me décide enfin à les coucher sur le papier. Si je prends ma plume aujourd’hui ça n’est pas seulement pour le plaisir d’écrire dans le Grand Vicaire (n’en déplaise au rédac-chef) mais aussi pour essayer de vous faire partager une passion : la Fantasy.

Genre littéraire presque récent, soumis à de nombreuses controverses et parfois source de mépris rien n’y fait, je suis tombé dedans étant petit et depuis plus moyen d’en sortir, le couvercle est trop haut…Je vous passerai le récit de mes premiers amours peuplés de héros, monstres, magiciens et princesses de tous poils dont de toute façon les noms barbares vous seraient étrangers et qui pour le coup risqueraient de vous jeter un sort de sommeil. Non loin de moi cette idée , je vais immédiatement vous entraîner vers mes passions les plus sombres et profondes, des histoires qui gravés dans mon esprit le sillonnent nuits et jours au moments les plus importuns (durant les cours d’hydrologie notamment).

Tout d’abord, attention livre culte : le seigneur des anneaux (évidemment incontournable pour ceux qui connaissent), trilogie de JR Tolkien, n’est pas seulement une histoire formidable, passionnante, étourdissante, palpitante, sur laquelle souffle un vent épique, une envie de hurler, de rire, de chanter, de combattre et d’aimer, non il serait méprisable de la réduire à cela, le seigneur des anneaux équivaut en fait à la création d’un monde, à l’origine d’une vie riche et intense doublée d’une allégorie subtile sur la nature de l’homme (ou plutôt du Hobbit) enfin une œuvre sur laquelle plane l’ombre du divin…Bon je m’emballe et je me rend compte que je ne vous ai pas encore raconté l’histoire (oups… désolé je débute…) alors voilà :

Frodon Sacquet est un Hobbit, sorte de demi homme aux pieds velus portant le plus souvent possible une pipe au bec et vivant exclusivement dans la Comté. Il hérite de son oncle Bilbon, décidé à prendre sa retraite auprès de ses amis elfes, d’un anneau à l’étrange propriété : il rend invisible celui qui le porte. Cependant les possibilités de cet anneau ne s’arrêtent pas la car il est en fait, comme le révèle le magicien Gandalf le Gris, l’anneau unique, le plus puissant des anneaux de pouvoir jamais crées et ainsi décris :
Trois anneaux pour les rois elfes sous le ciel,
Sept pour les seigneurs nains dans leurs demeures de pierre,
Neuf pour les hommes mortels destinés au trépas,
Un pour le seigneur des ténèbres sur son sombre trône
Dans le pays de Mordor où s’étendent les ombres,
Un anneau pour les gouverner tous, un anneau pour les trouver,
Un anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier
Au pays de Mordor où s’étendent les ombres

Sauron, le seigneur des ténèbres, a retrouvé sa trace et envoie alors ses terribles serviteurs : les Nazgûls, porteurs des anneaux des hommes, le récupérer obligeant Frodon à prendre la fuite. Ainsi commence la quête qui de la Comté au Mordor va entraîner notre Hobbit, son serviteur Samsagace et ses deux amis Pippin et Merry à la rencontre des princes, rois, magiciens, héros et créatures magiques parmi les plus glorieux de la terre du milieu mais aussi aux portes du danger et de la folie.

Il serait inutile de rajouter un nouveau commentaire à ce résumé, qui retranscrit bien piètrement et brièvement la beauté de l’œuvre en elle même, et je ne le ferai pas. Sachez cependant que si vous avez aimé la trilogie, vous pouvez également lire du même auteur : Bilbot le Hobbit et le Silmarillon. Juste une ombre au tableau : la mort précoce de l’auteur nous priva malheureusement, évidemment de son talent, mais aussi de la fin de nouvelles aventures sur la terre du milieu bien qu’elles soient paru en partie sous le titre : Contes et légendes inachevées. Enfin si vous manquez d’enthousiasme pour la lecture de 1500 pages dont certaines je l’avoue peuvent paraître rébarbatives sachez que le premier épisode de la trilogie est prévu sur les écran en décembre 2001. Alors n’hésitez pas à vous rendre au cinéma dans une charge digne des Rohirrims s’abattant sur les armées du Mordor…(en éspérant une interprétation de qualité mais ceci est une autre histoire…).

T.Bombadyl


Un mot Un jour

Baptême : n.m.
1. Expérience scientifico-religieuse consistant en la tentative de noyer un nourrisson dans de l’eau bénite pour tester sa flottabilité et sa foi. [Exemple "Il s’appellera Eureka" cit. Archimède]
2. Opération suicidaire récemment prise en charge par le Puy de Dôme, qui consiste à laisser une horde de soiffards envahir son territoire
3. Etat de relachement moral intervenant sur un ensemble de personne de manière simultanée. Ses effets sont variables et peuvent être classés en fonction du statut mental de l’individu. On distinguera donc plusieurs paliers :
1A : Les signes avant coureurs sont : la crise de panique et la perte de la notion de temps. En pleine crise, les malades se mettent à courir soit en direction de leurs tâches, soit en direction opposée. La crise passée, le soulagement se mèle à l’épuisement pour transformer les victimes en corps inertes.
2 à 3A : La crise débute par l’apparition d’organes jusque là absents (cravatte ou tailleur selon les cas). Il s’ensuit une certaine euphorie pouvant engendrer des crises d’hilarité graves. Le corps sera pris de soubressauts, puis de convulsions dés qu’un rythme musical sera proche. A l’apogée de la crise, les individus semblent irrésistiblement attirés par les sanitaires.
4A et plus : Stade ultime de l’état décrit. Les mouvements, les pensées ne sont plus contrôlées par personne. Le seul geste maîtrisé tout au long de la crise est celui du « lever de coude ».

Stades rarement constatés : Il a parfois été rapporté, chez certains sujets dits inter-venants ou encore admis : « Nistratif », les symptômes de l’hilarité et de la convulsion de manière simultanée.


Voyages, voyages…

J’ai la chance d’effectuer actuellement un stage qui me permet (en plus de toutes les choses intéressantes que je peux faire) d’effectuer de nombreux voyages à travers l’hexagone. Je me propose donc de vous faire découvrir avec moi les différentes étapes de ce périple, avec une vue que j’espère ni trop subjective, ni trop ennuyeuse de quelques villes de France.

Et on commence tout naturellement par Nantes, puisque c’est là que je suis basé et où je viens de passer près de deux mois.

Nantes (dont le réseau d’assainissement n’a plus de secrets pour moi) est une ville plutôt agréable en première approche, si on excepte le fait qu’il y pleuve près de 300 jours par an. C’est une ville qui se veut bretonne avant tout, une majorité de nantais souhaiteraient d’ailleurs son rattachement à la Bretagne. Il faut dire qu’historiquement, c’est la véritable capitale du doux pays armoricain (c’est là que se situe le fameux château des Ducs de Bretagne, où résida la non moins célèbre Duchesse Anne).

Côté transports, le réseau de bus est bien fourni et la ponctualité est de mise. Il reste cependant assez difficile d’accès pour un non initié, notamment lorsqu’il s’agit de prendre une correspondance. La ville dispose également d’un tram (3 lignes), dont la laideur n’a d’égale que l’invraisemblable vrombissement qui se produit à son passage. Un bruit à mi-chemin entre une porte qui grince et une ruche de butineuses à l’œuvre.

Les bars et les cafés sont nombreux et on n’a que l’embarras du choix pour passer une bonne soirée entre amis ou pour noyer son chagrin dans la mousse. Il est agréable de se rendre le soir dans un petit bar, car il s’y passe toujours des tas de choses et les gens toujours prêts à discuter.

Côté sorties, les cinémas et autres lieux de divertissements ne manquent pas. On retiendra le Lieu Unique (initiales LU), situé sur le site de l’ancienne Biscuiterie Nantaise. Ce lieu rassemble en un même endroit un musée, une salle de spectacles, un café, … culture quand tu nous tiens !

Pour finir, on notera la bonne initiative du cinéma Apollo, qui propose des films pour un tarif unique de 10 F. Bon on n’a pas toujours le choix des séances et les films ne sont pas forcément récents, mais ça reste malgré tout une bonne idée. A suivre. Pour la petite histoire, c’est une idée que l’on doit à UGC. De quoi se réconcilier avec le géant.

Je pense qu’on a fait le tour. C’est bien sûr pas très complet mais j’ai essayé de donner l’essentiel. Prochaine étape Bordeaux, où je viens d’arriver et d’où j’écris ces quelques lignes.

A la prochaine !

J.J.



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