Grand Vicaire n°9

Vendredi 26 novembre 2010, par Stéphane Guesney // L’amicale des élèves

Continuons dans notre remontée dans le temps des journaux de l’école avec les articles de ce Grand Vicaire n°9 :

DECEMBRE 2000


Patrick Besson est un con.

Monsieur Patrick Besson, si j’en crois les propos entendus d’une oreille distraite au cours d’une émission quotidienne débutant vers 11h00 sur France-Inter et que je ne nommerai point afin qu’elle conservât la relative insignifiance qu’elle mérite, mais qu’il m’arrive d’entendre certains matin où ma fidélité à la chaîne de service public se conjugue avec mon désir d’écouter la radio, Patrick Besson, donc – et si j’en crois mon oreille distraite – se qualifie d’écrivain et semble jouir du statut de provocateur semi-professionnel.

Certes. Mais Monsieur Patrick Besson est aussi un con. Et je le prouve : au cours de cet émission, il a révélé avoir été invité à une (autre) émission, télévisée cette fois, au cours de laquelle il devait être interviewé à bord d’une voiture en mouvement. Monsieur Besson a accepté à condition de ne pas mettre sa ceinture de sécurité, qu’il percevait comme une grave entrave à sa liberté. Et de déclarer : "la ceinture, je ne veux pas la mettre (...) parce que c’est pas beau."

Je suggère à M. Patrick Besson de passer voir aux urgences du centre hospitalier le plus proche de chez lui si l’état de quelqu’un qui a traversé le pare-brise de sa voiture s’accorde mieux avec son idée de l’esthétique.

F.R.


Hommage

J’aimerais rendre un discret hommage au jeune clochard qui m’aborda un matin dans les rues de Strasbourg et qui sollicita mon obole en ces termes :"Pardon, vous pouvez peut-être m’aider, je cherche... un partenaire financier solide dans le but de m’associer à lui afin de m’acheter un sandwich."

Comme quoi on peut être dans la dèche et avoir de l’esprit ; qui donc a dit que l’humour est la politesse du désespoir ?

F.R.


Chansonnette

musique : Gaspard Hauser.

A l’âge de quitter le toit
Natal, de me faire la belle,
Illico j’employai mon zèle
A voler de mes propres ailes ;
Le ciel n’a pas voulu de moi...

Or n’étant certes pas de bois
Avec ardeur je fis la cour
A toute fille d’alentour
Fidèle à la règle toujours :
L’amour n’a jamais eu de loi
Certes je n’étais pas de bois
Hélas je tombais en amour
Fou pour une belle de jour
Qui s’en fut avec un vautour ;
L’ Amour ne voulait pas de moi...

Lors je jetai mon dévolu
Sur l’étude et sur la sapience.
Mais je m’emplis bientôt la panse
Chaque soir d’un peu plus de vin
En compagnie d’hurluberlus
De quat’z’arts et de carabins !
Pris de remords un beau matin
J’ai légué mon corps à la science,
Je crains qu’elle n’en veuille plus...

Je m’embarquai sur un trois-mâts
A Calais, mais qu’allais-je faire
Dans cette galère ? Misère !
J’y ai souffert le mal de mer ;
La mer ça n’était pas pour moi...

Pour aligner des revenus,
Obtenir enfin quelque argent
J’ai cultivé quelques arpents.
Mes petits pois ont fait chou blanc,
Les marchands n’en ont pas voulu...

Finalement je résolus
Pour cesser d’être misérable
De passer pacte avec le Diable !
Mais de mon âme négligeable,
Le Diable n’en a pas voulu...

Fatigué, dégoutté de moi
J’ai voulu changer de décor
Radicalement mais alors
Qu’enfin je me donnai la mort,
La Mort n’a pas voulu de moi...

(depuis lors inexorable vivant pépère,
en tous sens je parcours cette si belle Terre)

F.


Le contrepet ou l’art de décaler les sons

Vous vous êtes toujours demandé pourquoi certaines personnes pouffaient après avoir suggéré poliment « je vous laisse le choix dans la date ». Papa et maman ne vous ont jamais expliqué parce qu’il n’ont pas osé aborder ces sujets salés ou bien parce qu’ils n’ont jamais vraiment saisi l’astuce. Alors voilà : la contrepèterie part d’un principe assez simple : on intervertit deux sons dans une phrase. On va commencer par un exemple très simple : Il a glissé dans la piscine. Il faut donc intervertir les deux sons en gras et ça donne… vous serez assez grands pour trouver tout seul !

Autre exemple : Il fait beau et chaud
OK c’est pas fair-play, c’est une contrepèterie belge, mais vous arriverez à trouver quand même !

Passons au vif du sujet, les contrepèteries, ça permet de dire des choses grasses, vulgaires, et tout ce qui va avec mais de manière assez fine finalement puisqu’il faut réfléchir et que tout le monde ne comprend pas. On pourra donc dire Salut Patrick !, ou encore J’arrive à pied par la Chine, la Chine se soulève dès qu’arrivent les nippons.

Plus dur encore, les contrepèteries s’enchaînent. Elles peuvent être doubles, triples, etc. Il faut donc enchaîner deux ou trois interversions. Ainsi, L’Afrique est dans l’attente d’une lutte passive, ou encore, Les mutins ont passé la berge du ravin. Une petite triple pour le fun : J’ai une panne de micro dans la pièce du fond qui me brouille l’écoute.
Et si vraiment vous êtes joueurs : L’aspirant habite à Javel ; parce que celle-là elle est pas tout à fait conventionnelle…

Amusons-nous. En vrac :
On n’est jamais jamais assez fort pour ce calcul
Reculez vous sous mon hangar
Ca sent la menthe forte
Les sœurs sont folles de la messe
Ce n’est pas un métier de faire du ciné
La dope, ça empire…
Le contorsionniste s’est encrassé la bouille
Il faut un Tito pour chaque club
Spéciale dédicace :Bon tireur, le (grand) vicaire mène ses douilles à la cure…
Et puis si vous n’y arrivez pas, sachez que l’important c’est de participer !

Aude, avec l’aide de Seb


***** Coup de gueule à OK Corral *****

Récemment j’ai vu le somptuosissime Batman vs. Mr Freeze (d’une nullité à chialer) et ce fut la goutte qui fait déborder le vase… Et maintenant je dis à tous nos « amis » producteurs à Hollywood : ASSEZ DE FILMS AU SCENARIO POURRI ! ! ! ! ! ! !

Je m’explique, les « nanars de scénario » se divisent en deux types, en plus des nullités absolues comme le film sus-nommé :
1) le scénario « madame Irma » où au bout de 2 minutes on sait déjà la fin :

- comme les films de guerre « ce pont doit sauter ! ! » il sautera au prix du sacrifice du sous-officier X. (remarquez que c’est toujours ce brave sous-off qui se fait massacrer jamais son supérieur hiérarchique).
- Il y a aussi les films « Barbara Cartland » dont ma mère et mon ex étaient friandes (mais je digresse là) où au début les 2 (jamais 3, ni 4….) protagonistes peuvent pas se saquer puis ils s’aiment c’est merveilleux puis il y a un problème puis à la fin tout est bien qui finit bien ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants (etc.)…
Je n’oserai ici parler des films ou dessins animés Walt Disney où même les personnages sont stéréotypés (et ces ordures ont massacré Hugo dans Notre-Dame de Paris Phoebus est un salaud pas un héros…

2) Les films avec 3 préjugés par seconde qui sont souvent également titulaires d’un scénario à la débilité affligeante (par exemple Independance day ou Armaggedon) : je ne supporte pas que pour cette bande de sous-attardés préhistoriques la France se réduise aux 2CV et à la Tour Eiffel, l’Italie aux pâtes et au Vatican etc…

Alors si vous avez marre comme moi ne râlez pas c’est primaire (mais je suis comme ca on ne me changera plus) allez plutôt mater 6eme sens (faut la prévoir la fin ! ! !) ou tenter de sortir Hitchcock de sa tombe (bonne chance…)

Giacomo


Culture générale : accroissez votre vocabulaire.

Touriste : n.m. Espèce du genre animal reconnaissable à son appendice polaroïde et son pelage d’été (short/bobricard/tongue) très différent de celui d’hiver (amas tissulaire pesant et lunettes ridicules). Il résulte de la métamorphose d’un humain durant sa période de reproduction. La science s’interroge à propos de l’existence d’un système cérébral chez le touriste.
La femelle du touriste est la tourista, répandue dans les Pays en Voie d’Esclavage. Son prédateur est le marchand-de-malbouffe-hors-de-prix.
Quelques familles de touristes : l’Allemandum Shortae, le Photographis Japonisus, le Bruyantus Parigum, l’Engeessien du Vendredi matin.

 (By Zitoune - NDR)


ou "ça m’fait d’la peine mais il faut que je m’en aille"

Mercredi 13 Décembre
"grand salon" du foyer
18 h 00

Engeesiennes, Engeesiens,
Engeemiennes, Engeemiens,

Il est 18 h 00 et je tente pour la n-ième fois d’écrire ce damné édito. Mais il se trouve que c’est le dernier. Enfin... le dernier que j’écris moi-même personnellement de mes petits doigts gourds. Alors j’ai voulu venir puiser l’inspiration au foyer. Sur un de nos canapés pourris, entre le fracas du baby-foot et le vacarme plus lointain des adeptes du bar, sous une lumière incertaine, au lieu d’aligner de pâles considérations sur ce que vous trouverez dans ce numéro (comme par exemple deux nouveaux poèmes, le courageux A. du GV précédent ayant sans doute ouvert une voie que beaucoup d’autres n’avaient pas osé initier, même si un pudique anonymat reste de mise... ) ou sur ce que vous n’y trouverez pas (par exemple un article que Laure-Anne, globe trotteuse en 3A, n’avait pu que patiemment taper sous forme de mail en unique exemplaire et que la Rédaction a très malencontreusement perdu d’un coup de clic trop pressé... – mille excuses, Lauranne.) ou encore de dresser des bilans d’activité (genre "ça a été dur, on a toujours été en retard, mais vous avez plein de talent et puis le GV continue...") ou surtout de rendre à Flora l’hommage qu’elle mérite, car sans elle vous ne seriez sûrement pas en train de me lire à l’heure qu’il est ; bref au lieu de faire un travail d’éditorialiste consciencieux, voilà que je me laisse aller à rêvasser.

Voilà que presque malgré moi des souvenirs imbéciles viennent s’agiter devant mes yeux et me troublent un peu. Ainsi je me revois ici, à la même place exactement, en première année, en septembre, en train de chanter (mal) Dirty Old Town devant les musicos de l’époque (dont un ours jaune du plus bel effet) lorsqu’on ne savait pas encore qu’on risquait notre peau en partageant ce moment à plus de dix-neuf... et en cherchant désespérément à me souvenir de la tête de mon parrain et du nom des gens de ma promo. Alors qu’à présent, dans ce même foyer, je ne peux pas m’empêcher de me sentir chez moi.

Quant aux noms des gens de ma promo, je les connais par cœur, et les surnoms aussi. Pardon de vous assener une telle banalité mais force est de constater que trois ans passent trop vite. Ça doit être le syndrome 3A : on commence par jouer les Anciens Vénérables, on se sentirait presque compétent (??!), on se surprend en de sérieuses discussions sur la loi sur l’eau ou les réseaux et soudain on s’aperçoit qu’il faut partir dans quelques jours...

C’est rude. On a beau avoir eu un avant-goût avec les premiers départs au début de l’année, on pouvait bien savoir pourtant que ces jours viendraient vite, et même si on avait pu observer les promos précédentes dans une telle situation, c’est rude. Alors bien sûr pour ne pas faire preuve de morosité ni montrer trop d’élans pathétiques, on fait semblant : certains prétendent qu’ils ont hâte de se consacrer à un stage bien concret, de se trouver un job (et un salaire !), de choisir une affectation à leur goût, et dans le temps qui nous reste, certains tentent de multiplier les bons moments, les occasions de faire la fête, les rigolades insouciantes...
N’empêche.

Et pourtant, cette promo Jura avait subi un entraînement de choc, nous devrions avoir été blindé par une certaine expérience des départs. Pardon, encore une fois, de me citer moi-même, mais certaines chose ne s’oublient pas : au début de l’année dernière, voilà comment je finissais mon édito de rentrée :

"D’autant que j’ai compris les vraies raisons de ma morosité : d’abord je suis jaloux de vous, chers 1A, parce que c’est vous qui êtes dans la promo de Sylviane, et franchement vous ne connaissez pas (encore) votre chance. Et aussi parce que la promo Jura a aussi beaucoup perdu de son identité avec l’absence de David. Même si jamais, au grand jamais, son trou dans l’eau n’se refermera, si cent ans après, coquin de sort, il manquera encore. J’ai juste un espoir, c’est qu’à ma sortie de l’ENGEES, cherchant du boulot, je me fasse griller une place par un type bien plus compétent que moi, un technicien qui se sera fait tout seul, un certain David SaoJoao... On se retrouvera en bas de la boite, on ira boire un coup. Et puis d’autres. Et toute la soirée y passera. Et sans qu’on ne se le dise, on saura tout les deux que si le hasard mène nos existences, il n’y a qu’une chose qui ait de l’importance : ne jamais oublier les copains, ni les bons moments qu’on a passé avec eux, grâce à eux."

Si mes souvenirs des réactions à ces quelques mots sont bons, j’ai toutefois bon espoir que nous n’oubliions pas en partant de l’ENGEES ces sentiments étranges qui nous lient malgré tout, tous autant que nous sommes. Ils me sont assez incompréhensibles, ces sentiments : même moi qui suis un taiseux du nord, à l’affection sélective, moi qui reste persuadé que "Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on / Est plus de quatre on est une bande de cons", moi qui ne parviens pas à me débarrasser d’une misanthropie pathologique, je n’en éprouve pas moins ce drôle de pincement au cœur que – je crois – nous partageons tous, plus ou moins, à l’idée que nous nous séparons. Et pourtant que de fois ne vous ai-je pas détesté, camarades ?! Nos hypocrisies, nos petites lâchetés, nos désaffections diverses – les miennes autant que les vôtres – m’ont bien souvent navré. Mais c’est sans doute l’alchimie des départs qui métamorphose même ces petites rancœurs en souriants souvenirs, et qui viennent rejoindre la cohorte désordonnée d’images qui défilent en ce moment devant mes yeux, dans ce foyer peuplé de fantômes de fêtes.

J’entends en voix off des vers de Bernard Dimey :
Je hurlais à la mort en passant les tropiques.
Face à la Croix du Sud ce reflétant sur l’eau
Le coq allait pêcher des poissons électriques
Et les autre braillaient des refrains archi-faux.
Nous allions visiter le cerveau des baleines
Et nous en revenions avec les yeux tout ronds.
La tête endimanchée de rengaines foraines,
Nous revenions à bord à grands coups d’avirons.
Le tafia qu’on buvait ne valait pas tripette
Mais pour se consoler on en buvait beaucoup
Pour se remplir de feu la carcasse et la tête,
Et les enfers s’ouvraient après le dernier coup.

Mais que la métaphore ne vous trompe pas : on peut s’enivrer – aussi bien que de vin et de bombances – de théâtre, d’impro, de photo, d’ISF, de sport, et de tout le reste, et même de projets AEP, bref de camaraderie, en fait, de complicité même approximative.

Et d’ailleurs, c’est ce que nous avons fait, comme avant nous les promos précédentes et comme le font et le feront les promos qui nous suivent.
Je ne vois pour conclure, en cette circonstance, qu’un autre vers de Dimey : " Dois-je vous dire adieu, au revoir, ou merci ?".
Et puis "si l’arc-en-ciel durait trop longtemps, on ne le regarderait plus" alors n’ayons pas de regrets, juste des bons souvenirs, qui motiverons nos rencontres futures.

Et pardon, camarades 2A et 1A, de vous avoir servi ces propos d’anciens combattants, peut-être vous encourageront-ils – malgré les railleries que vous pouvez adresser à leur auteur – à profiter des quelques années que vous avez à passer ensemble. Quoi qu’il en soit vous pouvez vous rassurer, cet édito longuet est mon dernier, je rends la plume en souhaitant que mes successeurs fassent bon usage du Grand Vicaire, autrement dit qu’ils n’y voient pas autre chose, malgré les justifications sérieuses, qu’un moyen de se faire plaisir, les uns les autres.

Bonne route à tous et à chacun,
aimez-vous les uns sur les autres,
réglez votre marche sur celle des orages,
à bientôt.

Frédéric R[...], 3A.


TRANSFERT ! !

On se souvient tous de ce formidable robot des temps nouveaux ; je veux bien sûr parler de Goldorak. En ce moment sort en CD single le générique original du dessin animé, pour ceux qui n’auraient pas gardé le 45 tours qu’ils avaient quand ils étaient petits ou qui n’auraient plus de platine tourne-disque pour le lire (bouh !).

A cette occasion, je voudrais revenir sur la série et particulièrement sur un point bien intrigant. Souvenez vous : Aktarus est aux commandes de sa soucoupe, volant vers de nouvelles aventures. A un moment, il est temps de passer au combat au sol et pour cela, il faut passer de la navette à Goldorak. A ce moment, le pilote effectue une manœuvre bien intrigante. Au lieu de passer directement d’un poste à l’autre, il effectue son trajet en trois parties : il commence en marche avant, puis effectue un demi-tour et continue en marche arrière, enfin il effectue un deuxième demi-tour avant d’arriver dans le robot.

La question que l’on se pose est simple : pourquoi Aktarus se paye-t-il le luxe de ces deux demi-tours, alors qu’il serait bien plus simple d’aller tout droit ?

Vous pouvez envoyer vos suggestions de réponses, directement au journal ; les meilleures réponses paraîtront au prochain numéro.

J.J.


ILS EN FONT TOUT UN CINEMA…

Il y a quelques temps, le groupe UGC lançait une carte de cinéma illimité. La formule est simple : s’acquitter pendant un an d’un abonnement de 98 F par mois, pour pouvoir aller quand on le désire dans n’importe quelle salle UGC. Les concurrents crient au scandale (en particulier les cinémas indépendants) et attaquent l’UGC pour concurrence déloyale.

Comme toujours, la justice traîne à rendre son verdict et les cinémas Pathé décident de contre attaquer le géant sur son créneau. Ils lancent une carte identique (même prix, même formule,…) ; la différence est qu’ils s’associent pour l’occasion à des cinémas indépendants. A Strasbourg, c’est le Star qui signe un pacte avec Pathé.

Dès lors, c’est le scandale : le Star qui a toujours clamé son indépendance a-t-il été racheté par le groupe Pathé ? Non, répondent-ils, ils restent indépendants et c’est juste pour survivre dans cette indépendance qu’ils se sont introduits sur le créneau du cinéma illimité.

L’Odyssée, qui reste alors le seul cinéma sans formule à volontése moque alors ouvertement (mais sans le citer) du Star. Je cite : « Un public fidélisé à coup de cartes, de contre-cartes (dans le but par exemple de s’arroger une position de monopole au centre ville de Strasbourg tout en se présentant comme champion de l’indépendance et de l’Art et essai… ». Le Star réplique aussitôt. Je cite : « L’Odyssée est une salle municipale et fortement subventionnée. Pas besoin de cartes, c’est un service public, d’où les tarifs déjà réduits… ». Un point partout.

Reste à préciser que c’est dans ce climat que vient d’ouvrir le complexe UGC ciné-cité et ses 22 salles, et que vient de fermer le cinéma Méliès et ses 5 salles. No comment.

J.J.


BIENVENUE A KITCH-CITY

Ça y est, il est de retour, on l’attendait depuis un an ou presque, je veux bien sûr parler du marché de Noël de Strasbourg . Voici quelques conseils pour le visiter dans les meilleures conditions :

 Y aller le samedi ou le dimanche après-midi, les contacts y sont plus chaleueux ;

 Se munir d’un bonnet ridicule, façon Père-Noël ; pour ceux qui n’en ont pas, ils trouveront à tous les coins de rue un vendeur noir qui sera ravi de leur en fournir un (reconnaissable à la ritournelle bonébonébonébonédenoel….) ;

 Boire du vin chaud (au Bordeaux) ou du jus d’orange chaud (aux épices) dans l’incontournable gobelet en plastique ;

 Manger une tarte flambée sur baguette ou encore une brioche Pasquier enrobée de sucre (improprement appelée beignet) ;

 Parler allemand afin de se fondre aisément dans la masse ;

 S’extasier devant les tas de bibelots ridicules exposés dans les petits chalets et acheter le plus ridicule d’entre eux qui servira chez vous de ramasse poussière ;

 Renouveler l’opération autant que possible.

J.J.


Brèves d’amphi

Monsieur Poillot (traitement d’eau potable, 3A génie urbain) :
A prononcer en roulant les ’r’ avec un accent bourguignon très terroir.
« Pour se développer, les bactéries c’est comme les ITR : elles ont besoin d’alcool (du moins, d’après ce que j’ai lu dans le Grand Vicaire). »

« La dose journalière admissible est de 3,65 g par kilo de poids. » (on est sauvés, ça aurait pu être des kilos de volume…)

« Quand j’étais à l’école, il y avait 1/3 de bretons dans la promo. Il y avait même une amicale des étudiants bretons à Strasbourg. Dans les boums, ils se faisaient bien remarquer, il fallait bien noyer l’absence du pays. »

José Vazquez (modélisation de réseaux, 3A GU) :

« C’est de l’assainissement, donc c’est de la merde, donc pour illustrer on choisit une couleur merde. »

« Pourtant, je ne suis pas très mince… »

(à Daniel) « Il ne faut pas se mordre la queue ! » (c’était évidemment pas le genre de choses à dire à Daniel. En tous cas ça l’a bien fait rire lorsqu’il s’est rendu compte de l’ambiguïté de sa phrase.)

A propos de Daniel, alors qu’il était au foyer avec son frère jumeau, ils se sont mis d’accord sur l’adage suivant : « Mieux vaut une bonne branlette qu’une mauvaise pipe ! » merci les frangins !


JAZZ AND SWING

L’histoire du jazz (en 10 CD) :
le 3e épisode tant attendu

Après avoir été gardé au chaud par le Grand Vicaire pour le sortir au moment ou personne ne s’y attendait, voici donc la fin de l’histoire du jazz en 10 CD, selon mon prof de sax. Pour ceux qui n’ont pas suivi les 1ers épisodes, voici la liste : LOUIS AMSTRONG , Essentiel jazz vol 1, Tin Roof Blues, 1956 ; DUKE ELLINGTON, Sophisticated lady, Caravan, 1936 ; DJANGO REIHNARDT, The Gipsy Genious, Nuages, 1940 ; CHARLIE PARKER, Jazz at the Philarmonic, I got Rythm, 1946 ; MILES DAVIS AND GIL EVANS, Miles ahead, Miles Ahead, 1948 ; JOHN COLTRANE, Blue trane, Blue Train,1960 ; MILES DAVIS, Kind of blue, Blue in green, 1959 plus ceux ci. Entre guillemets, c’est la citation de mon prof, le reste est de moi. Si vous voulez des infos concernants les autres albums, n’hésitez pas à me demander, j’ai gardé les articles…

John Coltrane, Transition, Transition, 1965

"Au début des années 60, il trouve enfin la formule idéale pour s’exprimer : le quartet, composé du pianiste McCoy Tyner, du bassiste Jimmy Garrison et du batteur Elvin Jones. Poussant à bout ses limites et celles de son quartet, il fera exploser les systèmes modaux traditionnels et ceux en provenance d’autres cultures pour se trouver au pied de la New Thing le "free jazz". Il influencera énormément tous les saxophonistes de l’après Coltrane, qu’ils le veuillent ou non…"

La révolution du free jazz viendra d’Ornette Coleman (au saxophone, mais aussi au violon…) en 1959, quand il sortira son premier album. Le principe du free vient du fait que chaque musicien peut reprendre au vol les idées de l’autre lors de l’impro. Cela donne un style haché et très fort. Ce mouvement fut rejeté par de nombreux amateurs, de par ce style parfois presque dissonant… Un groupe très connu de free est Art Ensemble of Chicago, dont j’ai un album vraiment bien à la maison. Transition est un très bon album de Coltrane, mais pour l’album marquant le début de la période free, j’aurai mis celui de Ornette Coleman.

Weather Report, Heavy Weather, Birdland, 1976

"Avec Weather Report (créé en 1970), mous abordons l’ère des groupes. Plusieurs personnalités du jazz composent ce groupe (Wayne Shorter, Peter Erskine, Joe Zawinul, et Jaco Pastorius en 1976) mais ne font qu’un pour un seul projet musical. J’ai choisi cet album dans ma sélection car j’ai approché le jazz grâce à ce type de formation. On peut dire que ce groupe prolonge les expériences musicales du jazz rock et de la fusion de Miles Davis sans le copier, en affirmant une personnalité forte en combinant libres improvisations et technologie de pointe (synthétiseurs, basse électrique moderne, etc…)."

Ce groupe est en fait très représentatif du mouvement de fusion (notamment avec la tendance jazz rock) : les musiciens se laissent très fortement influencer par les musiques du monde (bien évidemment le rock, mais aussi la bossa nova avec Stan Getz…). Miles Davis fut de nouveau un grand novateur dans ce mouvement. C’est vrai que l’utilisation des instruments électriques donne à la musique une intonation complètement différente, mais le jazz reste encore reconnaissable dans les rythmes et les solos,… Malgré le fait que pour moi ; jazz rime quand même avec acoustique…

Steps Ahead, Magnetic, Magnetic Love, 1986

"Cet album démontrera la difficulté pour un musicien de jazz à définir clairement la ou les limite(s) qu’il y a entre ce dernier (le jazz) et les musiques de variété sachant que l’une a influencé l’autre et que l’autre a permis aux premiers de survivre… J’aime cette musique (celle de Steps Ahead) car elle m’a fait apprécier le jazz dans son immense complexité (les rythmes, l’harmonie, les différentes instrumentations, le travail sur le son et les effets sonores, etc…) et également sa grande diversité de style…"

Le jazz aujourd’hui : un sujet très vaste que je connais encore moins, de part l’éclatement en différents styles, chacun ayant sa source d’influence… La fusion actuellement s’inspire du jazz acoustique, et il y a une consolidation de la musique des années 70. Cet album, je l’ai juste écouté quand mon prof l’a présenté, donc je ne m’aventurerai pas trop : il me semble qu’effectivement il est très varié, avec de très bons passages… Pour beaucoup, le jazz n’est plus ce qu’il était, mais disons que la musique improvisée permet à chacun de faire entendre une voie personnelle au travers de différentes cultures. Bon pour finir en prêchant pour ma paroisse, je recommande actuellement le saxophoniste Steve Coleman, qui joue une musique aux accents funk et afro-cubains et qui se revendique totalement comme jazzman, alors que ce n’est pas si évident que ça…

Voilà, les bonnes choses ont toujours une fin… J’espère que je vous ai intéressé, ou qu’au moins je voua ai donné un aperçu de ce que l’on pouvait écouter comme style de jazz. Personnellement j’aime beaucoup la période hard-bop, et les saxophonistes en général, mais c’est une autre histoire… Le jazz, lui, contrairement à mon article, continue à évoluer et est réinventé à chaque solo… N’hésitez pas à venir m’en parler, à réagir… Bonne écoute : écoutez au moins du Miles Davis : non seulement c’est un très bon trompettiste, mais en plus il a su faire évoluer le jazz pendant presque un demi-siècle…

Paul

PS : pour ceux qui ne le sauraient pas encore, vous pouvez écouter du jazz tous les soirs sur Jazz à FIP sur 92.3 de 19h30 à 21h00.
PPS : à noter le passage du batteur Daniel Humair le jeudi 7 décembre à 20h30 au Pôle Sud. Pour plus de renseignement, venir me voir…


AMOUR, SEXE ET MEURTRE

PAR Crabi, Guillaume et Ra

Avertissement : cette histoire n’est évidemment que le fruit de l’imagination malsaine de ses auteurs. Le nom de tous les personnages est surtout là pour les stimuler dans leur délire.

Assise dans la pénombre, les yeux révulsés, un papier journal à la main, Anne n’ose plus bouger au milieu de sa chambre. Au loin retentit de nouveau un fredonnement. Avec un rictus plein de cruauté et de férocité, Anne se lève et se prépare à bondir sur l’ennemi qui l’a déjà piquée à vif. Le bruit se fait plus intense, le goût de meurtre se diffuse lentement dans tout son corps. Tout à coup, l’ennemi passe à sa portée. Anne lance l’attaque et, tout en allongeant le papier journal, arrive à toucher son adversaire, à l’envoyer au tapis. C’est alors qu’elle se décide à allumer la lumière…

Perdu et gisant dans une goutte de sang, le moustique n’ose plus bouger. Il a l’abdomen éclaté. Anne se penche doucement sur lui et, d’un geste délicat, l’écrase entre ses doigts. Le geste qui suit n’est qu’un acte cérémoniel. Anne s’applique religieusement le sang encore fumant de sa proie sur les pommettes. A peine a-t-elle repris son souffle que la sonnette de son studio retenti et qu’entre, comme dans une divine apparition, celui pour qui son cœur bat : son beau et tendre Nicolas.
Il pourrait être au mieux de sa forme cependant il a encore trop bu. Son regard bovin cherche un endroit où échouer comme toute épave à la dérive. Heureusement, Anne dans son immense douceur le déshabille lentement pour lui donner un bain comme elle le ferait avec un fidèle animal domestique. Bien sûr Nicolas, soumis, se laisse caresser par le gant de crin qu’elle lui applique langoureusement. Chaque cellule se réveille au plaisir et déjà, Nicolas retrouve sa fougue d’autrefois. Il bondit alors hors de l’eau, se trémousse à travers la pièce dans une danse mi-ridicule mi- puérile qui se veut pourtant sensuelle. Anne n’est pas dupe et sent furieusement sa membrane qui s’agite. Saura-t-elle résister à ses sens ou va-t-elle butiner le corps de Crabichon ? Celui-ci en transe se précipite en bramant vers la chambre, il va vaincre !

Horreur ! elle se rappelle brusquement qu’épuisé, Guillaume, gît abandonné sur le lit ! Ce même Guillaume qui, elle s’en souvient maintenant malgré son périple nicolasien, a le plus bel organe qu’elle connaisse (ce n’est évidemment pas de voix dont on parle ). Anne n’est pas de ces esprits qui placent la poésie au-dessus de toute autre chose. La seule vision imaginaire de l’objet la fait frémir jusqu’au plus profond de son corps … Evidemment, ce n’est rien face à la sensation qu’elle subit –car elle subit malgré son tempérament fougueux- lors du toucher. Sa tête, dans un mouvement incontrôlé, presque fou, rougi maladivement, enfle et fini par exploser. Le désir de Anne a fini par prendre les dimensions de l’univers. Pendant ce temps-là, Nicolas se trouve seul dans la chambre, son membre excité, une main très agitée …

8h40, le samedi matin
La rue est paisible, quelques rats se lancent à l’assaut des poubelles encore fumantes. Au dehors, loin des ruelles bruyantes et illuminées du centre ville, il n’y a pas âme qui vive et à l’intérieur, il n’y a plus de Anne qui vive.

Dressé dans son long manteau beige, l’inspecteur Schmitt fume sa dernière cigarette. Il a encore dévoré un paquet depuis le début de la matinée et ce soir, en rentrant, il entendra encore sa femme lui rappeler qu’il ne gagne pas assez d’argent pour qu’il parte en fumée.

Ce matin, rien n’a été fait pour qu’il soit de bonne humeur. Dès son arrivée au commissariat, on l’a envoyé sur cette sombre affaire. En entrant dans la chambre de la jeune fille, ils ont retrouvé son corps étendu sur le sol, des lambeaux de chair remplaçant désormais sa tête. De plus, une épaisse couche de sang recouvrait la tapisserie de la chambre qui était à l’origine faite de nounours brun sur fond rose. On avait même retrouvé le verre où elle posait son dentier éclaboussé par une rivière pourpre. « le plaisir a dû lui monter à la tête » en avait conclu son équipier, l’agent Dabot, pour expliquer l’énorme quantité de sang dans la pièce. Lui, éternel romantique, préférait y voir la preuve de la grande intelligence de la victime. Mais cela paraissait peu probable. Devant la sonnerie de la porte, l’agent Dabot semble hésiter puis enfin presse le bouton. Le voisin de la victime se prénomme Crabos. Quel drôle de nom, pense l’inspecteur mais bon tous les fous ne sont pas à l’asile.
Bien au contraire ! La plupart d’entre eux se retrouvent dans un bar malfamé tenu par l’intrigante Map et l’épave Boon. Comme les immondices se retrouvent habituellement en ce lieu, l’inspecteur Schmitt malgré son intelligence très limitée oriente ses recherches vers le bar. Alors qu’il y pénètre suivi de l’agent Dabot, fidèle chien, un dernier client vomit son vin dans une gerbe immense. Les patrons sont accoutumés aux frasques de Lucien qui est d’ailleurs trop abîmé pour être un suspect valable. L’inspecteur choisit d’interroger le tenancier Boon tandis que sa campagne se fait taquiner par son adjoint, ce qui ne représente pas une grande menace pour elle. Evidemment Boon n’a rien vu de curieux pendant la soirée où la traite des slaves s’est effectuée sans accroc dans son établissement. A peine regrette-t-on une bulgare que l’on a du liquider car elle contractait toujours ses sphincters. Map est naturellement plus loquace car elle suit ses instincts et sait qu’avec l’habileté de l’agent, l’orgasme n’est pas loin. Aussi explique-t-elle que la victime était une jeune fille de grande morale que tout le monde aimait. Cependant depuis quelques semaines, elle semblait apeurée par un individu louche.

A suivre …


***** LA DEFINITION DU MOIS 2 , LE RETOUR DU FILS DE LA REVANCHE***** ***** MOT A DEFINIR : GIRONDIN*****

Girondin : adjectif masculin… Significations possibles :

-  Animal réussissant à survivre dans les eaux jaune fluo de la Gironde. Sens peu utilisable (et utilisé par conséquent).

-  Habitant humain du département de la Gironde(33), qui se pinte la gueule au bon vin (NDLR : je fais ca moi ?), et à des relations spéciales avec les gens de sa région : il prend les Landais pour des alcoolos, les Basques pour des gros tarés, quant à la Dordogne ,au Béarn et au Lot-et-Garonne il ne sait pas où c’est… Pris pour un con par les peuplades aborigènes prédemment citées.

-  A l’ENGEES, traître et espion sudiste infiltré particulièrement retors, il connaît la Flammküche à cause d’un resto alsacien expatrié à Bordeaux. Il est tout de même facilement détectable car il ne supporte pas les températures inférieures à 0°C et il croit que le double-transgenic Burger vient de la cantine du lycée Michel Montaigne (alors qu’il vient de McDo).

Giacomo


La vie privée des loutres

Dans le parc de Yellowstone

Comme il fut explicitement demandé dans le précédent GV, je m’attelle à la noble tâche d’étancher votre soif de connaissances à propos de l’intimité de nos chers compagnons.

La loutre est une boule de poils qui, à l’instar de son cousin le castor, a du poils jusque derrière les oreilles et une queue dont les dimensions forcent le respect. Sa vie de rêve consiste à dormir, jouer, manger, jouer en mangeant ou encore, se baigner en jouant. Les pêcheurs reconnaîtront que si la loutre mange moins de poissons que le méchant cormoran, c’est surtout parce qu’elle vole très mal.
Sa vie sexuelle (car je sens que ça vous intéresse) est impressionnante car sa souplesse et son habitat lui offrent des possibilités peu communes et très enviables.

Quant au parc de Yellowstone, il tire son nom des nombreuses pierres que l’on y trouve et qui sont … grises.

 (By Zitoune - NDR)


Mots Croisés - La grille est dans le fichier .zip en pièce jointe. Bonne chance !! (NDR)

Voici un petit mots croisés spécial Promo Jura qui sera l’occasion pour les 3A de se souvenir de quelques bons moments et pour les 1A une occasion de tous les découvrir avant qu’ils ne partent. (Pour les 2A, y’a projet...)

Règles du jeu :

• Interdit de dire qu’il y a trop de cases noires
• Les définitions en gras se rapportent à la promo Jura (prénom, surnom, autres..)
• Seuls les noms dont la longueur est supérieure ou égale à deux lettres possèdent une définition, et quand ils ne veulent rien dire, leur présence est tout de même mentionnée par le symbole , pour vous éviter de tout mélanger, même si ça vous aurait fait passer du temps en cours.
• Une bière sera offerte au premier 1A qui arrive à remplir toute la grille

Merci à Marco et Fred’Prez pour certaines définitions (comme ça les réclamations seront partagées), et merci à Julie et Patrice pour l’avoir testé.

Cécile 3A

Horizontal :

1 (5 mots) : thésard en fin de mandat - demi toto - une queue de cheval qui dépasse du casque - attire les métaux - l’une des trois génies urbaines.
2  : (4 mots) : Jeanne et Serge au féminin - oiseau local - le plus scout des scouts - lieu pour se protéger.
3 (7 mots) : en décrochant - marco en cuisine de très bonnes pour son anniversaire - fédération pour ballon rond - déodorant - négation - flic nazi - noix moins une lettre.
4 (5mots) : instit sénégalais - note - la plus belle promo - madame Iso 14 000 - supporter.
5 (9 mots) : ampli op -  - humoriste imitateur - lever du jour -  - histoire et - chauffeur en Tunisie -  - .
6 (7 mots) : au bout des doigts - fonction mathématique - nindj’ version femme - B.A - démonstratif - sirène des déchets - à une seule utilisation.
7 (7 mots) : toujours présente quand la promo se ballade -  - végétarian girl - terminaison d’infinitif - éternel barman - dedans - redevance d’enlèvement d’ordures ménagères.
8 (6mots) : l’un des plus beaux accents de la promo - 12 mois -  - tchatche - courageuse MI - note
9 (8mots) : retenue naturelle - « euh, s’il vous plaît, j’ai encore une question... » - musique arabe - début de l’alphabet - gymnosperme - école à ministre de strasbourg + e - barberousse - au milieu du désert.

10 (6 mots) : prénom allemand -  - oui germanophone - gardien lorrain - groupe d’écoles d’ingénieur - les papas (et bientôt maman) de nos promos.
11 (4 mots) : elle est au nord - racine d’eau -  - pronom personnel
12 (4 mots) : unitaire ou séparatif - anagramme de murnl - à crédit - Shadock fumeur éditorialiste gourou de la promo
13 (5 mots) : au bords de l’Ill - de Brest à Vladivostok - saxo brésilien -  - sœur de Bart.
14 (6 mots) : beau - rassembler - hydrologue hyper sportive - faire peur - possessif – mythique inspecteur des études.
15 (6 mots) : désir - millilitre - improvisateur en chef - gastéropode - échange - prénom de Turman
16 (6 mots) : manteau blanc - article espagnol - ôte - monochrome - fan de F1 - voyages pour étudiants.
17 (5 mots) : mesurée en joule - strasbourg en est la capitale - caillou - les chevilles de pipou en ont connu beaucoup - article indéfini.
18 (6 mots) : @ - géologiquement usées - « salut les babalous ! » - petite voix discrète du club nature - pronom réfléchi - rockeuse endiablée.
19 (7 mots) : possessif - homme politique et orateur latin - Sylvie en a fait 300 dans le Jura - voter – petit dej’ du cycliste.
20 (7 mots) : à la mode - terminaison d’infinitif - astuces -  - à poil - à la mode - Pollutec
21 (6 mots) : unité de la turbidité - Gore - réceptionné - choisi - « vous n’auriez pas une feuille et un stylo pour que je prenne mon cours ? » - sosie de Björk
22 (4 mots) : négation - partiede la jambe moins une lettre – en montagne, la nord est la plus difficile - 
23 (5 mots) : petite fleur qu’on nous a dérobé -  - coordination - négation - amie des araignées et des soirées
24 (6 mots) : en général puni - lettre très connue - belle artère - changer d’exosquelette -  - celle qui vous fait aimer l’alsace
25 (6 mots) : dégouline le long de la pente - note - ampli op - triple champion des inter agros - pirate de mail - les lundi à l’ensais en 3A.
26 (5 mots) : est anglais - répulser en changeant une lettre - présente dans deux promos - demande biologique en oxygène - rue des trois......
27 (5 mots) : Tételle razmoket - Strickler, Froude and Co - lieu mythique du Doubs - Jeanne et serge au masculin - note

Vertical :

1 (4 mots) : lieu de tourisme de masse - english rugby bomba - dernier des enfants - ATCHOUM ! ! ! ! !
2 (5 mots) : papier de cuisine - entre europe et asie - les planches - femme de mon oncle - CTS
3 (4 mots) : russophile master -  - chtitte chti - plante parasite du jour de l’an
4 (4 mots) : médecin spécialiste mal orthographié - drapeau anglais - évêque et martyr d’Antioche - lac écossais
5 (5 mots) : 1° du singulier - à la mode - espace économique européen - département n°1 - à ne pas confondre avec estar
6 (5 mots) : 1 - ville du Liban - trainer en marchant - cacher un coupable ou une preuve - on y pose sa balle de golf
7 (4 mots) : canne pour sport - forme de graisse animale - quitter son pays – un de nos piliers de bar
8 (5 mots) : équipe - satellite - sans personne -  - donne son goût à l’aïoli
9 (5 mots) : pronom réfléchi - handballeur le jour, déchaîné la nuit - soleil - lustre son blason - 
10 (5 mots) : démonstratif -  - cantona par exemple – elle a perdu son noyau - 3° du singulier
11 (4 mots) : sur le piemont - terminaison d’infinitif - tartifflette woman - appris
12 (5 mots) : fait des cartes - ciao - différent de avant - plante grasse connue sans le e - adore les chiens et le badminton (sans parler des gâteaux)
13 (4 mots) : arche - notre Robert(e) Doisneau - ni connu - utilisé pour ne pas dévoiler son identité
14 (6 mots) : conseil général - réalisateur du célèbre cherching the source - elle peut être bien faite ou raide ou bien pleine – mimi l’espagnole- prénom asiatique - doyen de la promo
15 (5 mots) : sous la terre - entreprise à responsabilité limitée - centre d’études nucléaires - dieu égyptien fils de isis et osiris - ensemble
16 (6 mots) : partie d’une église - en admiration - pièce qui assure la transmission - dans le biberon - mer allemande - 
17 (5 mots) : clochette ou carabosse - pronom défini – la plus sérieuse (et une des plus élégante de la promo- gentil barman - 
18 (4 mots) : stylo pas cher - souci – anagramme de vous - bête noir de la 2° année
19 4 mots) : il y en a deux dans la promo Jura - journée moins une lettre - sultanat à pétrole - qualificatif du niveau de la promo Jura à chaque réunion pédagogique
20 (4 mots) : Monsieur malchance de la promo - closes -  - bouleversé
21 (4 mots) : Substantifique moelle de son cours en 2A : « si ça ne va pas au lit, ça ne peut pas aller au boulot » - négation - nettoyer les canalisations - 12 mois
22 (4 mois) : Au - champignon - personnage central des apéros - QG du grand vicaire (entre autres)
23 (4 mots) : dedans - aux balcons alsaciens - Pierre 2A mal orthographié - à Nîmes, Arles, Avignon, Orange elles sont magnifiques
24 (5 mots) : refuge politique - Radium - Ping - mâle 100% breton - négation
25 (6 mots) :  - ballon préféré de Olive et Reno -  - english manouche - union européenne - érythropoïétine
26 (6 mots) : prof d’hydraulique - corse - ambassadeur de Plan de Cuques -  -  - 
27 (7 mots) : activités physiques et sportives - Maria - rassembler - à nouveau - prénom asiatique -  - début de l’alphabet
28 (5 mots) : ammoniaque - jus 100% décharge - membre de jazz band dessinées - joli nom pour une décharge - 
29 (3 mots) : verbe tenir mal conjugué - échouer - article défini -
30 (5 mots) : 3° du singulier - belle pièce d’agneau - footballeur des montagnes enneigées de Marseille - aime bien les lorientaises (surtout en vinyl) - 
31 (5 mots) : profit - se mettre en colère - assez -  - état des USA
32 (5 mots) : début de l’alphabet - partie entière - terre trois fois sainte - elle est souvent inverse pour le traitement d’eau - 3° du singulier
33 (5 mots) : prof d’ingénierie et travaux en phonétique - jour de la semaine - angle entre un méridien et un cercle vertical (prononcé à la manière du sud) - Gore - Ingénieur engees civil
34 (6 mots) : prénom asiatique - être anglais - pronom réfléchi - en appelant le 15 - mélanger - dieu des vents
35 (5 mots) : gros chanteur d’oasis - demi titi - perroquet - ami flic de julien (avec un d ou un t ?) - fleuve italien
36 (5 mots) : La plus grande de la promo – s’est perdue dans le froid de Hanovre - 2° du singulier - 1 - mode de vie d’hervé


A ma meuh.

Contre vents et marées
Tu auras tout tenté
Pour sauver ces moments
Pendant au moins cent ans.

Mais mon ignominie
Nous aura droit conduit
A la pire infamie
C’est à dire une vie
Où domine l’ennui.

Non à la connerie !
Non à l’indécision
Que vive la passion
Plutôt que ce vide
Rendant si morbides
Ces très jolies pensées
Que je te destinais.

Un connu

Voici ma modeste contribution aux pages poésie de votre tabloïd (c’est une blague M. grand vicaire, pas frapper)


Un Rendez-Vous Manqué

CHAPITRE TROIS : GRÛN

Grûn se réinstalla tranquillement sur son cheval et jeta un coup d’œil circulaire sur la caravane. Une dizaine de chariots avançaient péniblement dans la neige. Tous les muletiers étaient en train d’exercer leurs activités habituelles, c’est à dire injurier tout ce qui ne va pas. Et pour un muletier, il y a pas mal de choses qui sont susceptibles d’être classées parmi « ce qui ne va pas », à commencer par les mules.

A propos de mules, Grûn chercha du regard les cinq autres mercenaires qui avaient été également recrutés pour protéger le convoi, mais Grûn n’était pas sûr que tous étaient au courant de ce contenait le chariot central. D’une manière générale, il n’aimait pas trop travailler en équipe, parce que cela faisait trop de personnes par monstre à tuer, mais quand on le payait pour une tâche, il s’y assignait sans protester.
Tout avait commencé deux semaines auparavant, Grûn était assis tranquillement dans l’auberge du « Barbare assoiffé » et faisait honneur à son enseigne. La preuve en était les innombrables chopes vides posées devant lui.

Il attendait et avait décidé d’étancher sa soif en attendant. Il se sentait toujours l’esprit plus clair quand sa tête était vide. Enfin, plus vide que d’habitude.

Grûn avait pour philosophie d’amasser de l’argent dans des expéditions dangereuses (car il aimait le combat) et de le dépenser stupidement (car il aimait boire). Et quelle était la meilleure façon de se faire embaucher si ce n’était dans une auberge ? D’autant plus que l’écrivain avait entamé une histoire depuis deux épisodes déjà, et qu’on avait toujours besoin d’un barbare dans les récits d’héroic-fantasy.

Donc, Grûn attendait que le destin (1) le mette sur le chemin de l’aventure pour protéger la veuve et l’orphelin, ou tout simplement pour massacrer avec des profits à la clé. C’est alors que, dans la légère brume qui obscurcissait son champ de vision, il vit un homme assez corpulent, c’est à dire ayant les moyens de l’être, s’approcher de lui et, suivant la formule classique dans ses situations, lui demander :
« Souhaitez-vous gagner beaucoup d’argent ? »

Tout dans son allure semblait indiquer la richesse. Il était vêtu de vêtements pratiques et confortables qui ne juraient pas avec le reste de la faune locale, mais en les observant bien, on se rendait compte que la qualité des dits vêtements dépassaient de loin la valeur de l’auberge elle-même. En plus de bottes peu salies par la boue (il devait sans doute voyager en cheval), d’un pantalon vert pâle et de sa redingote marron, il portait un léger chapeau de feutre, qui laissait entrevoir des touffes de cheveux noirs de part et d’autres de ses oreilles fines. Son visage était rond, à tel point que les yeux gris semblaient enfoncés dans la peau. La seule chose qui ressortait vraiment de ce visage était le nez. Un nez volumineux qui accrochait le regard comme un moine dans une rave-party.

Grûn le considéra un léger temps et répondit :
« Je suis un barbare à vendre et j’accepte toutes les missions, du moment qu’elles sont dangereuses ET bien payées.
- Je n’en attendais pas moins de vous, rétorqua le marchand (car c’en était un) »
Il s’assit près de Grûn et commença à expliquer de quoi il s’agissait.
Il faisait le commerce entre Bertessec et Parfisel (2) et perdait un temps fou à contourner les montagnes de Burle comme je l’ai expliqué dans la note.

1- C’est à dire moi.
2- Je suppose qu’une description complète de ces deux villes vous laisse indifférents. (Vous avez tort, Bertessec est réputée pour sa nourriture fine et agréable), je vous préciserai cependant que pour aller de Bertessec à Parfisel, il faut franchir les montagnes de Burle (En jargon nain, cela signifie les-montagnes-impossibles-à-franchir-sans-perdre-la-moitié-de-sa-cargaison-ce-qui-n-est-pas-du-tout-rentable-vous-feriez-mieux-de-les-contourner-par-la-mer).

Or, il avait eu connaissance d’un parchemin ancien relatant l’existence d’un col en dehors de toutes cartes permettant de rejoindre la forêt de Sptla (3) . Le problème était que la région était infestée de peaux-vertes (4) , mais surtout que la caravane à escorter transportait un sceptre d’une richesse inégalée, et qu’il ne fallait surtout pas le laisser voler.
Grûn ne prit pas la peine de réfléchir (d’ailleurs, il ne le pouvait pas) et accepta lorsqu’il sut que l’argent récolté serait proportionnel au risque encouru.

Et maintenant, la caravane s’approchait du sommet. Une fois celui-ci dépassé, les risques seraient plus faibles. Mais il ne fallait pas laisser perdre de sa vigilance. L’expérience lui avait montré (5) que le danger ne survenait qu’à ces petits moments où on se croit sorti d’affaires.
Il grogna (6) donc et sortit son épée du fourreau. Il étudia le terrain aux alentours et vit une petite excroissance rocheuse sur la gauche.

Considérant qu’il s’agissait d’un bon endroit pour une embuscade, il fonça en poussant son cri de guerre, à la grande surprise des autres mercenaires et des muletiers, qui le regardèrent avec des yeux ronds.
Le spectacle d’un barbare vêtu d’une simple culotte de fourrure (7) chargeant seul dans la neige vers quelque danger inexistant est assez impressionnant.

Cependant, les autres membres de la caravane ne prirent pas trop le temps de le contempler car des gobelins surgirent brusquement d’un trou caché dans le sol et recouvert de neige pour attaquer le convoi, et ce du côté complètement opposé à celui d’où était parti Grûn.
Celui-ci entendit des cris derrière lui et se retourna prestement. Il fut un instant déçu que son plan ait lamentablement échoué, mais sa déception fut quand même un petit peu atténuée par le fait qu’il allait pouvoir combattre.

Il poussa donc à nouveau son cri de guerre et se précipita dans la mêlée.

A suivre…

J.-P. Gridenant

3- C’est justement la forêt dans laquelle vit Naâk et Schnflll. Quelle coïncidence !
4- Pour les non-habitués des univers médiévaux fantastiques, je préciserai que les peaux-vertes sont constituées d’orques, de gobelins, de trolls et autres morveux. Ils sont très belliqueux, leur devise étant : « Frappe jusqu’à ce que ça ne bouge plus, et si ça ne bouge pas, frappe quand même pour être sûr. »
5- L’expérience avait dû pour cela écrire gros et faire beaucoup de schémas avant que Grûn ne comprenne.
6- Il n’y a aucune raison particulière à ce qu’il grogne mais bon, on peut lui accorder ce plaisir.
7- La culotte de fourrure est l’habit traditionnel des barbares. Le lecteur curieux se demande alors comment il peut tenir torse nu sous la neige sans avoir froid. En fait, il a froid, mais n’a jamais pensé que rajouter des vêtements supplémentaires pouvaient changer quoi que ce soit à cet état de fait.


Rock Over The Engees

Pour tous ceux qui ont toujours rêvé d’apprendre à danser le Rock’n’Roll, de bouger ses jambes dans un twist endiablé sur la piste de danse, de se pavaner en costume en paillettes (non fourni), il existe un tel club à l’ENGEES.

Je sais, il s’est fait discret jusqu’à présent, mais, tel Elvis Presley, le club Rock est encore vivant ! Dès la rentrée, et tous les vendredis midi, des cours seront dispensés gracieusement (enfin, on donne ce qu’on veut...). Lieu du cours, la salle Azinières ou la Marseillaise, selon disponibilités.
N’ayez aucune crainte de niveau, on va repartir du début, (ré)apprendre le pas de base, et vous pourrez bientôt réclamer à corps et à cris des Rock dans les soirées de l’ENGEES pour montrer votre savoir-faire.

Quant à ceux qui sont inscrits en danse de couple à la fac, venez également. Cela vous semblera rébarbatif au début, mais le niveau viendra rapidement rejoindre celui étudié en cours. (Forcément, avec quatre danses en moins, on apprend plus vite).
Donc, n’hésitez pas, n’hésitez plus, et venez brûler le plancher.

NGR


Salles obscures

Le tableau noir

L’histoire en 10 mots : Le destin de deux instituteurs en Iran en manque d’élèves.

Le constat ici est très dur et pessimiste sur le sort réservé à l’éducation en temps de crise. Lorsque les premières conditions de vie manquent (à savoir manger, dormir… et même uriner), c’est l’instruction qui trinque la première.

Pour preuve le sort tragique des tableaux noirs. Ils servent plus en tant que civière, attelle, mur ou protection que comme instrument d’apprentissage.

Mais le constat est également pessimiste pour les instituteurs. Ceux-ci sont complètement en dehors de la réalité et sont réduits à suivre les autres en tentant d’imposer leurs cours. Ils sont dans leur monde, qui n’est hélas pas le vrai.

De deux choses l’une, soit ils abandonnent leurs idéaux (cf. le « divorce » de l’instituteur avec son tableau), soit ils sont voués à l’échec (l’instituteur meurt alors que son élève parvient à écrire son nom).

Visuellement, c’est un film très simple, dans un décor quasi-aride, fait avec peu de moyens, ce qui renforce la simplicité de l’histoire.

Un film qui donne à réfléchir, mais qui pêche par certaines longueurs de discussions stériles.

Merci pour le chocolat

L’histoire en 15 mots : Mika Müller, directrice d’une usine de chocolat, se remarie avec André Polanski, pianiste virtuose.
C’est un merveilleux chef-d’œuvre auquel on assiste. Chaque plan, chaque dialogue, chaque action est maîtrisée et pensée, et cela ne se voit pas.

Chabrol parvient à instiller le doute et à monter un suspense à partir de rien, ce qui est un bel exploit. Pour ce faire, il utilise notamment la caméra comme outil de dialogue, en zoomant / dézoomant et en l’inclinant légèrement dans les moments-clefs.

Le film tourne autour d’une situation d’échange à la maternité auquel personne ne croit mais dont tout le monde se préoccupe, et qui cache un autre malaise, réel celui-là.

Le personnage le plus étonnant et le mieux interprété est Mika, qui sous des dehors de femme d’affaire cache une personnalité asentimentale, mais qui a soif d’amour, et qui tisse (comme elle crochète dans ses moments perdus) un univers qu’elle maîtrise et qu’elle calcule, à la manière d’une araignée (une veuve noire, par exemple).

Mais cette personnalité est si peu expliquée qu’il est très difficile de l’appréhender. Mika elle-même est un mystère, et on ne peut que se borner aux hypothèses.

Il en ressort un film qui utilise chaque outil du cinéma à bon escient. Avec en prime de superbes pianos à queue.

Tigre et dragon

L’histoire en 30 mots : Li Mu Bai désire se retirer de la vie d’aventurier et charge Yu Shu Lien de remettre son épée au seigneur Ti. Mais l’épée ne tarde pas à être volée.

Ce film présente aux spectateurs occidentaux le film d’épée, genre très répandu en Asie. Si l’on fait abstraction de l’impossibilité qu’on les gens de voler et de marcher sur l’eau, on assiste à un magnifique spectacle de combat et à une histoire, pas très originale, mais qui ne se met pas en avant. Le film parvient à trouver un juste compromis entre de l’action et des sentiments.

Un très bon divertissement, de très beaux combats et une musique traditionnelle servie avec le talent de Yo-Yo Ma.

Virgin Suicides

L’histoire en 14 mots : L’ascension et la polémique autour de quatre sœurs après le suicide de leur cadette.

Magnifique premier film, il brille par une mise en scène intelligente et raffinée. Les plans subtils se multiplient sans se mettre en avant. L’éclairage et les décors ne sont pas moins réussis. En bref, Sofia Coppola nous tisse un film où rien ou presque n’est laissé au hasard. Sans compter les passages relevant de la chorégraphie, comme la première apparition de Trip Fontaine.

L’histoire en elle-même traite du malaise adolescent, lorsque celui-ci se sent « mal dans sa peau ». Face à cette situation qui le gêne, il recherche dans différentes voies des solutions sans tenir compte de l’aide que pourraient lui apporter les personnes extérieures. C’est un problème totalement personnel et qui ne voit de solutions que dans l’apparition d’un nouveau « moi » ou dans une suppression brutale de l’élément perturbateur par le suicide.

Ici, ce problème est exacerbé par des parents très sévères et ne sachant pas communiquer avec leurs enfants, la mère en tentant d’imposer ce qui est pour elle leur salut, le père complètement débordé et faible au milieu de six éléments féminins. Le suicide de la sœur induit en plus une énorme publicité, ce qui ne peut qu’exagérer la situation.

Le film a l’intelligence de ne pas cherche à expliquer le problème du suicide, mais simplement à nous le montrer, ce qui donne à chacun la libre interprétation de cette situation.

Musicalement, on oscille entre des morceaux de variétés qui représentent l’atmosphère de l’époque, et surtout la « vie normale », (c’est à dire celle dont l’accès est interdit aux quatre sœurs), et des morceaux accompagnant le drame qui se joue petit à petit.


Vachement fou

J’avais pris l’habitude de prendre nos camarades capitalistes d’outre Atlantique pour donner l’exemple typique de paranoïaques schizophrènes hystériques. Heureusement, il n’est désormais plus nécessaire de chercher si loin. Mes con-patriotes prennent le relais.

Sous prétexte que les vaches dansent la Mazurka après avoir ingurgité de la délicieuse poudre de cadavre ou même de nos tendres boues de station d’épuration préparées avec amour, sous ce prétexte donc, les Français boudent la barbaque. Outre le fait que le prion ne se trouve pas dans la fesse (partie la plus intéressante de bien des mammifères) on notera que les quatre cas possibles de transmission de l’ESB à l’homme ont suffi à comparer cette crise à celle du sang contaminé. Alors pourquoi ne pas comparer la vache folle au génocide nazi pendant qu’on y est ? On en profiterai pour écarteler en place publique les éleveurs. Après, on en fait des poudres dont on peut joyeusement nourrir toute la basse-cour, les cochons, les poissons, les nourrissons, …tout le monde quoi.

Cette panique nationale a pour point de départ une émission de M6 (zone interdite) qui, à elle toute seule, a su faire s’écrouler un secteur de l’économie. Le plus grave n’est pas l’émission, ni le scandale. Le plus grave, c’est la vitesse avec laquelle s’est propagée la peur. La France qui se vantait de ses 10 ans de retard sur les Etats Unis peut se réjouir : notre vache folle vaut bien une Monica délurée.

Du coup, je vais manger un steak et m’enfuir au Népal (où les vaches sont sacré-ment folles).

 (By Zitoune - NDR)


LA VINYLOTHEQUE

(Note : Cécile, si tu veux tu ne lis pas cet article).
Ce mois-ci, j’avais envie de sortir un peu des sentiers battus pour parler d’un disque qui est peu connu, bien qu’il soit à mon avis superbe. Il s’agit de :

THE BUTTERFLY BALL

Cet album est sorti en 1974, à l’initiative de Roger Glover, membre du groupe Deep Purple.

Le problème c’est que je disposais d’assez peu de renseignements sur le sujet et à part pour dire que c’est bien, il n’y aurait pas eu grand chose. Je suis donc parti sur le Web (comme quoi, on peut aimer les vinyles et être moderne), et voici ce que j’ai pu y trouver en résumé :

Roger Glover est le bassiste du groupe Deep Purple, mais il ne s’en contente pas et c’est également un éminent producteur sur la scène rock du début des années 70. Un beau jour, il décide de réunir tout plein d’amis avec qui il aime faire de la musique et il leur propose d’enregistrer un album ensemble. L’idée reste assez simple et on se base sur un poème destiné aux enfants. Ce poème s’appelle The Butterfly’s Ball, And The Grasshopper’s Feast. On ne peut pas dire qu’il soit tout jeune, puisqu’il a été écrit en 1806 par un certain William Roscoe (1753-1831). L’idée est sympathique : on fait la fête chez les sauterelles.

Tout le monde se souvient bien sûr de la célèbre chanson Love Is All (reprise il y a quelques années dans une pub pour un sirop…) et on a en tête la grenouille joviale qui se promène à travers champs avec sa guitare (qui ressemble étrangement à une basse) en chantant son message d’amour. Le reste de l’album est dans la même veine : des chansons pas trop violentes, des textes rigolos et une ambiance de fête. C’est l’album idéal pour se réveiller le matin de bonne humeur.

Voilà, voilà, à part ça il semblerait qu’en plus de l’album original et des innombrables rééditions, il y a eu un enregistrement live de l’affaire, mais qui reste introuvable (si quelqu’un sait où on peut le trouver, qu’il me contacte…)

Fiche technique :

Roger Glover & Guests
The Butterfly Ball And The Grasshoppers Feast
(Pour écouter un extrait, cliquer ici : )

Glover was given the job of writing a musical based on Alan Aldridge’s illustrations in The B. Ball book, with an animated film to follow. Only a pilot cartoon for Love Is All got made. With a weak story the LP has little direction, but some good writing and great performances from Coverdale & Dio (who sings superbly). Glenn Hughes also guests. Glover plays on just about every track.

A :
Dawn
Get Ready
Saffron Dormouse & Lizzy Bee
Harlequin Hare
Old Blind Mole
Magician Moth
No Solution
Behind The Smile
Fly Away
Aranea
Sitting In A Dream

B :
Waiting
Sir Maximus Mouse
Dreams Of Sir Bedivere
Together Again
Watch Out For The Bat
Little Chalk Blue
The Feast
Love Is All
Homeward

Recorded Kingsway Summer 1974.
GREAT BRITAIN : Purple TPSA 7514 : December 1974 DS.

Pour aller plus loin :

Sites internet :
• Sur le poème de William Roscoe : www.library.utoronto.ca/utel/rp/poems/roscoe1.html
• Sur l’album : www.purplepeople.co.uk/dpas/glover.html

C’est à peu près tout, l’album n’est pas très populaire !

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Tout le monde en parle, le nouvel album de U2 vient de sortir (All That You Can Leave Behind)

Après l’ultime compilation (3 doubles CD), la vidéo (5 cassettes), voici maintenant la bible : Anthology des Beatles vient de sortir en livre. Et pour ceux que ça intéresse, un énième compilation intitulée 1 (prononcer ‘ouanne’).

Au secours ! Voici les meilleures ventes de singles du moment : 1 G.BAQUET & D.SARGUE & P.D’AVILLA / les rois du monde (romeo & juliette) ; 2 ALIZEE / moi...lolita ; 3 DANIEL LEVI / l’envie d’aimer (les dix commandements).

Les membres du groupe Matmatah viennent d’entrer en studio pour leur deuxième album, sortie prévue au printemps prochain.

Pour tout savoir sur Ennio Morricone : http://www.multimania.com/bernitorink/ (ceci est une publicité gratuite non mandatée par le proriétaire du site).

Salut à la prochaine !

J.J.


Un petit dessin pour finir :

P.-S.

A bientôt pour le n°10 ^^
Stéphane

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